Pas mal de remue-ménage du côté francophone aujourd'hui, où le journal Le Soir publie un article intitulé Le projet fou de la Smals pour 'profiler' les Belges. L'article décrit comment le projet 'Putting Data at the Center' représente une façon de faire se croiser toutes les données possibles de l'ensemble des citoyens et des entreprises de ce pays: impôts, santé, justice, social, etc. Le projet existerait depuis 2018, selon le journal, et serait piloté par Smal, puisque l'article évoque surtout le nom de Frank Robben. Selon une source anonyme qui s'est confiée au journal, le projet serait si poussé que les données publiques des citoyens seraient même mêlées et partagées avec des partenaires privés. "A tel point que Facebook ferait encore mieux", apprend-on. Des mots durs et sans aucun doute un singulier projet.

'Pas un projet de Smals'

'Mais c'est faux. C'est de la désinformation', affirme carrément Jan-Frans Lemmens, porte-parole de Smals, dans une réaction à Data News. 'Smals n'a rien à voir avec un tel projet. Le projet, dont il est question, est en cours dans un service public fédéral', déclare-t-il résolument.

Laurence Mortier, porte-parole du SPF Stratégie et Appui (BOSA), confirme que ce n'est pas Smals, mais le SPF qui est en charge du projet: 'Le fait que nous louions des consultants externes pour nos projets, est une pratique courante. Pour ce projet, on a sans aucun doute fait appel aussi à des consultants de Smals.'

Smart Data Services

'Mais je peux en outre aussi vous confirmer que l'article paru dans Le Soir est vraiment inexact. Le projet ne s'appelle du reste plus depuis tout un temps Putting Data at the Center, mais Smart Data Services, précisément pour éviter d'éventuels malentendus', selon Mortier. 'Il s'agit d'un projet qui s'inscrit complètement dans notre rôle d'intégrateur de services. Mais contrairement à ce que suggère l'article, nous tenons continuellement compte des dispositions légales et de la proportionnalité. Il est faux d'écrire que nous échangerons sans autre forme de procès des données personnelles entre elles', prétend Mortier, qui illustre son point de vue par un exemple: 'Si un service public par exemple voulait contrôler si quelqu'un est en ordre au niveau de son permis de conduire, le but n'est pas de transférer une date de naissance. Un simple 'oui' ou 'non', c'est tout ce que nous envoyons.'

'En outre, tout cela figure dans la phase explicative du projet. Nous devons nous en tenir aussi au 'data governance act' européen. Beaucoup de choses se trouvent en outre encore dans une phase d'étude exploratoire. La technologie est certes utilisée, mais elle n'est certainement pas encore en production', conclut Mortier.

Pas mal de remue-ménage du côté francophone aujourd'hui, où le journal Le Soir publie un article intitulé Le projet fou de la Smals pour 'profiler' les Belges. L'article décrit comment le projet 'Putting Data at the Center' représente une façon de faire se croiser toutes les données possibles de l'ensemble des citoyens et des entreprises de ce pays: impôts, santé, justice, social, etc. Le projet existerait depuis 2018, selon le journal, et serait piloté par Smal, puisque l'article évoque surtout le nom de Frank Robben. Selon une source anonyme qui s'est confiée au journal, le projet serait si poussé que les données publiques des citoyens seraient même mêlées et partagées avec des partenaires privés. "A tel point que Facebook ferait encore mieux", apprend-on. Des mots durs et sans aucun doute un singulier projet.'Mais c'est faux. C'est de la désinformation', affirme carrément Jan-Frans Lemmens, porte-parole de Smals, dans une réaction à Data News. 'Smals n'a rien à voir avec un tel projet. Le projet, dont il est question, est en cours dans un service public fédéral', déclare-t-il résolument.Laurence Mortier, porte-parole du SPF Stratégie et Appui (BOSA), confirme que ce n'est pas Smals, mais le SPF qui est en charge du projet: 'Le fait que nous louions des consultants externes pour nos projets, est une pratique courante. Pour ce projet, on a sans aucun doute fait appel aussi à des consultants de Smals.''Mais je peux en outre aussi vous confirmer que l'article paru dans Le Soir est vraiment inexact. Le projet ne s'appelle du reste plus depuis tout un temps Putting Data at the Center, mais Smart Data Services, précisément pour éviter d'éventuels malentendus', selon Mortier. 'Il s'agit d'un projet qui s'inscrit complètement dans notre rôle d'intégrateur de services. Mais contrairement à ce que suggère l'article, nous tenons continuellement compte des dispositions légales et de la proportionnalité. Il est faux d'écrire que nous échangerons sans autre forme de procès des données personnelles entre elles', prétend Mortier, qui illustre son point de vue par un exemple: 'Si un service public par exemple voulait contrôler si quelqu'un est en ordre au niveau de son permis de conduire, le but n'est pas de transférer une date de naissance. Un simple 'oui' ou 'non', c'est tout ce que nous envoyons.''En outre, tout cela figure dans la phase explicative du projet. Nous devons nous en tenir aussi au 'data governance act' européen. Beaucoup de choses se trouvent en outre encore dans une phase d'étude exploratoire. La technologie est certes utilisée, mais elle n'est certainement pas encore en production', conclut Mortier.