C'est un problème que Jeroen Dille et les deux autres cofondateurs de l'entreprise ont pu observer personnellement. Conjointement, ils ont acquis quelque trente années d'expérience dans le secteur médical et ont vu combien la pression ne faisait que croître sur notre système sanitaire. 'En même temps, nous avons pris conscience de toutes sortes d'innovations technologiques possibles, pour lesquelles nous distinguions une solution', explique Dille. 'Car si on ne trouve plus assez de personnel soignant pour s'occuper de davantage de patients, il faut veiller à ce que l'équipe en place puisse travailler de manière plus fluide.'

Modèle prévisionnel

Et c'est ainsi que Dille et ses partenaires décidèrent de cibler le quartier opératoire et d'améliorer les processus qui s'y déroulent sur base d'une analyse de données. 'On démarre toujours par des mesures au moyen d'un logiciel d'ergonomie', ajoute-t-il. 'Car plus le travail est facile, plus la fluidité est au rendez-vous. Ensuite, on détermine aussi l'efficience des processus. Nous regardons par exemple le nombre de gestes qu'un traitement spécifique exige ou combien de temps il prend. Sur cette base, nous faisons des suggestions pour améliorer les choses.'

Ces suggestions, DEO ne les suce donc pas de son pouce, mais d'une base de données des meilleures pratiques que la startup a mise au point. 'Par-dessus, nous y plaçons un modèle prévisionnel automatisé, validé en collaboration avec Ziekenhuis Oost-Limburg, qui est capable au départ de ces données et d'exemples menés à bien de prévoir l'impact d'un changement donné', poursuit Dille. 'Nous prenons aussi en considération le business case. Nous savons ainsi directement quels investissements cela exigera, mais aussi quel en sera le retour et quels en seront les effets à long terme pour la clinique.'

C'est précisément en raison de cet aspect budgétaire que DEO recourt à un 'value shared model' (modèle de partage de valeur). 'En d'autres mots, nous prélevons un pourcentage sur le bénéfice qu'une clinique pourra réaliser grâce à nous', précise Dille. 'Ce montant peut fortement varier, car chaque hôpital est différent - nous ne fournissons pas non plus une recette unique. Cela dépend aussi de l'avancement d'une clinique dans sa recherche de l'efficience, et de ce qu'elle est prête à changer.'

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Grâce au réseau étendu des fondateurs et de leurs conseillers, DEO a directement trouvé des clients dans toute l'Europe et même aux Etats-Unis. 'Dans notre secteur, c'est l'adage 'surgeons buy from surgeons' (les chirurgiens achètent aux chirurgiens, ndlr) qui s'applique, ce qui veut dire que pour continuer de croître, nous misons fortement sur quelques leaders d'opinion parmi les chirurgiens. Ils peuvent alors propager leur avis sur notre solution auprès de leurs collègues', précise encore Dille. 'Mais il va de soi que nous disposons aussi de 'business developers' pour atteindre de nouveaux clients, tant en Europe qu'aux Etats-Unis, et que nous comptons sur des collaborations avec des entreprises spécialisées dans l'équipement médical.'

Des investissements propres, des subsides de VLAIO et le soutien d'imec.istart et de Start it @KBC ont déjà fait progresser pas mal DEO. Et grâce à un financement effectué par des business angels tels Johnny Kegels, l'entreprise a réussi à présent à clôturer une première grande phase de capitalisation d'un montant d'1 million d'euros, à laquelle ont participé la Limburgse Reconversiemaatschappij LRM, Ziekenhuis Oost-Limburg, de nouveau Kegels et imec.istart Fund, ainsi qu'un groupe de business angels anonymes. 'Dans l'optique d'un potentiel accru pour notre solution par les temps qui courent, en raison aussi du corona, nous voulons à présent avancer rapidement. Nous préparons entre-temps déjà la prochaine phase de financement qui devrait se terminer en 2021', promet Dille.

DEO

Siège social: Genk

Nombre d'associés: 3

Phase de capitalisation de série A prévue pour 2021

Site web: DEO.care

C'est un problème que Jeroen Dille et les deux autres cofondateurs de l'entreprise ont pu observer personnellement. Conjointement, ils ont acquis quelque trente années d'expérience dans le secteur médical et ont vu combien la pression ne faisait que croître sur notre système sanitaire. 'En même temps, nous avons pris conscience de toutes sortes d'innovations technologiques possibles, pour lesquelles nous distinguions une solution', explique Dille. 'Car si on ne trouve plus assez de personnel soignant pour s'occuper de davantage de patients, il faut veiller à ce que l'équipe en place puisse travailler de manière plus fluide.'Et c'est ainsi que Dille et ses partenaires décidèrent de cibler le quartier opératoire et d'améliorer les processus qui s'y déroulent sur base d'une analyse de données. 'On démarre toujours par des mesures au moyen d'un logiciel d'ergonomie', ajoute-t-il. 'Car plus le travail est facile, plus la fluidité est au rendez-vous. Ensuite, on détermine aussi l'efficience des processus. Nous regardons par exemple le nombre de gestes qu'un traitement spécifique exige ou combien de temps il prend. Sur cette base, nous faisons des suggestions pour améliorer les choses.'Ces suggestions, DEO ne les suce donc pas de son pouce, mais d'une base de données des meilleures pratiques que la startup a mise au point. 'Par-dessus, nous y plaçons un modèle prévisionnel automatisé, validé en collaboration avec Ziekenhuis Oost-Limburg, qui est capable au départ de ces données et d'exemples menés à bien de prévoir l'impact d'un changement donné', poursuit Dille. 'Nous prenons aussi en considération le business case. Nous savons ainsi directement quels investissements cela exigera, mais aussi quel en sera le retour et quels en seront les effets à long terme pour la clinique.'C'est précisément en raison de cet aspect budgétaire que DEO recourt à un 'value shared model' (modèle de partage de valeur). 'En d'autres mots, nous prélevons un pourcentage sur le bénéfice qu'une clinique pourra réaliser grâce à nous', précise Dille. 'Ce montant peut fortement varier, car chaque hôpital est différent - nous ne fournissons pas non plus une recette unique. Cela dépend aussi de l'avancement d'une clinique dans sa recherche de l'efficience, et de ce qu'elle est prête à changer.'Grâce au réseau étendu des fondateurs et de leurs conseillers, DEO a directement trouvé des clients dans toute l'Europe et même aux Etats-Unis. 'Dans notre secteur, c'est l'adage 'surgeons buy from surgeons' (les chirurgiens achètent aux chirurgiens, ndlr) qui s'applique, ce qui veut dire que pour continuer de croître, nous misons fortement sur quelques leaders d'opinion parmi les chirurgiens. Ils peuvent alors propager leur avis sur notre solution auprès de leurs collègues', précise encore Dille. 'Mais il va de soi que nous disposons aussi de 'business developers' pour atteindre de nouveaux clients, tant en Europe qu'aux Etats-Unis, et que nous comptons sur des collaborations avec des entreprises spécialisées dans l'équipement médical.'Des investissements propres, des subsides de VLAIO et le soutien d'imec.istart et de Start it @KBC ont déjà fait progresser pas mal DEO. Et grâce à un financement effectué par des business angels tels Johnny Kegels, l'entreprise a réussi à présent à clôturer une première grande phase de capitalisation d'un montant d'1 million d'euros, à laquelle ont participé la Limburgse Reconversiemaatschappij LRM, Ziekenhuis Oost-Limburg, de nouveau Kegels et imec.istart Fund, ainsi qu'un groupe de business angels anonymes. 'Dans l'optique d'un potentiel accru pour notre solution par les temps qui courent, en raison aussi du corona, nous voulons à présent avancer rapidement. Nous préparons entre-temps déjà la prochaine phase de financement qui devrait se terminer en 2021', promet Dille.