Ce week-end, lors du sommet du G20 au Japon, le président américain Donald Trump a en effet déclaré que les entreprises américaines peuvent de nouveau vendre du matériel et de la technologie à Huawei tant que ceux-ci ne constituent pas un "grand problème d'urgence nationale", comme le rapporte CNN.

Cela fait des années que les États-Unis accusent Huawei d'espionnage au profit des autorités chinoises, bien qu'aucune preuve allant dans ce sens n'ait jamais été mise à jour. Ces derniers mois, l'attention s'est surtout portée sur la guerre commerciale avec la Chine en raison de laquelle, soudainement, les entreprises américaines ne pouvaient plus vendre de technologie à des entreprises chinoises.

Il en résultait qu'Huawei, l'actuel deuxième plus grand fabricant de smartphones au monde, ne pourrait pas avoir accès à une version complète de Google Android pour ses téléphones, ce qui générait beaucoup d'incertitude. Par exemple, il n'y avait aucune garantie que les nouveaux appareils Huawei ou ceux déjà existants pourraient tourner sous Android ou bénéficier de nouvelles mises à jour.

L'assouplissement de l'interdiction commerciale intervient après que Donald Trump s'est entretenu avec le président chinois Xi Jinping au sujet de la guerre commerciale entre les deux pays. Certes, les tensions n'ont pas disparu. Mais le dialogue est restauré entre les États-Unis et la Chine.

D'après CNN, Donald Trump aurait déclaré que les entreprises américaines de technologie sont à l'origine de ce retournement de situation. Pour l'instant, Huawei semble être débarrassé de son plus grand problème. L'entreprise va pouvoir continuer à fabriquer et vendre des appareils tournant sous Android et constitués de composants américains.