Orange Belgium et Telenet étaient encore les seuls candidats à négocier à propos de VOO avec Nethys, le holding contrôlé par des intercommunales wallonnes. Après une lutte d'enchères, c'est Orange Belgium qui en est sorti vainqueur, ce qui fait que les négociations vont entrer dans leur dernière phase. Pour Orange, la reprise de VOO représente un énorme incitant. Orange propose depuis quasiment trois ans une offre globale assez économique en internet mobile et fixe. Mais elle ne disposait pas d'un réseau mobile propre et pour le réseau fixe, l'entreprise devait louer l'accès et la capacité chez Telenet et VOO. Le genre de deal télécom qui s'avérait moins rentable pour Orange. A présent qu'elle met en grande partie la main sur son partenaire en Belgique francophone, elle pourra se réserver une plus grande partie du gâteau.

Telenet va se sentir enclavé, maintenant que VOO vire à... l'Orange.

Pour Telenet, la chance est à présent définitivement passée d'encore jouer un rôle en vue en Belgique francophone. S'étendre dans le reste du pays grâce au rachat de VOO était la meilleure façon d'accueillir rapidement pas mal de nouveaux clients et d'éventuellement tenter de réduire les coûts. Orange met donc à présent Telenet nettement dans l'embarras.

Provisoirement, la croissance de la Flandre est toujours en cours, mais ici aussi, il y a un problème. Telenet est le principal opérateur télécom dans cette région. Peu après le changement de siècle, il a pu grâce à son réseau câblé - initialement pour la télévision - proposer l'internet à haut débit plus rapidement que Proximus qui recourait au câble téléphonique. Au début, Telenet proposait aussi la meilleure offre en matière de TV numérique. Mais à présent, Telenet est arrivé à un plafond en Flandre depuis deux ans déjà. Il concède chaque année un pourcentage limité de clients à Proximus et à Orange, qui attirent leurs clients par des packs plus abordables. Et puis, il y a aussi la percée de Netflix et d'autres services de streaming qui constituent une menace pour les rentrées de Telenet provenant de la télévision numérique payante et des revenus publicitaires auprès de la chaîne gratuite Play (notamment les ex- chaînes Vier et Vijf).

Fibre optique

De plus, Telenet semble pouvoir se reposer moins longtemps qu'attendu sur son réseau de connexions par câble chez les particuliers. Proximus investit en effet de manière accélérée dans les connexions par fibre optique chez ces mêmes particuliers et touche ainsi Telenet au coeur. La vitesse supérieure via une connexion par câble explique pourquoi Telenet avait pu fidéliser autant de clients. Chaque parent sait que le wifi rapide est aussi important, voire plus important que l'alimentation ou l'eau chaude pour conserver la paix dans le ménage. Mais la connexion par fibre optique offre encore un meilleur réseau que le câble et voilà pourquoi Telenet est en train de perdre son unique avantage en Flandre.

Telenet doit par conséquent investir aussi de manière accélérée quelques milliards d'euros dans les connexions par fibre optique, mais l'opérateur connaît des problèmes de financement et d'exécution. Il veut, conjointement avec le gestionnaire flamand d'infrastructures d'utilité publique Fluvius, investir dans la mise à niveau du réseau câblé vers la fibre optique. Il hébergerait ainsi son réseau fixe dans une nouvelle co-entreprise avec Fluvius. C'est là assurément une technologie financière de pointe pour pouvoir emprunter à moindre coût pour les coûteux investissements dans la fibre optique. Pour Telenet, le potentiel, ou l'effet boomerang, s'avère aussi nettement moins grand que pour Proximus.

Telenet doit surtout investir dans la fibre optique pour pouvoir conserver ses clients existants. Proximus peut également s'attirer encore de nouveaux clients via la fibre optique, car en Flandre, il ne tient pas le haut du pavé en internet fixe. Telenet ne peut s'étendre dans le reste de la Belgique et doit surtout se défendre en Flandre. Il est enclavé. La question est de savoir ce que va faire l'actionnaire principal, Liberty Global.

Orange Belgium et Telenet étaient encore les seuls candidats à négocier à propos de VOO avec Nethys, le holding contrôlé par des intercommunales wallonnes. Après une lutte d'enchères, c'est Orange Belgium qui en est sorti vainqueur, ce qui fait que les négociations vont entrer dans leur dernière phase. Pour Orange, la reprise de VOO représente un énorme incitant. Orange propose depuis quasiment trois ans une offre globale assez économique en internet mobile et fixe. Mais elle ne disposait pas d'un réseau mobile propre et pour le réseau fixe, l'entreprise devait louer l'accès et la capacité chez Telenet et VOO. Le genre de deal télécom qui s'avérait moins rentable pour Orange. A présent qu'elle met en grande partie la main sur son partenaire en Belgique francophone, elle pourra se réserver une plus grande partie du gâteau.Pour Telenet, la chance est à présent définitivement passée d'encore jouer un rôle en vue en Belgique francophone. S'étendre dans le reste du pays grâce au rachat de VOO était la meilleure façon d'accueillir rapidement pas mal de nouveaux clients et d'éventuellement tenter de réduire les coûts. Orange met donc à présent Telenet nettement dans l'embarras.Provisoirement, la croissance de la Flandre est toujours en cours, mais ici aussi, il y a un problème. Telenet est le principal opérateur télécom dans cette région. Peu après le changement de siècle, il a pu grâce à son réseau câblé - initialement pour la télévision - proposer l'internet à haut débit plus rapidement que Proximus qui recourait au câble téléphonique. Au début, Telenet proposait aussi la meilleure offre en matière de TV numérique. Mais à présent, Telenet est arrivé à un plafond en Flandre depuis deux ans déjà. Il concède chaque année un pourcentage limité de clients à Proximus et à Orange, qui attirent leurs clients par des packs plus abordables. Et puis, il y a aussi la percée de Netflix et d'autres services de streaming qui constituent une menace pour les rentrées de Telenet provenant de la télévision numérique payante et des revenus publicitaires auprès de la chaîne gratuite Play (notamment les ex- chaînes Vier et Vijf).De plus, Telenet semble pouvoir se reposer moins longtemps qu'attendu sur son réseau de connexions par câble chez les particuliers. Proximus investit en effet de manière accélérée dans les connexions par fibre optique chez ces mêmes particuliers et touche ainsi Telenet au coeur. La vitesse supérieure via une connexion par câble explique pourquoi Telenet avait pu fidéliser autant de clients. Chaque parent sait que le wifi rapide est aussi important, voire plus important que l'alimentation ou l'eau chaude pour conserver la paix dans le ménage. Mais la connexion par fibre optique offre encore un meilleur réseau que le câble et voilà pourquoi Telenet est en train de perdre son unique avantage en Flandre.Telenet doit par conséquent investir aussi de manière accélérée quelques milliards d'euros dans les connexions par fibre optique, mais l'opérateur connaît des problèmes de financement et d'exécution. Il veut, conjointement avec le gestionnaire flamand d'infrastructures d'utilité publique Fluvius, investir dans la mise à niveau du réseau câblé vers la fibre optique. Il hébergerait ainsi son réseau fixe dans une nouvelle co-entreprise avec Fluvius. C'est là assurément une technologie financière de pointe pour pouvoir emprunter à moindre coût pour les coûteux investissements dans la fibre optique. Pour Telenet, le potentiel, ou l'effet boomerang, s'avère aussi nettement moins grand que pour Proximus.Telenet doit surtout investir dans la fibre optique pour pouvoir conserver ses clients existants. Proximus peut également s'attirer encore de nouveaux clients via la fibre optique, car en Flandre, il ne tient pas le haut du pavé en internet fixe. Telenet ne peut s'étendre dans le reste de la Belgique et doit surtout se défendre en Flandre. Il est enclavé. La question est de savoir ce que va faire l'actionnaire principal, Liberty Global.