Les trains à grande vitesse circulant entre Amsterdam, Bruxelles, Cologne et Paris disposaient depuis 2008 déjà du wifi, qui était gratuit pour certains usagers. Mais dans la pratique, la connexion ne fonctionnait que sporadiquement. L'offre est à présent rénovée et améliorée grâce à une collaboration entre Thalys et l'entreprise suédoise Icomera, qui combine la 3G et la 4G dans les différents pays traversés par le train.

40 mégaoctets

Dans la pratique, les voyageurs ne doivent cependant pas trop espérer. Ils auront en effet droit à un volume de quarante mégaoctets à 512 Kbps (0,5 Mbps). Ensuite, la vitesse retombera à 256 Kbps.

En guise de comparaison, avec la 4G, l'on dispose aujourd'hui facilement de 50 Mbps avec un smartphone, alors qu'avec la 3G, des vitesses de l'ordre de 4-5 Mbps ne sont pas rares dans la pratique. Le volume de 40 mégaoctets suffit certes pour rapatrier vos mails et surfer sur Facebook ou Snapchat. Mais si votre smartphone télécharge spontanément une mise à jour d'appli, le volume est déjà consommé.

Il nous faut cependant apporter ici la nuance, selon laquelle il s'avère particulièrement ardu de proposer dans un train à grande vitesse une vitesse de navigation comparable à la 3G ou à la 4G. Pour garantir la vitesse à tous les usagers, Thalys demande aussi que le streaming soit limité "à un minimum absolu'. Mais nous doutons très fort qu'une diffusion fluide soit possible à 512 Kbps. Si vous arrivez déjà à accéder à Netflix, 40 mégaoctets devraient suffire pour visionner la bande-annonce de House of Cards.

Roaming ou wifi

Heureusement, il existe depuis peu des alternatives abordables. Suite à la récente diminution des tarifs de roaming (itinérance), il est nettement plus intéressant d'utiliser en cours de voyage votre connexion 3G ou 4G personnelle. Aujourd'hui, vous paierez encore quelque 0,06 euro par mégaoctet, ce qui fait qu'un volume de 40 mégaoctets ne vous reviendra qu'à 2,4 euros en France, aux Pays-Bas ou en Allemagne.