"Dans le passé, nous avons permis que certains tweets, qui contrevenaient à nos règles, apparaissent quand même sur Twitter et ce, par souci de l'intérêt général", explique l'entreprise. "Mais à l'époque, on ne savait pas encore clairement comment juger ces messages."

Il faut que cela change. Twitter entend désormais mieux expliquer pourquoi certains tweets ne sont pas supprimés. Cela se fera au moyen d'une notification signalant que le message enfreint les règles. Les utilisateurs devront alors y cliquer, avant de voir s'afficher le tweet.

Les tweets qui contreviennent aux règles, mais qui ne sont pas retirés en raison de leur intérêt général, seront bientôt aussi affichés de manière moins éminente sur la plate-forme. Une équipe spéciale décidera quels messages auront besoin de ce traitement particulier.

A partir de 100.000 suiveurs

La nouvelle approche ciblera seulement les tweets de politiciens, de fonctionnaires gouvernementaux et d'autres personnages publics importants. Ils devront en outre avoir plus de 100.000 suiveurs sur le site. Le président américain Donald Trump, grand utilisateur de Twitter, y répond largement avec ses plus de 61 millions de suiveurs.

En Belgique, Charles Michel, Elio Di Rupo, Didier Reynders, Alexander De Croo, Bart De Wever et Theo Francken en font aussi partie, mais quant à savoir si Twitter pourra faire la part des choses entre les messages en français et en néerlandais, c'est une autre paire de manches.