'C'est - une fois encore - ce genre de solution qui démontra son utilité, lorsque nous connûmes des problèmes quelques semaines durant. Subitement, il apparut qu'il n'était plus possible d'obtenir un crédit hypothécaire', explique le CEO d'Oper, Geert Van Kerckhoven. 'Je ne pouvais plus passer chez mon banquier, et le notaire était dans l'impossibilité de délivrer l'acte. Et cela ne fit que prolonger le déjà long processus d'obtention d'un prêt.'

Numérisation poussée

La solution d'Oper fait appel à une numérisation poussée. Van Kerckhoven évoque un 'out-of-the-box-software' couvrant tout le flux, du contact initial jusqu'au contrat dans le monde virtuel. 'Vous vous enregistrez, vous complétez les données liées à vos revenus, vous ajoutez les infos sur l'habitation que vous voulez acheter et en l'espace de quelques minutes, vous recevez une première proposition de taux d'intérêt', explique Van Kerckhoven. Par le biais d'un simple glisser-déposer, des photos ou des documentes tels des fiches de salaire peuvent également être joints.

Les trois fondateurs d'Oper. De gauche à droite: Geert Van Kerckhoven (CEO), Wouter Lachat et Nick Van Berckelaer (CTO)., Oper
Les trois fondateurs d'Oper. De gauche à droite: Geert Van Kerckhoven (CEO), Wouter Lachat et Nick Van Berckelaer (CTO). © Oper

La technologie hébergée dans le nuage d'Oper peut le cas échéant être intégrée sous la forme d'un white label à l'écosystème d'une banque. 'Dans ce but, nous demandons un dédommagement d'installation et prélevons un forfait SaaS sur chaque contrat conclu via notre plate-forme', précise le CEO. Selon lui, les banques belges choisissent provisoirement toutefois de faire développer un logiciel en interne. 'Ce qui explique pourquoi dans notre pays, nous ne travaillons qu'avec une seule institution de crédits. C'est en Suisse que nous avons trouvé nos premiers clients. Si on constate que cela marche là-bas, on a ici de plus en plus conscience qu'on peut assurément externaliser le développement d'une telle solution.'

Le fait que nous ambitionnons toute l'Europe, ce n'est pas insensé, mais logique: notre approche est entièrement basée sur l'European Mortgage Credit Directive, qui est identique dans tous les pays de l'UE

Pour l'année prochaine, le CEO distingue deux objectifs principaux. 'Avant tout, nous voulons nous étendre en Europe germanophone. Nous possédons déjà un client en Autriche et négocions avec des banques allemandes. La Grande-Bretagne retiendra aussi notre attention, puisque récemment, Barclays a investi dans Oper. Le fait que nous ambitionnons toute l'Europe, ce n'est pas insensé, mais logique: notre approche est entièrement basée sur l'European Mortgage Credit Directive, qui est identique dans tous les pays de l'UE.'

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Extension

Barclays n'est pas le seul acteur à avoir récemment investi dans la jeune pousse anversoise. Outre la banque d'affaires britannique, l'eary-stage funding group Pitchdrive et trois business angels ont aussi pris part à la phase de pré-démarrage qui a récemment rapporté un demi-million d'euros. 'Mais nous n'en avons à coup sûr pas encore fini de récolter du capital', affirme Van Kerckhoven. 'D'ici la fin de l'année, nous voudrions mener à bien une nouvelle phase qui devrait nous rapporter entre un million et demi et deux millions d'euros. Ce montant nous servirait à nous étendre davantage encore.'

Oper

Siège social: Anvers

Nombre d'associés: 3

A la recherche de capital supplémentaire (fin de cette année, une nouvelle phase de capitalisation d'1,5 à 2 millions d'euros est planifiée)

Site web: Opercredits.com

'C'est - une fois encore - ce genre de solution qui démontra son utilité, lorsque nous connûmes des problèmes quelques semaines durant. Subitement, il apparut qu'il n'était plus possible d'obtenir un crédit hypothécaire', explique le CEO d'Oper, Geert Van Kerckhoven. 'Je ne pouvais plus passer chez mon banquier, et le notaire était dans l'impossibilité de délivrer l'acte. Et cela ne fit que prolonger le déjà long processus d'obtention d'un prêt.'La solution d'Oper fait appel à une numérisation poussée. Van Kerckhoven évoque un 'out-of-the-box-software' couvrant tout le flux, du contact initial jusqu'au contrat dans le monde virtuel. 'Vous vous enregistrez, vous complétez les données liées à vos revenus, vous ajoutez les infos sur l'habitation que vous voulez acheter et en l'espace de quelques minutes, vous recevez une première proposition de taux d'intérêt', explique Van Kerckhoven. Par le biais d'un simple glisser-déposer, des photos ou des documentes tels des fiches de salaire peuvent également être joints.La technologie hébergée dans le nuage d'Oper peut le cas échéant être intégrée sous la forme d'un white label à l'écosystème d'une banque. 'Dans ce but, nous demandons un dédommagement d'installation et prélevons un forfait SaaS sur chaque contrat conclu via notre plate-forme', précise le CEO. Selon lui, les banques belges choisissent provisoirement toutefois de faire développer un logiciel en interne. 'Ce qui explique pourquoi dans notre pays, nous ne travaillons qu'avec une seule institution de crédits. C'est en Suisse que nous avons trouvé nos premiers clients. Si on constate que cela marche là-bas, on a ici de plus en plus conscience qu'on peut assurément externaliser le développement d'une telle solution.'Pour l'année prochaine, le CEO distingue deux objectifs principaux. 'Avant tout, nous voulons nous étendre en Europe germanophone. Nous possédons déjà un client en Autriche et négocions avec des banques allemandes. La Grande-Bretagne retiendra aussi notre attention, puisque récemment, Barclays a investi dans Oper. Le fait que nous ambitionnons toute l'Europe, ce n'est pas insensé, mais logique: notre approche est entièrement basée sur l'European Mortgage Credit Directive, qui est identique dans tous les pays de l'UE.'Découvrez aussi l'aperçu de toutes nos startups favoritesBarclays n'est pas le seul acteur à avoir récemment investi dans la jeune pousse anversoise. Outre la banque d'affaires britannique, l'eary-stage funding group Pitchdrive et trois business angels ont aussi pris part à la phase de pré-démarrage qui a récemment rapporté un demi-million d'euros. 'Mais nous n'en avons à coup sûr pas encore fini de récolter du capital', affirme Van Kerckhoven. 'D'ici la fin de l'année, nous voudrions mener à bien une nouvelle phase qui devrait nous rapporter entre un million et demi et deux millions d'euros. Ce montant nous servirait à nous étendre davantage encore.'