Cela peut s'avérer assez complexe dans certains secteurs. 'Prenez l'horeca', affirme Dieter Vanthournout, fondateur de la jeune pousse Book'u de Flandre occidentale. 'Dans ce secteur, un employeur peut avoir à son service non seulement du personnel fixe, mais aussi des intérimaires, des flexi-jobbers et des étudiants. Toutes ces personnes arrivent avec des particularités exigeant une administration spécifique. L'employeur en perd bien vite son latin et c'est précisément ce que nous voulons éviter avec notre plate-forme web automatisée Book'u.'

Planning en fonction des tâches

Avec Book'u, un employeur obtient rapidement une vue d'ensemble de son personnel. Vanthournout: 'Les employés saisissent leurs données via une appli et s'enregistrent, après quoi l'employeur peut les répartir en plusieurs catégories dans sa base de données. Il ajoute ensuite des informations spécifiques à chaque fiche (comme par exemple: pas disponible le lundi après-midi, ndlr) et planifie son personnel via l'un de nos modules. Il y en a plusieurs dans la mesure où dans la vente au détail, cela fonctionne différemment que dans l'horeca, où l'on peut par exemple activer un planning hebdomadaire. Le planning en fonction des tâches est aussi possible.'

C'était une matière complexe avec tous ces statuts, agences d'intérim et secrétariats sociaux ayant chacun leurs systèmes propres

La partie administrative de l'affaire est également traitée via la plate-forme web. Les déclarations immédiates dimona pour les flexi-jobbers sont automatiquement transférées aux pouvoirs publics. Un simple module 'pointeuse' tient à jour les heures prestées. 'Et avec des modules séparés, nous établissons des liens vers les plates-formes des secrétariats sociaux ou des agences d'intérim. Nous utilisons un modèle SaaS avec un coût par mois et par utilisateur actif', explique le fondateur Vanthournout.

Book'u a été fondée, il y a cinq ans déjà, mais elle a mis trois ans pour se développer vraiment. 'C'était une matière complexe avec tous ces statuts, agences d'intérim et secrétariats sociaux ayant chacun leurs systèmes propres. Nous avons même dû créer nous-mêmes un module pour nous y retrouver dans toutes les méthodes de facturation différentes', ajoute Vanthournout. Mais depuis un an et demi, la startup est lancée sur le plan commercial et a déjà attiré quelque cinq cents clients, parmi lesquels de nombreuses entreprises de l'horeca, mais aussi du secteur événementiel, où les avantages de la solution sont appréciés. 'C'est ainsi que Tomorrowland est depuis deux ans un fidèle utilisateur pour la gestion de tous les stands d'alimentation et de boissons. Entre-temps, nous tentons aussi de nous tourner vers le secteur de la vente au détail. Un projet-pilote chez Spar sera probablement bientôt déployé dans tous les magasins de la chaîne, et nous négocions aussi avec d'autres acteurs en vue.'

Dieter Vanthournout, le fondateur de Book'u., Book'u
Dieter Vanthournout, le fondateur de Book'u. © Book'u

Besoin d'un travail de missionnaire

Comme il s'agit d'un nouveau produit, il faut passer par un travail de missionnaire, selon Vanthournout. 'Voilà pourquoi nous misons non seulement sur la vente directe, mais aussi sur une présence dans les salons horeca et RH. Nous tentons également de transmettre notre message via un contenu en ligne et des annonces. Cela génère actuellement une à deux inscriptions par jour', fait-il encore observer.

Qu'en est-il des ambitions? 'L'avantage d'être belges, c'est que nous avons déjà approché la complexité de notre législation dans notre outil', déclare Vanthournout en souriant. 'C'est ce qui manque à nos concurrents étrangers, et il y en a. Voilà qui explique pourquoi nous voulons d'abord nous imposer dans notre pays, avant de franchir les frontières et ce, même si c'est à coup sûr une option. Je pense alors en premier lieu à la France, parce que notre localisation en Flandre Occidentale est proche de l'hexagone.'

Mais dans notre pays, Book'u n'est certainement pas le seul outil de planification du personnel. Vanthournout : 'La différence avec les concurrents, c'est qu'ils dépendent respectivement d'Adecco et de SD Worx, alors que nous, nous sommes indépendants. De plus, nous essayons de nous distinguer par notre facilité d'emploi. Il ne faut pas être un pro pour travailler avec notre plate-forme.'

Business angels

Alors qu'il avait débuté seul, Vanthournout a trouvé dans les entrepreneurs Koen Vandekerckhove et Luc Caenepeel deux business angels qui ont accepté d'entrer dans sa jeune pousse. Start it @KBC a également soutenu l'entreprise, alors que les pouvoirs publics ont apporté un subside à l'innovation de 80.000 euros. 'En tout, nous avons entre-temps recueilli 1,4 million d'euros environ', révèle le fondateur. 'Nous voulons à présent organiser une nouvelle phase de capitalisation d'un million d'euros environ. Nous examinions surtout de possibles entreprises partenaires, telles des agences d'intérim ou des secrétariats sociaux. L'objectif demeure cependant que nous n'en soyons pas dépendants. Nous voulons en effet absolument conserver notre indépendance.'

Book'U

Siège social: Izegem

Nombre d'associés: 3

A la recherche de capital supplémentaire?: Oui, une phase d'1 million d'euros en préparation.

Site web: Book'u.be

Cela peut s'avérer assez complexe dans certains secteurs. 'Prenez l'horeca', affirme Dieter Vanthournout, fondateur de la jeune pousse Book'u de Flandre occidentale. 'Dans ce secteur, un employeur peut avoir à son service non seulement du personnel fixe, mais aussi des intérimaires, des flexi-jobbers et des étudiants. Toutes ces personnes arrivent avec des particularités exigeant une administration spécifique. L'employeur en perd bien vite son latin et c'est précisément ce que nous voulons éviter avec notre plate-forme web automatisée Book'u.'Avec Book'u, un employeur obtient rapidement une vue d'ensemble de son personnel. Vanthournout: 'Les employés saisissent leurs données via une appli et s'enregistrent, après quoi l'employeur peut les répartir en plusieurs catégories dans sa base de données. Il ajoute ensuite des informations spécifiques à chaque fiche (comme par exemple: pas disponible le lundi après-midi, ndlr) et planifie son personnel via l'un de nos modules. Il y en a plusieurs dans la mesure où dans la vente au détail, cela fonctionne différemment que dans l'horeca, où l'on peut par exemple activer un planning hebdomadaire. Le planning en fonction des tâches est aussi possible.'La partie administrative de l'affaire est également traitée via la plate-forme web. Les déclarations immédiates dimona pour les flexi-jobbers sont automatiquement transférées aux pouvoirs publics. Un simple module 'pointeuse' tient à jour les heures prestées. 'Et avec des modules séparés, nous établissons des liens vers les plates-formes des secrétariats sociaux ou des agences d'intérim. Nous utilisons un modèle SaaS avec un coût par mois et par utilisateur actif', explique le fondateur Vanthournout.Book'u a été fondée, il y a cinq ans déjà, mais elle a mis trois ans pour se développer vraiment. 'C'était une matière complexe avec tous ces statuts, agences d'intérim et secrétariats sociaux ayant chacun leurs systèmes propres. Nous avons même dû créer nous-mêmes un module pour nous y retrouver dans toutes les méthodes de facturation différentes', ajoute Vanthournout. Mais depuis un an et demi, la startup est lancée sur le plan commercial et a déjà attiré quelque cinq cents clients, parmi lesquels de nombreuses entreprises de l'horeca, mais aussi du secteur événementiel, où les avantages de la solution sont appréciés. 'C'est ainsi que Tomorrowland est depuis deux ans un fidèle utilisateur pour la gestion de tous les stands d'alimentation et de boissons. Entre-temps, nous tentons aussi de nous tourner vers le secteur de la vente au détail. Un projet-pilote chez Spar sera probablement bientôt déployé dans tous les magasins de la chaîne, et nous négocions aussi avec d'autres acteurs en vue.'Comme il s'agit d'un nouveau produit, il faut passer par un travail de missionnaire, selon Vanthournout. 'Voilà pourquoi nous misons non seulement sur la vente directe, mais aussi sur une présence dans les salons horeca et RH. Nous tentons également de transmettre notre message via un contenu en ligne et des annonces. Cela génère actuellement une à deux inscriptions par jour', fait-il encore observer.Qu'en est-il des ambitions? 'L'avantage d'être belges, c'est que nous avons déjà approché la complexité de notre législation dans notre outil', déclare Vanthournout en souriant. 'C'est ce qui manque à nos concurrents étrangers, et il y en a. Voilà qui explique pourquoi nous voulons d'abord nous imposer dans notre pays, avant de franchir les frontières et ce, même si c'est à coup sûr une option. Je pense alors en premier lieu à la France, parce que notre localisation en Flandre Occidentale est proche de l'hexagone.'Mais dans notre pays, Book'u n'est certainement pas le seul outil de planification du personnel. Vanthournout : 'La différence avec les concurrents, c'est qu'ils dépendent respectivement d'Adecco et de SD Worx, alors que nous, nous sommes indépendants. De plus, nous essayons de nous distinguer par notre facilité d'emploi. Il ne faut pas être un pro pour travailler avec notre plate-forme.'Alors qu'il avait débuté seul, Vanthournout a trouvé dans les entrepreneurs Koen Vandekerckhove et Luc Caenepeel deux business angels qui ont accepté d'entrer dans sa jeune pousse. Start it @KBC a également soutenu l'entreprise, alors que les pouvoirs publics ont apporté un subside à l'innovation de 80.000 euros. 'En tout, nous avons entre-temps recueilli 1,4 million d'euros environ', révèle le fondateur. 'Nous voulons à présent organiser une nouvelle phase de capitalisation d'un million d'euros environ. Nous examinions surtout de possibles entreprises partenaires, telles des agences d'intérim ou des secrétariats sociaux. L'objectif demeure cependant que nous n'en soyons pas dépendants. Nous voulons en effet absolument conserver notre indépendance.'