Les débuts furent néanmoins tout autres. Pieter Wellens et Carl Jacobs, l'un ingénieur et l'autre davantage actif dans le secteur artistique, avaient uni leurs forces pour créer une petite entreprise réalisant des photos de plats pour les chefs coqs: enfin de jolies prises de vue pour montrer leur compétence en cuisine. Et puis, les choses n'ont cessé d'évoluer, comme l'explique le marketing director Joris Brabants. 'Certains chefs semblaient ne pas pouvoir se souvenir de ce qu'ils avaient créé précisément. A la suite de cela, on nous a demandé si nous ne pouvions pas taguer des ingrédients. Ensuite, nous avons bien vite enregistré la recette complète avec une notice de préparation progressive, ce qui déboucha rapidement sur une véritable bible de recettes.'

Calculer le coût d'un mets

Apicbase n'en resta pas là. Sur base d'une liste d'ingrédients, il lui fut facile de calculer le coût d'un mets. Il n'y avait alors plus qu'un petit pas à franchir vers la gestion du stock. 'Il en est résulté une application en ligne qui se mit à inclure toute la base arrière d'un restaurant', explique Brabants. 'En reliant Apicbase au système de caisse, on voit en outre quels plats sont vendus et donc aussi quels ingrédients sortent du stock. Des listes peuvent alors être automatiquement établies, afin qu'une simple pression sur un bouton permette de commander les produits ad hoc au fournisseur.'

En d'autres mots, le classique food & beverage manager d'un restaurant peut-il s'attendre à recevoir son C4? 'Non', répond Brabants. 'Nous voulons simplement faciliter la vie de ce manager en veillant à ce qu'il ne doive plus se pencher sur des listes Excel. Il pourra ainsi s'occuper d'autres choses, comme l'augmentation des marges sur ses plats et produits.'

Apicbase fonctionne avec un modèle SaaS classique et est par conséquent accessible au moyen d'un abonnement mensuel. 'Nous proposons plusieurs formules', explique le marketing director. 'Le modèle de base s'appelle Product Development. Il permet de créer des plats, d'en calculer le coût, de se souvenir des allergènes et des labels nutritifs, et d'ajouter progressivement des informations de préparation. Ce modèle peut ensuite être étendu avec des modules d'aide à l'achat et de gestion du stock notamment.'

Bar robotisé

L'enthousiasme qui y règne, démontre en suffisance que la startup a bien atteint sa cible. 'Actuellement, notre outil est utilisé dans vingt pays déjà - même dans un bar entièrement robotisé en Islande', affirme Brabants. L'entreprise observe aussi un grand intérêt en provenance d'Australie et de Nouvelle-Zélande. 'Il s'agit là surtout de grands services traiteurs qui fournissent à des crèches et à d'autres organisations du genre et qui doivent servir chaque jour un menu différent, en tenant compte des allergies et des diètes. Des éléments complexes donc, mais nos différents modules permettent dès à présent de rendre Apicbase utilisable par ces clients sans trop d'adaptations.'

Avec la crise du corona qui freine quelque peu le cours des choses, Apicbase mise actuellement surtout sur une croissance organique: 'Nous avons interrompu nos annonces en ligne, mais nous observons que nos clients ne nous perdent pas de vue et que les chefs nous assurent une publicité de type bouche-à-oreille.'

Les fondateurs Wellens et Jacobs ont créé Apicbase avec les 10.000 euros qu'ils ont gagnés lors d'un concours consacré aux appareils innovants dans la cuisine. S'ensuivirent une phase d'amorçage de 700.000 euros et une phase de capitalisation de série A d'1,5 million d'euros. 'Nous recherchons cependant encore de l'argent pour poursuivre notre croissance, mais aussi des profils IT intéressants pour nous aider', conclut Brabants.

Apicbase

Siège social: Anvers

Nombre d'associés: 2

A la recherche de capital supplémentaire

Site web: Get.apicbase.com

Les débuts furent néanmoins tout autres. Pieter Wellens et Carl Jacobs, l'un ingénieur et l'autre davantage actif dans le secteur artistique, avaient uni leurs forces pour créer une petite entreprise réalisant des photos de plats pour les chefs coqs: enfin de jolies prises de vue pour montrer leur compétence en cuisine. Et puis, les choses n'ont cessé d'évoluer, comme l'explique le marketing director Joris Brabants. 'Certains chefs semblaient ne pas pouvoir se souvenir de ce qu'ils avaient créé précisément. A la suite de cela, on nous a demandé si nous ne pouvions pas taguer des ingrédients. Ensuite, nous avons bien vite enregistré la recette complète avec une notice de préparation progressive, ce qui déboucha rapidement sur une véritable bible de recettes.'Apicbase n'en resta pas là. Sur base d'une liste d'ingrédients, il lui fut facile de calculer le coût d'un mets. Il n'y avait alors plus qu'un petit pas à franchir vers la gestion du stock. 'Il en est résulté une application en ligne qui se mit à inclure toute la base arrière d'un restaurant', explique Brabants. 'En reliant Apicbase au système de caisse, on voit en outre quels plats sont vendus et donc aussi quels ingrédients sortent du stock. Des listes peuvent alors être automatiquement établies, afin qu'une simple pression sur un bouton permette de commander les produits ad hoc au fournisseur.'En d'autres mots, le classique food & beverage manager d'un restaurant peut-il s'attendre à recevoir son C4? 'Non', répond Brabants. 'Nous voulons simplement faciliter la vie de ce manager en veillant à ce qu'il ne doive plus se pencher sur des listes Excel. Il pourra ainsi s'occuper d'autres choses, comme l'augmentation des marges sur ses plats et produits.'Apicbase fonctionne avec un modèle SaaS classique et est par conséquent accessible au moyen d'un abonnement mensuel. 'Nous proposons plusieurs formules', explique le marketing director. 'Le modèle de base s'appelle Product Development. Il permet de créer des plats, d'en calculer le coût, de se souvenir des allergènes et des labels nutritifs, et d'ajouter progressivement des informations de préparation. Ce modèle peut ensuite être étendu avec des modules d'aide à l'achat et de gestion du stock notamment.'L'enthousiasme qui y règne, démontre en suffisance que la startup a bien atteint sa cible. 'Actuellement, notre outil est utilisé dans vingt pays déjà - même dans un bar entièrement robotisé en Islande', affirme Brabants. L'entreprise observe aussi un grand intérêt en provenance d'Australie et de Nouvelle-Zélande. 'Il s'agit là surtout de grands services traiteurs qui fournissent à des crèches et à d'autres organisations du genre et qui doivent servir chaque jour un menu différent, en tenant compte des allergies et des diètes. Des éléments complexes donc, mais nos différents modules permettent dès à présent de rendre Apicbase utilisable par ces clients sans trop d'adaptations.'Avec la crise du corona qui freine quelque peu le cours des choses, Apicbase mise actuellement surtout sur une croissance organique: 'Nous avons interrompu nos annonces en ligne, mais nous observons que nos clients ne nous perdent pas de vue et que les chefs nous assurent une publicité de type bouche-à-oreille.'Les fondateurs Wellens et Jacobs ont créé Apicbase avec les 10.000 euros qu'ils ont gagnés lors d'un concours consacré aux appareils innovants dans la cuisine. S'ensuivirent une phase d'amorçage de 700.000 euros et une phase de capitalisation de série A d'1,5 million d'euros. 'Nous recherchons cependant encore de l'argent pour poursuivre notre croissance, mais aussi des profils IT intéressants pour nous aider', conclut Brabants.