Vendredi dernier a été marqué par le coup d'envoi de l'entrée d'Uber à la bourse de New York. Il s'agit là de la plus importante entrée à la bourse aux Etats-Unis depuis celle de Facebook en mai 2012, mais aussi de la plus solide au niveau mondial depuis celle de l'entreprise chinoise Alibaba en 2014. Le prix d'introduction de l'action était fixé à 45 dollars. Il fallut attendre des heures avant la constitution d'un cours. Initialement, l'entreprise espérait un gain, mais en fin de compte, l'action démarra en perte.

Uber émet pour 8,1 milliards de dollars de nouvelles actions. L'entrée à la bourse de l'appli de taxi, qui s'est entre-temps diversifiée avec la distribution de repas, la location de vélos, etc., fut un spectacle grandiose. C'est ainsi qu'au New York Stock Exchange, une bannière géante portant le logo de l'entreprise a été suspendue. C'est le CEO Dara Khosrowshahi qui fit sonner la cloche marquant l'ouverture de la bourse.

En fin de compte, la valeur d'Uber régressa de quasiment 8 pour cent durant la première journée. L'action fut introduite à 42 dollars (une valeur inférieure donc au prix de souscription de 45 dollars) et clôtura la première journée à 41,57 dollars. Lors de son entrée à la bourse, Uber récolta néanmoins 8,1 milliards de dollars (7,2 milliards d'euros). Son CEO Dara Khosrowshahi insista sur le fait qu'il s'agit finalement de voir comment le cours boursier évoluera à plus long terme.

En mars, c'est le rival d'Uber, Lyft, qui était entré à la bourse, mais ce fut une déception. Son action en est encore et toujours à une valeur d'un tiers inférieure au prix de souscription. Pour sa part, Uber peut certes se prévaloir d'une forte croissance de ses activités, mais il n'empêche qu'elle est toujours en perte. Selon le Wall Street Journal, l'entreprise était de 3,7 milliards de dollars dans le rouge au cours des douze mois se terminant fin mars. De plus, elle est aux prises avec pas mal de litiges l'opposant aux chauffeurs et aux autorités en charge de la réglementation.