"Nous allons annoncer que nous allons prendre des sanctions contre la France, les suspendre comme elle l'a fait pour la collecte de sa taxe (sur les géants du numérique) pour le moment", a déclaré le représentant américain au Commerce lors d'une intervention virtuelle jeudi devant la Chatham House, un institut politique basé à Londres. Le même jour, le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin avait indiqué sur CNBC qu'il avait eu des discussions approfondies sur le dossier avec M. Lighthizer, mais qu'aucune décision n'avait été prise pour le moment. "Nous allons passer (le dossier) en revue avec le président" Donald Trump, avait-il également ajouté.

Le Parlement français avait définitivement adopté le 11 juillet 2019 l'instauration d'une taxe sur les géants du numérique, faisant de la France un pays pionnier en matière d'imposition des "GAFA" (acronyme désignant Google, Amazon, Facebook et Apple) et autres multinationales accusées d'évasion fiscale. Mais la collecte de la taxe est gelée jusqu'à la fin de cette année. En juillet 2019, l'administration Trump avait annoncé qu'elle lançait une enquête pour mesurer les effets d'une telle taxe sur les entreprises américaines. L'hôte de la Maison Blanche, qui a pris des mesures tarifaires agressives contre ses alliés et ses rivaux, avait menacé de droits de douane à 100% sur les produits français, notamment les fromages, les produits de beauté et les sacs à main.

L'enquête de l'USTR s'était achevée en janvier et avait conclu que la taxe était "déraisonnable" et discriminatoire à l'égard des entreprises américaines. Elle a été suivie d'une période de commentaires et de demandes d'exemptions pour certaines marchandises, qui doit prendre fin prochainement. A l'automne 2019, le dossier semblait pourtant sur la voie d'une résolution diplomatique. Le projet d'accord prévoyait alors de laisser en place le nouvel impôt français sur l'activité des grands groupes de technologie (GAFA) jusqu'à l'entrée en vigueur d'un nouveau plan fiscal international négocié dans le cadre de l'OCDE. Mais ces discussions multilatérales ont pour l'heure échoué. Le 17 juin, prenant acte de l'absence de progrès sur le dossier, M. Mnuchin avait annoncé une pause dans les discussions, suscitant la réprobation des pays partenaires et la crainte de la France de se voir imposer des tarifs douaniers sur des produits phares comme le vin.

"Nous allons annoncer que nous allons prendre des sanctions contre la France, les suspendre comme elle l'a fait pour la collecte de sa taxe (sur les géants du numérique) pour le moment", a déclaré le représentant américain au Commerce lors d'une intervention virtuelle jeudi devant la Chatham House, un institut politique basé à Londres. Le même jour, le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin avait indiqué sur CNBC qu'il avait eu des discussions approfondies sur le dossier avec M. Lighthizer, mais qu'aucune décision n'avait été prise pour le moment. "Nous allons passer (le dossier) en revue avec le président" Donald Trump, avait-il également ajouté.Le Parlement français avait définitivement adopté le 11 juillet 2019 l'instauration d'une taxe sur les géants du numérique, faisant de la France un pays pionnier en matière d'imposition des "GAFA" (acronyme désignant Google, Amazon, Facebook et Apple) et autres multinationales accusées d'évasion fiscale. Mais la collecte de la taxe est gelée jusqu'à la fin de cette année. En juillet 2019, l'administration Trump avait annoncé qu'elle lançait une enquête pour mesurer les effets d'une telle taxe sur les entreprises américaines. L'hôte de la Maison Blanche, qui a pris des mesures tarifaires agressives contre ses alliés et ses rivaux, avait menacé de droits de douane à 100% sur les produits français, notamment les fromages, les produits de beauté et les sacs à main.L'enquête de l'USTR s'était achevée en janvier et avait conclu que la taxe était "déraisonnable" et discriminatoire à l'égard des entreprises américaines. Elle a été suivie d'une période de commentaires et de demandes d'exemptions pour certaines marchandises, qui doit prendre fin prochainement. A l'automne 2019, le dossier semblait pourtant sur la voie d'une résolution diplomatique. Le projet d'accord prévoyait alors de laisser en place le nouvel impôt français sur l'activité des grands groupes de technologie (GAFA) jusqu'à l'entrée en vigueur d'un nouveau plan fiscal international négocié dans le cadre de l'OCDE. Mais ces discussions multilatérales ont pour l'heure échoué. Le 17 juin, prenant acte de l'absence de progrès sur le dossier, M. Mnuchin avait annoncé une pause dans les discussions, suscitant la réprobation des pays partenaires et la crainte de la France de se voir imposer des tarifs douaniers sur des produits phares comme le vin.