Ces derniers mois, le Kaspersky Security Network a détecté pas moins de 2.778.413 cyber-attaques différentes en Belgique. 'Les hackers se laissent aller sur les ordinateurs belges', telle est en substance la conclusion de l'enquête. Les menaces web sont liées à la visite de sites web infectés, à l'insu de l'utilisateur. Le malware sans fichier est la plus dangereuse d'entre elles, parce qu'il n'abandonne aucun objet à des fins d'analyse statique sur le disque. Comme susmentionné, la Belgique obtient un score assez élevé, mais il n'empêche que pour l'instant, ce sont surtout les pays du Moyen-Orient, d'Afrique du Nord et d'Asie qui se caractérisent par de mauvais chiffres. Le Népal, la Tunisie, l'Algérie, la Mongolie et les Philippines constituent le top cinq des pays les plus victimes de cyber-attaques. Un tiers des utilisateurs y a maille à partir avec l'un ou l'autre malware.

De plus, Kaspersky observe un nombre élevé d'agressions ayant pour origine la Belgique. La proportion d'incidents provoqués par des serveurs hébergés dans notre pays est de 0,10 pour cent. Cela n'a l'air de rien, mais cela confère néanmoins à la Belgique une 27ème position à l'échelle mondiale. En comparaison avec les pays voisins, la Belgique ne s'en tire pourtant pas si mal, puisque les Pays-Bas se classent quatrième, alors que l'Allemagne occupe même la peu enviable première place au monde.

Plus vulnérable chez soi

La firme de cyber-sécurité Check Point a elle aussi révélé des chiffres alarmants cette semaine. Elle a observé une progression de 66 pour cent du nombre de cyber-attaques dans notre pays et a déterminé que chaque semaine, quelque six cents organisations en Belgique (environ 1 sur 77) sont touchées par un rançongiciel (ransomware). Ce sont les services en ligne (ISP/MSP) qui sont, au niveau mondial, le plus aux prises avec les attaques au rançongiciel. Le nombre hebdomadaire moyen d'organisations touchées dans ce secteur en 2021 est d'1 sur 36 (en hausse de 32 pour cent par rapport à 2020). Dans les soins de santé, c'est une organisation sur 44 qui est

touchée (+39 pour cent). Viennent ensuite les fournisseurs de logiciels avec une organisation sur 52 (+21 pour cent).

'La forte hausse du nombre d'attaques en Belgique est partiellement due au fait que l'adoption de nouvelles technologies est importante chez nous. Pensions à l'IoT, au nuage, mais aussi aux smartphones et aux tablettes. Conjointement, cela constitue un nouveau vecteur-cible pour les agresseurs. De plus, les gens résident et travaillent davantage chez eux, ce qui est facilité par le recours au nuage et aux appareils mobiles. Mais de ce fait, ils sont aussi directement plus vulnérables', explique Zahier Madhar, Security Engineer chez Check Point Software.

Avec ses huit pour cent, le bot est le type de malware ayant touché le plus les organisations. Il est suivi par le malware bancaire (4,6 pour cent) et les crypto-extracteurs (4,2 pour cent).

Ces derniers mois, le Kaspersky Security Network a détecté pas moins de 2.778.413 cyber-attaques différentes en Belgique. 'Les hackers se laissent aller sur les ordinateurs belges', telle est en substance la conclusion de l'enquête. Les menaces web sont liées à la visite de sites web infectés, à l'insu de l'utilisateur. Le malware sans fichier est la plus dangereuse d'entre elles, parce qu'il n'abandonne aucun objet à des fins d'analyse statique sur le disque. Comme susmentionné, la Belgique obtient un score assez élevé, mais il n'empêche que pour l'instant, ce sont surtout les pays du Moyen-Orient, d'Afrique du Nord et d'Asie qui se caractérisent par de mauvais chiffres. Le Népal, la Tunisie, l'Algérie, la Mongolie et les Philippines constituent le top cinq des pays les plus victimes de cyber-attaques. Un tiers des utilisateurs y a maille à partir avec l'un ou l'autre malware.De plus, Kaspersky observe un nombre élevé d'agressions ayant pour origine la Belgique. La proportion d'incidents provoqués par des serveurs hébergés dans notre pays est de 0,10 pour cent. Cela n'a l'air de rien, mais cela confère néanmoins à la Belgique une 27ème position à l'échelle mondiale. En comparaison avec les pays voisins, la Belgique ne s'en tire pourtant pas si mal, puisque les Pays-Bas se classent quatrième, alors que l'Allemagne occupe même la peu enviable première place au monde.La firme de cyber-sécurité Check Point a elle aussi révélé des chiffres alarmants cette semaine. Elle a observé une progression de 66 pour cent du nombre de cyber-attaques dans notre pays et a déterminé que chaque semaine, quelque six cents organisations en Belgique (environ 1 sur 77) sont touchées par un rançongiciel (ransomware). Ce sont les services en ligne (ISP/MSP) qui sont, au niveau mondial, le plus aux prises avec les attaques au rançongiciel. Le nombre hebdomadaire moyen d'organisations touchées dans ce secteur en 2021 est d'1 sur 36 (en hausse de 32 pour cent par rapport à 2020). Dans les soins de santé, c'est une organisation sur 44 qui est touchée (+39 pour cent). Viennent ensuite les fournisseurs de logiciels avec une organisation sur 52 (+21 pour cent).'La forte hausse du nombre d'attaques en Belgique est partiellement due au fait que l'adoption de nouvelles technologies est importante chez nous. Pensions à l'IoT, au nuage, mais aussi aux smartphones et aux tablettes. Conjointement, cela constitue un nouveau vecteur-cible pour les agresseurs. De plus, les gens résident et travaillent davantage chez eux, ce qui est facilité par le recours au nuage et aux appareils mobiles. Mais de ce fait, ils sont aussi directement plus vulnérables', explique Zahier Madhar, Security Engineer chez Check Point Software.Avec ses huit pour cent, le bot est le type de malware ayant touché le plus les organisations. Il est suivi par le malware bancaire (4,6 pour cent) et les crypto-extracteurs (4,2 pour cent).