La diffusion en ligne de contenus à caractère terroriste, sous la forme de messages de haine, de propagande ou d'images explicites, est importante sur les réseaux sociaux, qui sont souvent pointés du doigt par les gouvernements, parce qu'il est trop facile d'y créer des comptes pour propager ce genre de contenu.

Dans son rapport de transparence, Twitter indique qu'au cours des six derniers mois de 2018, elle a supprimé 166.153 comptes dans le combat que l'entreprise mène contre la diffusion en ligne de contenus à connotation terroriste. C'est cependant là un cinquième de moins qu'au cours du premier semestre. 91 pour cent de ces comptes ont été découverts automatiquement, dont la majorité avant même qu'un seul tweet n'en ait été envoyé. Cela est dû au fait que Twitter examine la provenance des comptes et avec quelles données (comme l'adresse mail) ils sont créés.

Ces chiffres révèlent une diminution de 19 pour cent par rapport à ceux du premier semestre de 2018. Selon Twitter, cela fait partie d'une plus grande tendance, selon laquelle le service est moins utilisé pour la diffusion de ce genre de contenu, du fait que le site y réagit de manière plus stricte.

Mais alors que les pouvoirs publics se préoccupent souvent de la diffusion de messages terroristes et de contenus connexes, il apparaît que Twitter doit encore plus souvent intervenir contre des comptes liés à des abus d'enfants. Durant le second semestre de 2018, l'entreprise a ainsi supprimé pas moins de 456.989 comptes, en recul de six pour cent par rapport au semestre précédent. Ici encore, une immense partie de ces comptes - 96 pour cent - ont été automatiquement détectés à l'aide d'outils mis au point par Twitter même.