Car les factures non payées, c'est une catastrophe. 'Saviez-vous que pas moins de la moitié des factures ne sont pas acquittées à temps? Et que cela provoque un tiers des faillites?', affirme Alessandro Drappa. Conjointement avec son père, qui a délaissé dans ce but un beau job chez KPMG, il a créé Recovr, une startup qui, au départ de Jumet près de Charleroi, s'intéresse de près aux mauvais payeurs.

Comment? En tout cas pas avec un commando de choc, pas même numérique. 'Mais en proposant aux entreprises une plate-forme web basée sur le nuage', déclare en souriant Alessandro Drappa. 'Qui a accès à votre système de facturation et à votre compte en banque et qui peut enregistrer ainsi si un paiement a été effectué ou non. Dans la négative, il met automatiquement en branle les possibilités réactives nécessaires. Cela peut être un mail de rappel, mais dans un stade ultérieur aussi le recours à un avocat qui envoie un courrier, voire à un huissier. Cela paraît en général suffisamment dissuasif pour inciter le client à payer.'

Quel est donc le modèle de revenus de Recovr? 'Nous ne prenons pas de commission sur les factures', apprend-on. 'En lieu et place, nous proposons un abonnement mensuel. En fonction de l'option choisie par le client, cela comprend même plusieurs courriers adressés par l'avocat ou des dossiers chez l'huissier. Le client n'a donc aucun coût supplémentaire.'

Il n'y a aucune raison de ne pas avoir une vision européenne, puisque le problème est le même partout

L'année dernière, Alessandro et son père Gerardo ont développé leur preuve de concept. La plate-forme est commercialement active depuis début 2020. 'Nous observons que nous touchons actuellement surtout des entreprises assez modestes et même des indépendants', précise Gerardo Drappa. 'L'objectif est de croître surtout par des ventes indirectes. Dans ce but, nous allons conclure des partenariats avec des firmes comptables, mais aussi avec des développeurs de logiciels de comptabilité, capables d'intégrer notre outil dans leurs produits. En outre, on constate qu'il y a également des clients qui trouvent directement le chemin de notre site web pour y acquérir le produit.'

'Il n'y a aucune raison de ne pas avoir une vision européenne', explique catégoriquement Alessandro Drappa. 'Le problème est le même partout, comme la solution. Fin de cette année, début 2021 au plus tard, nous voulons donc avec Recovr nous tourner vers quelques pays voisins. En fin de compte, nous sommes assez uniques sur le marché. Il y a des acteurs, qui disposent d'une seule partie de notre gamme complète, comme l'envoi de rappels, mais personne d'autre ne propose le progiciel dans son ensemble.'

Drappa a développé Recovr avec ses fonds propres et a clôturé fin 2019 une phase d'amorçage de 300.000 euros injectés par deux business angels du monde 'fintech'. Drappa: 'Des fonds de capital-risque voulaient investir, mais nous préférions collaborer avec des investisseurs qui étaient déjà actifs dans le secteur et qui disposaient d'un réseau parfaitement rodé de contacts utiles, du 'smart money' donc. Les investisseurs 'fintech' qui nous soutiennent, sont familiers avec le secteur où évolue Recovr. Ils se comportent comme des actionnaires, ce sont d'importants partenaires. L'un des investisseurs est en outre flamand et possède un intéressant réseau en Flandre. Il s'agit d'un atout incontournable pour notre futur lancement dans le nord du pays.'

Entre-temps, la jeune pousse a abouti dans le giron de Start It @KBC. 'Avec son soutien et le capital de la phase d'amorçage, nous allons pouvoir aller quelque peu de l'avant. Je pense que nous envisagerons une nouvelle levée de fonds au plus tard en fin d'année. Il sera alors question d'un montant plus important', conclut un Drappa très confiant.

Recovr

Siège social: Jumet

Nombre d'associés: 2

A la recherche de capital supplémentaire?: une nouvelle phase de capitalisation planifiée pour fin 2020/début 2021

Site web: www.recovr.be

Car les factures non payées, c'est une catastrophe. 'Saviez-vous que pas moins de la moitié des factures ne sont pas acquittées à temps? Et que cela provoque un tiers des faillites?', affirme Alessandro Drappa. Conjointement avec son père, qui a délaissé dans ce but un beau job chez KPMG, il a créé Recovr, une startup qui, au départ de Jumet près de Charleroi, s'intéresse de près aux mauvais payeurs.Comment? En tout cas pas avec un commando de choc, pas même numérique. 'Mais en proposant aux entreprises une plate-forme web basée sur le nuage', déclare en souriant Alessandro Drappa. 'Qui a accès à votre système de facturation et à votre compte en banque et qui peut enregistrer ainsi si un paiement a été effectué ou non. Dans la négative, il met automatiquement en branle les possibilités réactives nécessaires. Cela peut être un mail de rappel, mais dans un stade ultérieur aussi le recours à un avocat qui envoie un courrier, voire à un huissier. Cela paraît en général suffisamment dissuasif pour inciter le client à payer.'Quel est donc le modèle de revenus de Recovr? 'Nous ne prenons pas de commission sur les factures', apprend-on. 'En lieu et place, nous proposons un abonnement mensuel. En fonction de l'option choisie par le client, cela comprend même plusieurs courriers adressés par l'avocat ou des dossiers chez l'huissier. Le client n'a donc aucun coût supplémentaire.'L'année dernière, Alessandro et son père Gerardo ont développé leur preuve de concept. La plate-forme est commercialement active depuis début 2020. 'Nous observons que nous touchons actuellement surtout des entreprises assez modestes et même des indépendants', précise Gerardo Drappa. 'L'objectif est de croître surtout par des ventes indirectes. Dans ce but, nous allons conclure des partenariats avec des firmes comptables, mais aussi avec des développeurs de logiciels de comptabilité, capables d'intégrer notre outil dans leurs produits. En outre, on constate qu'il y a également des clients qui trouvent directement le chemin de notre site web pour y acquérir le produit.''Il n'y a aucune raison de ne pas avoir une vision européenne', explique catégoriquement Alessandro Drappa. 'Le problème est le même partout, comme la solution. Fin de cette année, début 2021 au plus tard, nous voulons donc avec Recovr nous tourner vers quelques pays voisins. En fin de compte, nous sommes assez uniques sur le marché. Il y a des acteurs, qui disposent d'une seule partie de notre gamme complète, comme l'envoi de rappels, mais personne d'autre ne propose le progiciel dans son ensemble.'Drappa a développé Recovr avec ses fonds propres et a clôturé fin 2019 une phase d'amorçage de 300.000 euros injectés par deux business angels du monde 'fintech'. Drappa: 'Des fonds de capital-risque voulaient investir, mais nous préférions collaborer avec des investisseurs qui étaient déjà actifs dans le secteur et qui disposaient d'un réseau parfaitement rodé de contacts utiles, du 'smart money' donc. Les investisseurs 'fintech' qui nous soutiennent, sont familiers avec le secteur où évolue Recovr. Ils se comportent comme des actionnaires, ce sont d'importants partenaires. L'un des investisseurs est en outre flamand et possède un intéressant réseau en Flandre. Il s'agit d'un atout incontournable pour notre futur lancement dans le nord du pays.'Entre-temps, la jeune pousse a abouti dans le giron de Start It @KBC. 'Avec son soutien et le capital de la phase d'amorçage, nous allons pouvoir aller quelque peu de l'avant. Je pense que nous envisagerons une nouvelle levée de fonds au plus tard en fin d'année. Il sera alors question d'un montant plus important', conclut un Drappa très confiant.