En Wallonie et à Bruxelles, les opérateurs doivent depuis quelques années verser une taxe supplémentaire par pylône d'antennes. L'année dernière, cette taxe a rapporté 72,3 millions d'euros au sud du pays et 78,4 millions à la capitale.

La taxe est dans la ligne de mire depuis assez longtemps déjà. Tant les opérateurs que le gouvernement fédéral préféraient la voir disparaître, parce qu'elle a un effet négatif sur les investissements dans le réseau. Le ministre des télécommunications Alexander De Croo entre autres a régulièrement déclaré qu'il la considérait comme une taxe sur l'innovation.

En échange de cette suppression, les opérateurs promettent d'accorder leur attention à ce qu'on appelle les 'zones blanches'. Dans 39 communes, toutes situées en Wallonie, moins de 60 pour cent des habitants ont accès à l'internet fixe à plus de 30 Mbps, et il n'y pas de couverture 4G. Les opérateurs promettent donc de changer cette situation.