Les deux pays ont décidé de ne plus imposer des hausses de tarifs d'ici fin 2020 et même de collaborer. Pour ce qui est de la France, elle espère une solution qui agrée l'OCDE, à en croire des diplomates français qui se sont confiés à l'agence Bloomberg.

L'été dernier, la France a introduit une taxe de trois pour cent sur le chiffre d'affaires des grandes firmes technologiques. Cette mesure cible surtout les grandes entreprises américaines, qui échappent à une forte imposition en transférant leur bénéfice dans des pays à régime fiscal favorable ou en le convertissant en royalties peu imposables.

Cette décision française n'a pas été bien acceptée aux Etats-Unis. En réaction, Trump a annoncé notamment des augmentations tarifaires sur les vins français. Ces dernières ne seront provisoirement pas d'application, mais on ne sait pas encore si en contrepartie, la taxe française GAFA (qui touche principalement Google, Amazon, Facebook, Apple et d'autres firmes du genre) sera mise en frigo.

Le fait que la France veuille instaurer cette taxe, est du reste la conséquence d'un débat à l'échelle européenne. Au sein de l'UE, on discute depuis des années déjà à propos d'une approche commune, afin d'éviter que les acteurs technologiques étrangers en vue éludent en grande partie l'impôt, mais tous les pays membres ne sont pas d'accord sur le type d'approche à adopter. C'est ainsi que grâce à ses taux d'imposition favorables, l'Irlande accueille aujourd'hui un grand nombre de sièges européens de ces firmes, ce qui crée pas mal d'emplois. Voilà pourquoi la France a décidé de jouer cavalier seul en attendant un accord européen.

Les deux pays ont décidé de ne plus imposer des hausses de tarifs d'ici fin 2020 et même de collaborer. Pour ce qui est de la France, elle espère une solution qui agrée l'OCDE, à en croire des diplomates français qui se sont confiés à l'agence Bloomberg.L'été dernier, la France a introduit une taxe de trois pour cent sur le chiffre d'affaires des grandes firmes technologiques. Cette mesure cible surtout les grandes entreprises américaines, qui échappent à une forte imposition en transférant leur bénéfice dans des pays à régime fiscal favorable ou en le convertissant en royalties peu imposables.Cette décision française n'a pas été bien acceptée aux Etats-Unis. En réaction, Trump a annoncé notamment des augmentations tarifaires sur les vins français. Ces dernières ne seront provisoirement pas d'application, mais on ne sait pas encore si en contrepartie, la taxe française GAFA (qui touche principalement Google, Amazon, Facebook, Apple et d'autres firmes du genre) sera mise en frigo.Le fait que la France veuille instaurer cette taxe, est du reste la conséquence d'un débat à l'échelle européenne. Au sein de l'UE, on discute depuis des années déjà à propos d'une approche commune, afin d'éviter que les acteurs technologiques étrangers en vue éludent en grande partie l'impôt, mais tous les pays membres ne sont pas d'accord sur le type d'approche à adopter. C'est ainsi que grâce à ses taux d'imposition favorables, l'Irlande accueille aujourd'hui un grand nombre de sièges européens de ces firmes, ce qui crée pas mal d'emplois. Voilà pourquoi la France a décidé de jouer cavalier seul en attendant un accord européen.