Cook a tenu ces propos lors d'une interview podcast accordée à Kara Swisher du New York Times, en réaction à une loi électorale qui vient de voir le jour dans l'état américain de Géorgie. Cette loi est dénoncée par des esprits critiques, qui estiment qu'elle complique encore le vote de certains groupes de la population.

Dans l'interview, Cook déclare par conséquent qu'il aimerait que les gens puissent voter avec leur iPhone. 'J'en rêve, car c'est déjà ce que nous vivons actuellement', affirme Cook. 'Nous effectuons en effet nos opérations bancaires avec notre téléphone, sur lequel sont stockées des données liées à notre santé. Il y a en fait davantage d'informations sur notre téléphone qu'à la maison. Donc pourquoi pas?'

Pratique, mais dangereux

Cook passe cependant sous silence quelques éléments embarrassants. Comme le fait que tant les iPhone que les smartphones Android nécessitent quasi mensuellement des mises à jour sécuritaires pour rester des appareils sûrs. Faire transiter le processus électoral démocratique en partie ou majoritairement par un smartphone ferait que ce dernier deviendrait nettement plus attractif pour les hackers désireux d'influencer les résultats.

En outre, les mises à jour entraînent parfois des brèches sécuritaires. Si des hackers ou des services d'espionnage étrangers découvrent un problème inconnu (tel un 'zero day') et ne le mentionnent pas, la porte est alors ouverte aux abus. Cela s'est du reste déjà passé entre autres de la part de la CIA, selon le lanceur d'alertes Edward Snowden.

Anonyme et indépendant

Vient encore s'ajouter le fait que les citoyens ne pourraient émettre que leur vote. Indépendamment de la sécurité, le vote via le smartphone pourrait permettre à des politiciens mal intentionnés d'aider les utilisateurs vulnérables à voter pour leur forcer la main en quelque sorte.

Il y aurait aussi un problème de responsabilité. Si un pirate pille votre compte en banque, alors que votre téléphone est bel et bien actualisé, mais que la protection assurée par votre banque est insuffisante, c'est alors cette dernière qui est responsable, ce qui vous permet normalement ensuite de récupérer votre argent. En cas d'un scrutin manipulé en raison d'un bug dans le système, c'est plus compliqué, ne serait-ce que pour démontrer qu'il y a bien eu manipulation.

Enfin, il pourrait y avoir aussi un problème d'anonymat et de recomptage des voix. Si le vote est une donnée virtuelle sans document papier physique (ou sans carte où figure le vote, comme dans le cas du vote électronique), il s'avère plus complique de recompter les voix. A moins que chaque vote ne soit associé à la personne qui l'a émis, mais dans ce cas, le vote en tant que tel ne serait plus anonyme.

Cook a tenu ces propos lors d'une interview podcast accordée à Kara Swisher du New York Times, en réaction à une loi électorale qui vient de voir le jour dans l'état américain de Géorgie. Cette loi est dénoncée par des esprits critiques, qui estiment qu'elle complique encore le vote de certains groupes de la population.Dans l'interview, Cook déclare par conséquent qu'il aimerait que les gens puissent voter avec leur iPhone. 'J'en rêve, car c'est déjà ce que nous vivons actuellement', affirme Cook. 'Nous effectuons en effet nos opérations bancaires avec notre téléphone, sur lequel sont stockées des données liées à notre santé. Il y a en fait davantage d'informations sur notre téléphone qu'à la maison. Donc pourquoi pas?'Cook passe cependant sous silence quelques éléments embarrassants. Comme le fait que tant les iPhone que les smartphones Android nécessitent quasi mensuellement des mises à jour sécuritaires pour rester des appareils sûrs. Faire transiter le processus électoral démocratique en partie ou majoritairement par un smartphone ferait que ce dernier deviendrait nettement plus attractif pour les hackers désireux d'influencer les résultats.En outre, les mises à jour entraînent parfois des brèches sécuritaires. Si des hackers ou des services d'espionnage étrangers découvrent un problème inconnu (tel un 'zero day') et ne le mentionnent pas, la porte est alors ouverte aux abus. Cela s'est du reste déjà passé entre autres de la part de la CIA, selon le lanceur d'alertes Edward Snowden.Vient encore s'ajouter le fait que les citoyens ne pourraient émettre que leur vote. Indépendamment de la sécurité, le vote via le smartphone pourrait permettre à des politiciens mal intentionnés d'aider les utilisateurs vulnérables à voter pour leur forcer la main en quelque sorte.Il y aurait aussi un problème de responsabilité. Si un pirate pille votre compte en banque, alors que votre téléphone est bel et bien actualisé, mais que la protection assurée par votre banque est insuffisante, c'est alors cette dernière qui est responsable, ce qui vous permet normalement ensuite de récupérer votre argent. En cas d'un scrutin manipulé en raison d'un bug dans le système, c'est plus compliqué, ne serait-ce que pour démontrer qu'il y a bien eu manipulation.Enfin, il pourrait y avoir aussi un problème d'anonymat et de recomptage des voix. Si le vote est une donnée virtuelle sans document papier physique (ou sans carte où figure le vote, comme dans le cas du vote électronique), il s'avère plus complique de recompter les voix. A moins que chaque vote ne soit associé à la personne qui l'a émis, mais dans ce cas, le vote en tant que tel ne serait plus anonyme.