TSMC est un fabricant taïwanais qui produit des puces pour diverses grandes entreprises technologiques. Dans un entretien téléphonique avec des analystes sur les résultats trimestriels, l'entreprise a déclaré vouloir entamer cette année encore la production à 3 nanomètres. La production de masse est prévue pour le second semestre de 2022.

C'est là une bonne nouvelle pour les fabricants électroniques et leurs clients. Selon TSMC, il y a par rapport au processus de production à 5 nanomètres un gain de densité logique jusqu'à septante pour cent. En outre, les nouvelles puces sont plus performantes de 15 pour cent et plus économes en courant jusqu'à trente pour cent.

Un processeur se compose de millions, voire même aujourd'hui de milliards de mini-transistors. Plus le processus de production se réduit, plus de transistors peuvent être placés dans une puce et moins d'énergie s'avère nécessaire pour faire fonctionner le tout. En réduisant ce processus toutes les x années, les puces (CPU, GPU et autres) s'améliorent donc.

En guise de comparaison, en 2010, les puces étaient encore produites à 45 ou 32 nanomètres, alors qu'aujourd'hui, les toutes nouvelles puces d'AMD en sont à 7 nanomètres. Le Galaxy S21 présenté hier par Samsung utilise même des puces à 5 nanomètres.

TSMC annonce son nouveau processus de production en même temps que d'excellents résultats. Son bénéfice net au quatrième trimestre de 2020 a été de 5 milliards de dollars sur un chiffre d'affaires de 12,68 milliards de dollars, en hausse de 22 pour cent sur une base annuelle.

Sur l'ensemble de l'année 2020, l'entreprise a enregistré un chiffre d'affaires de 45,5 milliards de dollars et un bénéfice net de 17,6 milliards de dollars. Pour le chiffre d'affaires, cela représente une hausse de 31,4 pour cent et pour le bénéfice une progression de 50 pour cent, qui s'explique entre autres par l'achat de puces à 5 nanomètres actuelles.

L'entreprise investira cette année 25 à 28 milliards de dollars, soit nettement plus que les 17,2 milliards de dollars de l'an dernier. Une grande partie de cet investissement sera consacré à l'usine de puces déjà annoncée dans l'état américain d'Arizona.

Mais il est aussi question pour TSMC de garder un difficile équilibre dans la mesure où elle fournit tant à des acteurs américains (Nvidia, AMD) qu'à des chinois (Huawei). En installant une usine sur le territoire américain, TSMC est ravie de proposer une activité économique locale et sait qu'elle sera exempte de taxes à l'importation pour ce marché. En même temps, l'entreprise entend aussi produire en Chine pour Huawei. Ce sujet est lui aussi sensible, car TSMC est une firme de Taïwan, un pays que la Chine ne reconnaît pas en tant qu'état, puisqu'il est encore toujours considéré comme une province dissidente.

TSMC est un fabricant taïwanais qui produit des puces pour diverses grandes entreprises technologiques. Dans un entretien téléphonique avec des analystes sur les résultats trimestriels, l'entreprise a déclaré vouloir entamer cette année encore la production à 3 nanomètres. La production de masse est prévue pour le second semestre de 2022.C'est là une bonne nouvelle pour les fabricants électroniques et leurs clients. Selon TSMC, il y a par rapport au processus de production à 5 nanomètres un gain de densité logique jusqu'à septante pour cent. En outre, les nouvelles puces sont plus performantes de 15 pour cent et plus économes en courant jusqu'à trente pour cent.Un processeur se compose de millions, voire même aujourd'hui de milliards de mini-transistors. Plus le processus de production se réduit, plus de transistors peuvent être placés dans une puce et moins d'énergie s'avère nécessaire pour faire fonctionner le tout. En réduisant ce processus toutes les x années, les puces (CPU, GPU et autres) s'améliorent donc.En guise de comparaison, en 2010, les puces étaient encore produites à 45 ou 32 nanomètres, alors qu'aujourd'hui, les toutes nouvelles puces d'AMD en sont à 7 nanomètres. Le Galaxy S21 présenté hier par Samsung utilise même des puces à 5 nanomètres.TSMC annonce son nouveau processus de production en même temps que d'excellents résultats. Son bénéfice net au quatrième trimestre de 2020 a été de 5 milliards de dollars sur un chiffre d'affaires de 12,68 milliards de dollars, en hausse de 22 pour cent sur une base annuelle.Sur l'ensemble de l'année 2020, l'entreprise a enregistré un chiffre d'affaires de 45,5 milliards de dollars et un bénéfice net de 17,6 milliards de dollars. Pour le chiffre d'affaires, cela représente une hausse de 31,4 pour cent et pour le bénéfice une progression de 50 pour cent, qui s'explique entre autres par l'achat de puces à 5 nanomètres actuelles.L'entreprise investira cette année 25 à 28 milliards de dollars, soit nettement plus que les 17,2 milliards de dollars de l'an dernier. Une grande partie de cet investissement sera consacré à l'usine de puces déjà annoncée dans l'état américain d'Arizona.Mais il est aussi question pour TSMC de garder un difficile équilibre dans la mesure où elle fournit tant à des acteurs américains (Nvidia, AMD) qu'à des chinois (Huawei). En installant une usine sur le territoire américain, TSMC est ravie de proposer une activité économique locale et sait qu'elle sera exempte de taxes à l'importation pour ce marché. En même temps, l'entreprise entend aussi produire en Chine pour Huawei. Ce sujet est lui aussi sensible, car TSMC est une firme de Taïwan, un pays que la Chine ne reconnaît pas en tant qu'état, puisqu'il est encore toujours considéré comme une province dissidente.