Le nouvel accord conclu prévoit notamment que SoftBank injecte 5 milliards de dollars dans WeWork et débourse 3 autres milliards pour désintéresser des actionnaires existants. En outre, un accord de financement précédemment conclu d'1,5 milliard de dollars a été accéléré.

En tout, SoftBank aura donc investi plus de 13 milliards de dollars dans WeWork. En vertu du nouvel accord, le directeur d'exploitation de SoftBank, Marcelo Claure, y assumera une fonction dirigeante. Il y deviendra en effet président exécutif du conseil d'administration. Adam Neumann, l'ex-directeur de WeWork, sera lui un "observateur" de ce même conseil. Un communiqué commun insiste sur le fait que SoftBank ne prend pas le contrôle de WeWork. "WeWork ne devient pas une filiale de SoftBank, mais demeure une entité séparée", peut-on en effet y lire.

Jusqu'il y a quelques mois, WeWork passait pour être un joyau en croissance. Mais lorsque l'entreprise envisagea une entrée à la bourse, des investisseurs révélèrent qu'elle ne disposait pas d'un plan clair menant à la rentabilité. Son directeur, Adam Neumann, fut aussi pointé du doigt, parce qu'il aurait confié des postes importants à des membres de sa famille et qu'il aurait acheté des biens avec une autre entreprise lui appartenant, pour les revendre ensuite à WeWork.