Uber tente de réduire ses pertes en remerciant une partie de son personnel. L'entreprise occupe 27.000 employés à temps plein dans le monde et annonce que la présente phase de licenciements concerne quelque 8 pour cent de ses départements ingénierie et développement de produits. La très grande majorité des départs - 85 pour cent environ - se produirait aux Etats-Unis. Uber a entre-temps aussi gelé de nouvelles offres d'emploi.

Le fait qu'Uber tente de faire des économies, n'a rien d'étonnant. Depuis sa création, la firme n'a en effet jamais encore engrangé de bénéfice et essuie des pertes affolantes. Au deuxième trimestre de 2019, l'entreprise a ainsi annoncé une perte de 5 milliards de dollars. Ce montant intègre certes de nombreux rachats et autres frais uniques, mais il n'empêche qu'Uber n'a pas encore pu présenter le moindre trimestre dans le vert. A cela s'ajoute le fait que l'état de Californie, où se trouve le siège central d'Uber, a voté cette semaine une loi qui confère aux chauffeurs d'Uber (considérés jusqu'à présent comme des 'indépendants') le statut d'employé, ce qui fait que les coûts vont encore augmenter pour l'entreprise.

Uber s'est toujours concentrée sur la croissance et le développement et tire son argent d'investisseurs. Une entrée à la bourse en mai lui a encore permis d'engranger huit milliards de dollars supplémentaires.