Cette mise à jour protège d'un bug dans NTP (Network Time Protocol), lequel s'assure que l'horloge de l'ordinateur est synchrone avec celle d'autres machines. Mais elle peut aussi être abusée par des pirates, comme l'a rapporté vendredi dernier encore le Department of Homeland Security américain, conjointement avec le Carnegie Mellon University Software Engineering Institute.

L'impact potentiel du bug, à savoir la prise de possession d'un ordinateur, constitue pour Apple une raison suffisante pour expédier une mise à jour sécuritaire sans d'abord attendre l'autorisation de l'utilisateur. La mise à jour sera donc automatiquement installée. Selon Apple, cela se passera sans problème et sans besoin de redémarrer l'ordinateur.

Les mises à jour automatiques sont depuis assez longtemps déjà possibles avec Windows ou d'autres logiciels. Apple avait également incorporé l'option 'push' il y a deux ans, mais elle ne l'a jusqu'à présent pas encore utilisée.

Cette façon d'actualiser est très efficiente. Un fabricant d'ordinateurs peut en effet ainsi atteindre de sa propre initiative des millions de machines et éviter l'abus de certaines failles à grande échelle. Mais ce type d'action n'est pas toujours apprécié par les utilisateurs qui préfèrent garder le contrôle total de leur ordinateur. Il est vrai que dans le passé, il y a déjà eu des mises à jour pour l'un ou l'autre logiciel, qui endommageaient le matériel ou rendaient un logiciel incompatible avec d'autres programmes.