Smals est un fournisseur non marchand de services ICT aux institutions publiques belges. En 2018, l'organisation a enregistré un chiffre d'affaires de 321,6 millions d'euros, en progression de 11,4 pour cent. Voilà ce qui ressort du rapport annuel de Smals.

Cette croissance est donc surtout à mettre au compte d'une utilisation de spécialistes ICT externes chez les membres de Smals, en hausse de 27 pour cent. Cela est dû en partie au fait que dans l'ensemble du secteur ICT, il subsiste une carence structurelle, ce qui fait que même Smals doit effectuer des recherches en dehors de ses bases. Mais en partie aussi, parce qu'il s'agit souvent de profils très spécifiques ou de spécialistes utilisés pour des missions de brève durée (six à douze mois).

Les autres activités ont elles aussi progressé. La gestion d'infrastructures a ainsi grimpé de 10,4 pour cent, le détachement de personnel de 4,4 pour cent, alors que le développement de logiciels n'a lui crû que de 2,4 pour cent. Selon Smals, cela vient du fait que l'organisation mise fortement sur la réutilisation. Un outil développé pour l'institution A peut être aussi utilisé par une institution B.

"Chez nos membres, on observe souvent des besoins similaires. En réutilisant des composants tant techniques que du métier, ils peuvent tirer un meilleur rendement de leurs investissements ICT", explique le CEO Frank Robben. "Les coûts de développement de nouvelles applications diminuent, alors qu'elles sont conçues plus rapidement. Tout le monde est donc gagnant."

Smals est entre autres l'organisation à l'initiative d'eBox et de G-Cloud, où la Défense héberge aussi des services depuis l'année dernière. En tout, l'organisation compte aujourd'hui 1.876 employés. L'année passée, 171 nouveaux collaborateurs sont venus s'ajouter (dont 75 pour cent liés à l'IT). En net, cela fait 64 employés.