Les deux entreprises ont annoncé leur projet 'de plusieurs milliards d'euros' ce lundi, une date pas choisie au hasard au cours de cette semaine durant laquelle le président Emmanuel Macron annoncera quelque 6,7 milliards d'euros (6,8 milliards de dollars) d'investissement de la part de firmes internationales sur le sol français.

La nouvelle usine de semi-conducteurs jouxtera la filiale existante de STMicroelectronics située à Crolles. Elle ne devrait cependant atteindre sa capacité de production maximale de 620.000 'wafers' (tranches d'un matériau semi-conducteur) de 18 nanomètres par an qu'en 2026, selon un communiqué de presse. Ces tranches serviront surtout pour des applications en internet des objets, applications mobiles, mais aussi dans le secteur automobile. Comme on le sait, les constructeurs de voitures sont lourdement impactés par les pénuries de puces.

Les Etats-Unis et l'Europe souhaitent par conséquent construire dans l'urgence davantage d'usines de puces sur leur territoire et ainsi réduire leur dépendance des fournisseurs asiatiques. On n'hésite ainsi pas à brandir des subsides publics dans ce but, et cette nouvelle usine n'échappe pas à la tendance. Les deux entreprises ne révèlent ni le montant précis que le gouvernement français investira dans le projet ni la somme totale qui sera injectée dans l'usine. L'agende de presse Reuters pense savoir sur base des dires 'd'une personne proche du dossier' qu'il s'agirait d'un investissement global de quelque 5,7 milliards de dollars. Le journal français Le Figaro parle lui de 4 milliards d'euros. La nouvelle usine permettrait de créer 1.000 nouveaux emplois environ et devrait faire grimper le chiffre d'affaires de STMicroelectronics à plus de 20 milliards de dollars.

l'European Chips Act

Plus tôt cette année, la Commission européenne a assoupli les règles de financement pour les usines de semi-conducteurs dans le cadre de l'European Chips Act. Ce dernier a comme but de quadrupler la production européenne de puces, pour faire évoluer ainsi de dix à vingt pour cent la part de l'Europe sur le marché mondial d'ici 2030.

En mars dernier, Intel avait dévoilé son projet d'injecter 88 milliards de dollars dans l'ensemble de l'Europe. L'entreprise a choisi l'Allemagne comme emplacement pour une vaste nouvelle usine de puces. Mais elle entend aussi développer un nouveau concentrateur de recherche européen en France, qui devrait lui aussi créer 1.000 nouveaux postes de travail.

Les deux entreprises ont annoncé leur projet 'de plusieurs milliards d'euros' ce lundi, une date pas choisie au hasard au cours de cette semaine durant laquelle le président Emmanuel Macron annoncera quelque 6,7 milliards d'euros (6,8 milliards de dollars) d'investissement de la part de firmes internationales sur le sol français.La nouvelle usine de semi-conducteurs jouxtera la filiale existante de STMicroelectronics située à Crolles. Elle ne devrait cependant atteindre sa capacité de production maximale de 620.000 'wafers' (tranches d'un matériau semi-conducteur) de 18 nanomètres par an qu'en 2026, selon un communiqué de presse. Ces tranches serviront surtout pour des applications en internet des objets, applications mobiles, mais aussi dans le secteur automobile. Comme on le sait, les constructeurs de voitures sont lourdement impactés par les pénuries de puces. Les Etats-Unis et l'Europe souhaitent par conséquent construire dans l'urgence davantage d'usines de puces sur leur territoire et ainsi réduire leur dépendance des fournisseurs asiatiques. On n'hésite ainsi pas à brandir des subsides publics dans ce but, et cette nouvelle usine n'échappe pas à la tendance. Les deux entreprises ne révèlent ni le montant précis que le gouvernement français investira dans le projet ni la somme totale qui sera injectée dans l'usine. L'agende de presse Reuters pense savoir sur base des dires 'd'une personne proche du dossier' qu'il s'agirait d'un investissement global de quelque 5,7 milliards de dollars. Le journal français Le Figaro parle lui de 4 milliards d'euros. La nouvelle usine permettrait de créer 1.000 nouveaux emplois environ et devrait faire grimper le chiffre d'affaires de STMicroelectronics à plus de 20 milliards de dollars.Plus tôt cette année, la Commission européenne a assoupli les règles de financement pour les usines de semi-conducteurs dans le cadre de l'European Chips Act. Ce dernier a comme but de quadrupler la production européenne de puces, pour faire évoluer ainsi de dix à vingt pour cent la part de l'Europe sur le marché mondial d'ici 2030.En mars dernier, Intel avait dévoilé son projet d'injecter 88 milliards de dollars dans l'ensemble de l'Europe. L'entreprise a choisi l'Allemagne comme emplacement pour une vaste nouvelle usine de puces. Mais elle entend aussi développer un nouveau concentrateur de recherche européen en France, qui devrait lui aussi créer 1.000 nouveaux postes de travail.