Deux nouvelles entreprises devraient être créées et introduites en Bourse, l'une regroupant les activités de Toshiba dans l'énergie et les infrastructures, et l'autre dans les appareils électroniques et le stockage de données, selon un communiqué.

La troisième société serait formée par le reste de Toshiba, pour gérer la part de 40% environ qu'il détient actuellement dans Kioxia, géant japonais des puces-mémoires et ancienne entité du groupe, et ses parts dans sa filiale cotée séparément Toshiba Tec (appareils de bureautique et systèmes pour le commerce de détail). "Afin d'améliorer notre compétitivité, chacune de nos activités a besoin à présent d'une plus grande flexibilité pour saisir les opportunités et relever les défis de leurs marchés respectifs", a commenté le PDG de Toshiba Satoshi Tsunakawa, cité dans le communiqué.

Cette scission "va libérer une immense valeur en supprimant la complexité, en permettant aux activités d'avoir une direction plus resserrée et en facilitant la prise de décision", a-t-il ajouté. Ce projet avait fuité dans la presse japonaise dès mardi et a suscité des réactions contrastées. Selon le Financial Times vendredi, des investisseurs représentant environ 30% du capital de Toshiba ont jugé cette proposition décevante et certains devraient s'y opposer.

Le projet doit être validé par les actionnaires de Toshiba lors d'une assemblée générale extraordinaire début 2022, d'ici fin mars prochain, en vue de réaliser la scission dans la seconde moitié de son exercice 2023/24. Ce plan est le résultat de "la forte pression" exercée par les nombreux actionnaires activistes de Toshiba, qui réclament depuis des années que le groupe s'active pour améliorer sa valeur d'entreprise, insuffisante à leurs yeux, a rappelé vendredi à l'AFP Mio Kato, analyste de LightStream Research publiant sur la plateforme Smartkarma.

Les scissions sont tendance actuellement: le conglomérat américain General Electric a aussi annoncé cette semaine qu'il allait séparer ses activités en trois entreprises distinctes. Ancien fleuron industriel et technologique japonais, Toshiba a beaucoup perdu de sa superbe depuis un énorme scandale de maquillage de ses comptes révélé en 2015. Le groupe s'était ensuite retrouvé au bord du gouffre après la faillite de sa filiale nucléaire américaine Westinghouse en 2017.

Toshiba a également publié vendredi ses résultats pour son premier semestre 2021/22 (avril-septembre 2021), avec un bénéfice net de 59,8 milliards de yens (458 millions d'euros), en très fort rebond sur un an.

Deux nouvelles entreprises devraient être créées et introduites en Bourse, l'une regroupant les activités de Toshiba dans l'énergie et les infrastructures, et l'autre dans les appareils électroniques et le stockage de données, selon un communiqué.La troisième société serait formée par le reste de Toshiba, pour gérer la part de 40% environ qu'il détient actuellement dans Kioxia, géant japonais des puces-mémoires et ancienne entité du groupe, et ses parts dans sa filiale cotée séparément Toshiba Tec (appareils de bureautique et systèmes pour le commerce de détail). "Afin d'améliorer notre compétitivité, chacune de nos activités a besoin à présent d'une plus grande flexibilité pour saisir les opportunités et relever les défis de leurs marchés respectifs", a commenté le PDG de Toshiba Satoshi Tsunakawa, cité dans le communiqué.Cette scission "va libérer une immense valeur en supprimant la complexité, en permettant aux activités d'avoir une direction plus resserrée et en facilitant la prise de décision", a-t-il ajouté. Ce projet avait fuité dans la presse japonaise dès mardi et a suscité des réactions contrastées. Selon le Financial Times vendredi, des investisseurs représentant environ 30% du capital de Toshiba ont jugé cette proposition décevante et certains devraient s'y opposer.Le projet doit être validé par les actionnaires de Toshiba lors d'une assemblée générale extraordinaire début 2022, d'ici fin mars prochain, en vue de réaliser la scission dans la seconde moitié de son exercice 2023/24. Ce plan est le résultat de "la forte pression" exercée par les nombreux actionnaires activistes de Toshiba, qui réclament depuis des années que le groupe s'active pour améliorer sa valeur d'entreprise, insuffisante à leurs yeux, a rappelé vendredi à l'AFP Mio Kato, analyste de LightStream Research publiant sur la plateforme Smartkarma.Les scissions sont tendance actuellement: le conglomérat américain General Electric a aussi annoncé cette semaine qu'il allait séparer ses activités en trois entreprises distinctes. Ancien fleuron industriel et technologique japonais, Toshiba a beaucoup perdu de sa superbe depuis un énorme scandale de maquillage de ses comptes révélé en 2015. Le groupe s'était ensuite retrouvé au bord du gouffre après la faillite de sa filiale nucléaire américaine Westinghouse en 2017.Toshiba a également publié vendredi ses résultats pour son premier semestre 2021/22 (avril-septembre 2021), avec un bénéfice net de 59,8 milliards de yens (458 millions d'euros), en très fort rebond sur un an.