En 2014, le trafic total des centres de données était évalué à 3,4 Zo (zetta-octets). D'ici 2019, il devrait être de 10,4 Zo. Un peu plus de la moitié de ce trafic serait à mettre au compte des nuages publics. Voilà ce qu'a calculé Cisco dans son Global Cloud Index.

L'entreprise technologique a déterminé combien de données sont produites annuellement et leur origine. Elle constate que la capacité de stockage des smartphones progresse en moyenne de 28 pour cent par an, alors que le trafic au niveau de ces mêmes smartphones croît annuellement de 62 pour cent. Même si la quantité des données envoyées ne correspond pas forcément à celle des données stockées, Cisco s'attend quand même à ce que les utilisateurs d'un smartphone stockent à partir de 2017 davantage de données dans le nuage ('cloud') que sur leur téléphone.

Par souci de clarté, sachez qu'1 zetta-octet, cela fait mille exa-octets et qu'un exa-octet, cela fait mille péta-octets. Un péta-octet correspond à son tour à mille téraoctets, et un téraoctet correspond à mille giga-octets. Actuellement, la capacité de stockage de la plupart des smartphones varie de 8 à 128 giga-octets. Mais ceux-ci sont aujourd'hui déjà en général combinés à des services de stockage en ligne, tels Dropbox, iCloud, OneDrive ou Google Drive.

Les smartphones ne sont cependant pas les plus gros consommateurs de données, puisque ce rôle est dévolu à l'Internet of Everything, qui en est encore à sa phase initiale. Mais d'ici cinq ans, lorsque nettement plus de capteurs et d'objets communicants seront présents dans notre vie de tous les jours, l'on atteindra les 500 Zo de données par an, selon Cisco.

Vous en saurez plus sur l'Internet of Things (l'internet des choses) et sur les réseaux qui sont actuellement déployés en Belgique, dans le numéro de Data News du 20 novembre. Nous y publierons en effet un dossier étoffé à propos des réseaux LoRa et Sigfox actuels.