Initié en 2014 dans le cadre du Plan Multimédia 1999-2019 de la Région de Bruxelles-Capitale d'un montant de plus de 40 millions €, le projet Fiber to the School ambitionnait d'offrir l'internet à haut débit aux 175 écoles secondaires de Bruxelles. Ce projet est porté par le CIRB (Centre d'Informatique de la Région bruxelloise) en partenariat avec IRISnet, l'acteur régional du développement d'infrastructures et de services de télécommunications à valeur ajoutée au profit des institutions bruxelloises.

En pratique, la totalité des établissements du réseau secondaire bruxellois, soit de l'ordre de 60.000 élèves, bénéficiera d'ici fin de l'année d'une connexion internet ultra-rapide. "La bande passante n'est désormais plus un problème, s'est félicité Hervé Feuillien, directeur général du CIRB à l'occasion de l'inauguration officielle du réseau Fiber To The School. Il s'agit à présent de promouvoir l'utilisation de cet outil, notamment auprès des enseignants, mais aussi dans le cadre de la communication entre directions d'écoles, corps enseignant, élèves et parents. Par ailleurs, il conviendra de favoriser l'ouverture des écoles sur le monde extérieur et de stimuler les collaborations entre professeurs à l'intérieur d'une école, mais aussi avec d'autres établissements. "L'internet haut débit permettra de diversifier le contenu des cours, de rendre l'interactivité plus grande et plus ludique, mais aussi d'être davantage en accord avec le monde des jeunes, tout en rendant les enfants plus créatifs dans leur mode de pensée" a ajouté Thierry Joachim, directeur général d'IRISnet.

Un point de vue partagé par Abed Mellouli, préfèt des études de l'Athénée Royal Crommelynck de Woluwe-Saint-Pierre, qui accueillait une journée de réflexion 'Fiber to the School : les coles à l'ère numérique' : "Nous disposons désormais d'un cadre qui nous permettra de gagner en nouveauté auprès des élèves. L'outil numérique va nous permettre d'alterner différentes méthodes d'enseignement ainsi que de former les enfants à utiliser ces outils, mais aussi d'éviter que les élèves ne fassent n'importe quoi avec ces outils numériques." Par ailleurs, Abed Mellouli ajouter un bémol. "Il n'est pas question d'imposer un outil, mais d'y aller progressivement. Il s'agit d'adapter l'outil en fonction de chaque situation." D'ailleurs, selon une étude de Nicolas Roland, chercheur à l'ULB, "il ne faut pas croire qu'en connectant l'école, tout le monde sera connecté. Certes, la fracture numérique se résorbe dans les familles, mais on constate une fracture de second niveau en termes de compétences numérique dans la famille et dans les écoles. En effet, 10% seulement des enseignants se disent à l'ase avec l'outil numérique. Il s'agit pour les directions d'école d'investir dans la formation, dans l'accompagnement et dans le partage entre enseignants."