Durant les trois derniers mois de l'année, Uber a enregistré une perte de 891 millions de dollars. C'est mieux que durant la même période de l'année dernière, lorsqu'elle avait encore essuyé 1,1 milliard de dollars de perte. En outre, ses rentrées ont également progressé. L'entreprise fait état de rentrées nettes s'élevant à 2,7 milliards de dollars. C'est le montant obtenu après retrait des salaires des chauffeurs, montant qui est de moitié supérieur à celui réalisé durant la période correspondante de l'année dernière.

Une croissance moindre

Le hic, c'est que la croissance s'est ralentie. Sur certains marchés importants tels Londres et New York, il se peut même que la situation devienne difficile pour l'entreprise au cours des prochains mois. Le service de taxi est toujours plus souvent aux prises avec les autorités locales en raison de son manque de dispositions sociales pour ses chauffeurs, et parce que les milliers de taxis supplémentaires provoquent une augmentation des embouteillages. New York entend par conséquent geler le nombre de nouvelles licences pour les taxis, alors que le maire de Londres, Sadiq Khan, souhaite prendre une mesure similaire pour sa ville.

L'entreprise s'est en outre retirée de grands marchés comme la Chine, le sud-est asiatique et la Russie, où elle a cédé en grande partie sa plate-forme de taxi à des concurrents locaux tels Didi Chuxing. Elle signale cependant qu'elle veut s'efforcer d'être toujours présente au Moyen-Orient et Inde. Son CEO, Dara Khosrowshahi, va investir davantage dans ce qu'il appelle de 'grands défis', à savoir des projets comme Uber Eats et des vélos ou scooters électriques.

Uber envisage de se retirer de la bourse l'année prochaine. Pour y conserver sa valeur d'ici là, l'entreprise a donc tout intérêt à demeurer rentable. Sa valeur actuelle est estimée à 72 milliards de dollars. Uber est ainsi l'entreprise privée la plus opulente au monde.