Dorst Technology NV n'existe que depuis un an, même si son fondateur Maxim Sergeant caressait cette idée depuis plusieurs années déjà: "Dans le passé, nous avons examiné quelques projets-pilotes. Nous avons aussi négocié avec Payconic, mais pour nous, le marché n'était pas encore tout à fait prêt. Aujourd'hui avec la crise du corona, le moment est cependant venu pour lancer vraiment notre concept sur le marché. Et nous avons donc officiellement créé notre entreprise."

L'idée est simple: les tables sont équipées d'un code QR. Quiconque le scanne, voit apparaître le menu ou la carte des boissons sur son smartphone. Vous commandez et payez donc via votre écran. L'exploitant horeca reçoit la commande sur son écran à lui, éventuellement séparé du bar et de la cuisine, et peut se charger de préparer la commande. Il est aussi possible de travailler avec un 'pick-up point'. "Nous disposons même d'un algorithme pour éviter que trop de personnes n'aboutissent en même temps à ce point de réception", déclare Sergeant.

Pour ce faire, le client ne doit pas installer une appli ou créer un compte. "Le code QR vous renvoie à Dorst.app/nomducafé. Pour l'exploitant, il s'agit d'un modèle Software-as-a-Service, qui lui coûte 19 euros par mois, quelle que soit la taille de son établissement. Jusqu'au 1er janvier prochain, nous fonctionnerons de manière entièrement gratuite. Il n'y aura donc pas de frais d'inscription ou de désinscription. L'exploitant pourra donc se lancer ou s'arrêter quand il le voudra."

., Canal Z
. © Canal Z

Dorst ne facturera donc pas de commission par commande. Ce qui subsistera encore par contre, c'est le coût Bancontact/Payconiq, mais qui sera inférieur aux frais de paiement habituels. "Normalement, une transaction Bancontact en ligne revient à 39 cents, mais nous avons négocié que pour les utilisateurs de Dorst, ce soit 17 cents par transaction."

Alken-Maes

Sergeant n'en est pas à son coup d'essai. Il gère en effet depuis quelques années déjà Bakkersonline, qui propose actuellement dans 23 pays un logiciel d'e-commerce aux boulangers, pâtissiers et chocolatiers. Comme il n'entend pas arrêter cette activité, il limitera son rôle chez Dorst à celui de président.

En plus de lui, il y a trois autres administrateurs dans l'entreprise: Johannes Gobyn, qui était jusqu'il y a quelques années actif aussi dans Bakkersonline, Filip Vanheusden et Dirk Ketele. Ces deux derniers viennent de la firme horeca coopérative Xenia Services, qui est coactionnaire. Vanheusden est également président d'Horeca Vlaanderen. Dans la pratique, ce sont Gobyn et Ketele qui dirigent l'entreprise au quotidien.

Il en résulte que la jeune pousse dispose directement de deux spécialistes expérimentés de l'horeca. "Je continue de diriger Bakkersonline, mais pour Dorst, je voulais m'entourer des partenaires adéquats, afin que nous puissions répondre parfaitement aux besoins des entrepreneurs de l'horeca", explique Sergeant.

Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Il y a en effet aussi une collaboration avec Alken-Maes, qui promotionnera le menu numérique dans ses cafés. En échange, ces cafés, tout comme les membres de Xenia, ne s'acquitteront que de la moitié de l'abonnement mensuel, dès que la période gratuite prendra fin le 1er janvier.

Avenir

L'ambition est de partir ainsi et dans un premier temps à la conquête du Benelux, puis de l'Europe dans un deuxième temps, et enfin du reste du monde. "Nous voulons nous emparer du leadership sur le marché du Benelux. En Belgique, c'est faisable, mais aux Pays-Bas, il existe déjà deux systèmes similaires, ce qui fait que nous devrons affronter une forte concurrence. Cela nous forcera peut-être à envisager des rachats. Avec des partenariats stratégiques, comme avec Alken-Maes, nous accomplissons déjà un grand pas dans la bonne direction."

Mais un nom même aussi ronflant localement que Dorst peut-il s'imposer aussi à l'étranger? "Nous y veillons. En Wallonie, nous sommes actifs avec Soif.app sous l'appellation Soif Technology. En Espagne, il s'agit de Sed et en Allemagne de Durst. L'objectif est de choisir le terme local ad hoc."

La crise du corona a boosté Bakkersonline

Sergeant vient seulement de débuter avec Dorst, mais il est surtout connu grâce à Bakkersonline, un acteur en e-commerce pour le boulanger local. Huit ans après sa fondation, l'entreprise se trouve en ligne dans 23 pays. Cette semaine, elle s'est lancée au Brésil.

Alors que le monde vit quelque peu au ralenti à cause du coronavirus, Bakkersonline semble avoir le vent en poupe. "C'est bizarre de le dire, mais notre entreprise a ainsi reçu un énorme 'boost'. Ces deux derniers mois, nous avons crû de 148 pour cent, ce qui est incroyable pour une entreprise qui existe depuis huit ans déjà."

En marge de la crise, Bakkersonline a lancé un module 'Light' que les boulangers peuvent utiliser gratuitement trois mois durant. Et cela joue aussi en faveur de la croissance de l'entreprise. Sergeant lui-même déclare devoir surtout la forte croissance internationale à la collaboration avec Puratos, un fournisseur de produits pour la boulangerie, qui est actif dans le monde entier.

La technologie sous-jacente à Bakkersonline n'a du reste rien à voir avec Dorst. "Nous le faisons sciemment. Nous y apportons évidemment notre expertise en matière d'économie locale, mais Bakkersonline, c'est l'e-commerce: on commande quelque chose à venir réceptionner à une date précise. Dorst, c'est le 'real time ordering': on commande quelque chose maintenant que l'on réceptionne quelques minutes plus tard. Nous sommes par conséquent conscients de démarrer de zéro au niveau de la technologie, de la structure et du code. Pour le développement, ce qui nous facilite les choses, c'est que nous pouvons nous focaliser entièrement sur le secteur horeca, où, je crois, nous pouvons casser la baraque."

Dorst Technology

Siège social: Gand

Nombre d'associés: 4

A la recherche de capital supplémentaire: pas pour l'instant

Site web: www.soif.app

Dorst Technology NV n'existe que depuis un an, même si son fondateur Maxim Sergeant caressait cette idée depuis plusieurs années déjà: "Dans le passé, nous avons examiné quelques projets-pilotes. Nous avons aussi négocié avec Payconic, mais pour nous, le marché n'était pas encore tout à fait prêt. Aujourd'hui avec la crise du corona, le moment est cependant venu pour lancer vraiment notre concept sur le marché. Et nous avons donc officiellement créé notre entreprise."L'idée est simple: les tables sont équipées d'un code QR. Quiconque le scanne, voit apparaître le menu ou la carte des boissons sur son smartphone. Vous commandez et payez donc via votre écran. L'exploitant horeca reçoit la commande sur son écran à lui, éventuellement séparé du bar et de la cuisine, et peut se charger de préparer la commande. Il est aussi possible de travailler avec un 'pick-up point'. "Nous disposons même d'un algorithme pour éviter que trop de personnes n'aboutissent en même temps à ce point de réception", déclare Sergeant.Pour ce faire, le client ne doit pas installer une appli ou créer un compte. "Le code QR vous renvoie à Dorst.app/nomducafé. Pour l'exploitant, il s'agit d'un modèle Software-as-a-Service, qui lui coûte 19 euros par mois, quelle que soit la taille de son établissement. Jusqu'au 1er janvier prochain, nous fonctionnerons de manière entièrement gratuite. Il n'y aura donc pas de frais d'inscription ou de désinscription. L'exploitant pourra donc se lancer ou s'arrêter quand il le voudra."Dorst ne facturera donc pas de commission par commande. Ce qui subsistera encore par contre, c'est le coût Bancontact/Payconiq, mais qui sera inférieur aux frais de paiement habituels. "Normalement, une transaction Bancontact en ligne revient à 39 cents, mais nous avons négocié que pour les utilisateurs de Dorst, ce soit 17 cents par transaction."Sergeant n'en est pas à son coup d'essai. Il gère en effet depuis quelques années déjà Bakkersonline, qui propose actuellement dans 23 pays un logiciel d'e-commerce aux boulangers, pâtissiers et chocolatiers. Comme il n'entend pas arrêter cette activité, il limitera son rôle chez Dorst à celui de président.En plus de lui, il y a trois autres administrateurs dans l'entreprise: Johannes Gobyn, qui était jusqu'il y a quelques années actif aussi dans Bakkersonline, Filip Vanheusden et Dirk Ketele. Ces deux derniers viennent de la firme horeca coopérative Xenia Services, qui est coactionnaire. Vanheusden est également président d'Horeca Vlaanderen. Dans la pratique, ce sont Gobyn et Ketele qui dirigent l'entreprise au quotidien.Il en résulte que la jeune pousse dispose directement de deux spécialistes expérimentés de l'horeca. "Je continue de diriger Bakkersonline, mais pour Dorst, je voulais m'entourer des partenaires adéquats, afin que nous puissions répondre parfaitement aux besoins des entrepreneurs de l'horeca", explique Sergeant.Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Il y a en effet aussi une collaboration avec Alken-Maes, qui promotionnera le menu numérique dans ses cafés. En échange, ces cafés, tout comme les membres de Xenia, ne s'acquitteront que de la moitié de l'abonnement mensuel, dès que la période gratuite prendra fin le 1er janvier.L'ambition est de partir ainsi et dans un premier temps à la conquête du Benelux, puis de l'Europe dans un deuxième temps, et enfin du reste du monde. "Nous voulons nous emparer du leadership sur le marché du Benelux. En Belgique, c'est faisable, mais aux Pays-Bas, il existe déjà deux systèmes similaires, ce qui fait que nous devrons affronter une forte concurrence. Cela nous forcera peut-être à envisager des rachats. Avec des partenariats stratégiques, comme avec Alken-Maes, nous accomplissons déjà un grand pas dans la bonne direction."Mais un nom même aussi ronflant localement que Dorst peut-il s'imposer aussi à l'étranger? "Nous y veillons. En Wallonie, nous sommes actifs avec Soif.app sous l'appellation Soif Technology. En Espagne, il s'agit de Sed et en Allemagne de Durst. L'objectif est de choisir le terme local ad hoc."