'Et bien non, il n'est pas toujours facile de faire du commerce en ligne', déclare en souriant Geert Roete, CEO d'Infinity Mobile. 'Pour les petits commerçants, il s'avère souvent coûteux et controversé de mettre en oeuvre un système, alors que pour les entreprises plus grandes, cela revient à naviguer à l'aveugle. Elles ne savent souvent pas qui sont leurs clients, ne peuvent que malaisément les identifier et, partant, leur faire une offre personnalisée.' Voilà pourquoi Infinity Mobile a cherché une solution. Ce qui débuta sous la forme d'une plate-forme unique, a fait place à deux unités, chacune ciblant un groupe spécifique.

Quelques clics de souris

Primo, il y a Shopitag, une plate-forme d'e-commerce en self-service pour micro-activités. 'Pensons ici à un boulanger, à un restaurant ou à un petit designer de bijoux', explique Roete. 'De manière très simple, nous les aidons à organiser leur commerce numérique et à promouvoir leurs produits.' Une appli a par exemple été développée pour effectuer rapidement une photo d'une création et de la poster directement sur Facebook, accompagnée d'un lien vers le webshop: 'Ce qui devrait normalement prendre une heure, est ainsi ramené à cinq minutes de travail et à quelques clics de souris.'

Quand on sait dans quel magasin le client se trouve, on peut par exemple lui proposer par clavardage un code de ristourne spécifique

Secundo, il y Sayl, une plate-forme omni-canal qui aide les entreprises plus grandes à 'hyper-personnaliser' leurs ventes en collectant des données et les activant. 'C'est le vécu du client qui occupe ici une place centrale', ajoute Roete. 'Nous permettons au vendeur d'identifier l'acheteur via plusieurs canaux, après quoi le client peut être approché de manière très personnalisée. Quand on sait dans quel magasin le client se trouve, on peut par exemple lui proposer par clavardage un code de ristourne spécifique. Le product manager ou tout autre gestionnaire peut paramétrer cela entièrement à son gré via le tableau de bord de notre plate-forme web, sans l'aide d'un département IT.'

Modèle SaaS

Les deux outils sont proposés selon un modèle SaaS moyennant un coût de licence, avec un prix par transaction. Il semble du reste que Shopitag a déjà atteint son objectif. 'Actuellement, nous avons déjà activé quelque 1.300 commerçants dans 23 pays', affirme le CEO. 'Grâce à des partenariats conclus avec la Banque ING et la plate-forme touslesmagasinsenligne.be de bpost, nous souhaitons augmenter rapidement ce nombre.'

Pour sa part, Sayl en est encore à ses balbutiements. La plate-forme est entre-temps utilisée par Brussels Airport et Brussels Expo, mais Infinity Mobile entend à présent la déployer via direct sales dans d'autres secteurs B2C, tels la vente au détail et les restaurants. Avec un assureur néerlandais et Frankfurt Airport au nombre de ses clients, la jeune pousse accomplit à présent aussi ses premiers petits pas prudents à l'étranger. 'De plus, nous envisageons des partenariats avec des agences numériques, afin d'attirer encore plus de nouveaux clients', prétend l'ambitieux CEO.

Infinity Mobile a démarré avec un 'bon mix financier'. Roete: 'Une combinaison d'investissements propres, d'une phase d'amorçage avec quelques business angels fin 2017 et d'un soutien public tant flamand que wallon nous a amenés là où nous sommes aujourd'hui. Le fait que nous ayons généré l'année dernière un revenu de 550.000 euros, démontre bien que notre produit a réussi à trouver un marché.'

Pour commercialiser plus avant Sayl, le CEO s'attend à avoir besoin de quelque quatre à cinq millions d'euros. Des négociations avec des investisseurs potentiels sont déjà en cours. Le but est d'en avoir terminé avec une nouvelle phase de capitalisation dans la seconde moitié de cette année.

Infinity Mobile

Siège social: Deinze

Nombre d'associé: 2

A la recherche de capital supplémentaire

Site web: infinity-mobile.io

'Et bien non, il n'est pas toujours facile de faire du commerce en ligne', déclare en souriant Geert Roete, CEO d'Infinity Mobile. 'Pour les petits commerçants, il s'avère souvent coûteux et controversé de mettre en oeuvre un système, alors que pour les entreprises plus grandes, cela revient à naviguer à l'aveugle. Elles ne savent souvent pas qui sont leurs clients, ne peuvent que malaisément les identifier et, partant, leur faire une offre personnalisée.' Voilà pourquoi Infinity Mobile a cherché une solution. Ce qui débuta sous la forme d'une plate-forme unique, a fait place à deux unités, chacune ciblant un groupe spécifique.Primo, il y a Shopitag, une plate-forme d'e-commerce en self-service pour micro-activités. 'Pensons ici à un boulanger, à un restaurant ou à un petit designer de bijoux', explique Roete. 'De manière très simple, nous les aidons à organiser leur commerce numérique et à promouvoir leurs produits.' Une appli a par exemple été développée pour effectuer rapidement une photo d'une création et de la poster directement sur Facebook, accompagnée d'un lien vers le webshop: 'Ce qui devrait normalement prendre une heure, est ainsi ramené à cinq minutes de travail et à quelques clics de souris.'Secundo, il y Sayl, une plate-forme omni-canal qui aide les entreprises plus grandes à 'hyper-personnaliser' leurs ventes en collectant des données et les activant. 'C'est le vécu du client qui occupe ici une place centrale', ajoute Roete. 'Nous permettons au vendeur d'identifier l'acheteur via plusieurs canaux, après quoi le client peut être approché de manière très personnalisée. Quand on sait dans quel magasin le client se trouve, on peut par exemple lui proposer par clavardage un code de ristourne spécifique. Le product manager ou tout autre gestionnaire peut paramétrer cela entièrement à son gré via le tableau de bord de notre plate-forme web, sans l'aide d'un département IT.'Les deux outils sont proposés selon un modèle SaaS moyennant un coût de licence, avec un prix par transaction. Il semble du reste que Shopitag a déjà atteint son objectif. 'Actuellement, nous avons déjà activé quelque 1.300 commerçants dans 23 pays', affirme le CEO. 'Grâce à des partenariats conclus avec la Banque ING et la plate-forme touslesmagasinsenligne.be de bpost, nous souhaitons augmenter rapidement ce nombre.'Pour sa part, Sayl en est encore à ses balbutiements. La plate-forme est entre-temps utilisée par Brussels Airport et Brussels Expo, mais Infinity Mobile entend à présent la déployer via direct sales dans d'autres secteurs B2C, tels la vente au détail et les restaurants. Avec un assureur néerlandais et Frankfurt Airport au nombre de ses clients, la jeune pousse accomplit à présent aussi ses premiers petits pas prudents à l'étranger. 'De plus, nous envisageons des partenariats avec des agences numériques, afin d'attirer encore plus de nouveaux clients', prétend l'ambitieux CEO.Infinity Mobile a démarré avec un 'bon mix financier'. Roete: 'Une combinaison d'investissements propres, d'une phase d'amorçage avec quelques business angels fin 2017 et d'un soutien public tant flamand que wallon nous a amenés là où nous sommes aujourd'hui. Le fait que nous ayons généré l'année dernière un revenu de 550.000 euros, démontre bien que notre produit a réussi à trouver un marché.'Pour commercialiser plus avant Sayl, le CEO s'attend à avoir besoin de quelque quatre à cinq millions d'euros. Des négociations avec des investisseurs potentiels sont déjà en cours. Le but est d'en avoir terminé avec une nouvelle phase de capitalisation dans la seconde moitié de cette année.