'Les travailleurs de première ligne connaissent régulièrement le problème', déclare Johan De Geyter (photo), le CEO de la startup Iristick. 'Vous vous trouvez par exemple à cent mètres de hauteur en train d'effectuer un travail sur une éolienne et vous n'avez littéralement pas de main libre pour prendre votre téléphone ou pour consulter un expert, alors que ce serait pourtant vraiment utile. Voilà pourquoi nous avons mis au point des lunettes intelligentes permettant à des personnes de visionner à distance ce que vous faites dans le but de vous venir en aide'.

Pourquoi prévoir encore un expert dans un avion, s'il peut tout aussi bien visionner et aider directement à distance?

Téléassistance

Des 'lunettes Google pour l'industrie', voilà comment De Geyter décrit Iristick, en ajoutant qu'il s'agit d'une 'technologie belge du futur' résultant de quelques années de développement. Comment cette téléassistance fonctionne-t-elle précisément? 'Deux caméras captent ce que vous voyez. Elles le font non seulement en mode d'ensemble ('overview'), mais aussi au moyen d'un zoom pour se focaliser sur les détails', explique le CEO. 'La commande repose sur des instructions orales ou un pavé tactile. Quelque part ailleurs, un expert voit en temps réel ce qui se passe, pour ensuite renvoyer des images avec des indications via le mini-écran des lunettes.'

Les lunettes intelligentes peuvent aussi être connectées à d'autres services. Pensons ici à un logiciel spécialisé d'entreprises telles Support Square et Proceedix, dans le but de constituer tout un écosystème autour des lunettes.

Inspections des plants

Le fait est que les clients attendaient vraiment Iristick. En témoigne l'enthousiasme avec lequel quelques grandes sociétés ont accueilli à bras ouverts les lunettes intelligentes. 'Bayer, qui a racheté Monsanto en 2018, les utilise par exemple pour des inspections des plants dans les champs de maïs', explique De Geyter. Et à coup sûr aujourd'hui que le télétravail est quasiment devenu la norme, l'entreprise observe une croissance: 'C'est ainsi que Médecins sans Frontières a, grâce à nos lunettes intelligentes, apporté un support à distance au corps médical iranien s'occupant du covid-19. Chez John Bean Technologies, elles sont utilisées par le département de support à la clientèle, pour apporter de l'assistance aux équipes de maintenance locales en Italie du Nord. On constate que la réflexion s'oriente aussi dans cette direction: pourquoi prévoir encore un expert dans un avion, s'il peut tout aussi bien visionner et aider directement à distance?'

A présent que les produits ont capté l'attention, De Geyter a immédiatement étoffé son équipe de vendeurs. 'A Anvers, nous avons recruté trois vendeurs supplémentaires et nous avons doublé l'effectif dans notre filiale de New York. Actuellement, nous vendons grosso modo soixante pour cent en Europe et le reste aux Etats-Unis. Mais nous observons progressivement que le marché asiatique se tourne aussi vers nous. Nos ambitions restent par conséquent fortes.'

Iristick a vu le jour grâce à divers investissements: d'abord via les amis, la famille et autres, puis avec l'aide de The Innovation Fund, Pentahold et Saffelberg, ainsi que du projet européen Horizon 2020, qui ont apporté conjointement plusieurs millions d'euros. L'entreprise n'en reste pas moins à la recherche de capital supplémentaire. 'Nous sommes toujours intéressés par des partenaires capables de nous aider à croître', conclut De Geyter.

Iristick

Siège social: Sint-Martens-Latem

Nombre d'associés: 5

A la recherche de capital supplémentaire

Site web: Iristick.com

'Les travailleurs de première ligne connaissent régulièrement le problème', déclare Johan De Geyter (photo), le CEO de la startup Iristick. 'Vous vous trouvez par exemple à cent mètres de hauteur en train d'effectuer un travail sur une éolienne et vous n'avez littéralement pas de main libre pour prendre votre téléphone ou pour consulter un expert, alors que ce serait pourtant vraiment utile. Voilà pourquoi nous avons mis au point des lunettes intelligentes permettant à des personnes de visionner à distance ce que vous faites dans le but de vous venir en aide'.Des 'lunettes Google pour l'industrie', voilà comment De Geyter décrit Iristick, en ajoutant qu'il s'agit d'une 'technologie belge du futur' résultant de quelques années de développement. Comment cette téléassistance fonctionne-t-elle précisément? 'Deux caméras captent ce que vous voyez. Elles le font non seulement en mode d'ensemble ('overview'), mais aussi au moyen d'un zoom pour se focaliser sur les détails', explique le CEO. 'La commande repose sur des instructions orales ou un pavé tactile. Quelque part ailleurs, un expert voit en temps réel ce qui se passe, pour ensuite renvoyer des images avec des indications via le mini-écran des lunettes.'Les lunettes intelligentes peuvent aussi être connectées à d'autres services. Pensons ici à un logiciel spécialisé d'entreprises telles Support Square et Proceedix, dans le but de constituer tout un écosystème autour des lunettes.Le fait est que les clients attendaient vraiment Iristick. En témoigne l'enthousiasme avec lequel quelques grandes sociétés ont accueilli à bras ouverts les lunettes intelligentes. 'Bayer, qui a racheté Monsanto en 2018, les utilise par exemple pour des inspections des plants dans les champs de maïs', explique De Geyter. Et à coup sûr aujourd'hui que le télétravail est quasiment devenu la norme, l'entreprise observe une croissance: 'C'est ainsi que Médecins sans Frontières a, grâce à nos lunettes intelligentes, apporté un support à distance au corps médical iranien s'occupant du covid-19. Chez John Bean Technologies, elles sont utilisées par le département de support à la clientèle, pour apporter de l'assistance aux équipes de maintenance locales en Italie du Nord. On constate que la réflexion s'oriente aussi dans cette direction: pourquoi prévoir encore un expert dans un avion, s'il peut tout aussi bien visionner et aider directement à distance?'A présent que les produits ont capté l'attention, De Geyter a immédiatement étoffé son équipe de vendeurs. 'A Anvers, nous avons recruté trois vendeurs supplémentaires et nous avons doublé l'effectif dans notre filiale de New York. Actuellement, nous vendons grosso modo soixante pour cent en Europe et le reste aux Etats-Unis. Mais nous observons progressivement que le marché asiatique se tourne aussi vers nous. Nos ambitions restent par conséquent fortes.'Iristick a vu le jour grâce à divers investissements: d'abord via les amis, la famille et autres, puis avec l'aide de The Innovation Fund, Pentahold et Saffelberg, ainsi que du projet européen Horizon 2020, qui ont apporté conjointement plusieurs millions d'euros. L'entreprise n'en reste pas moins à la recherche de capital supplémentaire. 'Nous sommes toujours intéressés par des partenaires capables de nous aider à croître', conclut De Geyter.