En décembre de l'année dernière, on apprenait que Salesforce déboursait quelque 27,7 milliards de dollars pour acquérir l'appli collaborative Slack. Les autorités américaines en charge de la concurrence ont approuvé l'accord cette semaine, ce qui clôt définitivement le rachat.

Salesforce annonce aussi clairement ce qu'elle envisage de faire avec l'appli surtout populaire parmi les utilisateurs professionnels. Les entreprises recourent à Slack essentiellement en tant qu'outil interne pour permettre aux collègues de communiquer plus facilement entre eux, par exemple via des canaux séparés s'articulant autour d'équipes, de thèmes ou de projets concrets. Salesforce entend à présent poursuivre l'extension de cette fonctionnalité. C'est ainsi que les canaux Slack devraient à terme devenir des hubs susceptibles de remplacer tous les courriels, communications téléphoniques et autres visioconférences. Et pas uniquement les conversations internes, mais tout aussi bien la communication entre par exemple une équipe de vendeurs qui conclut un accord avec une équipe d'acheteurs d'une autre entreprise.

Slack brise donc ainsi le carcan interne pour faciliter la collaboration par-delà les limites de l'entreprise. Si on assemble les pièces du puzzle, on aboutit à ce qui ressemble à Teams, qui avait en partie été mise en point par Microsoft précisément pour contrer l'appli Slack gagnant rapidement en popularité. En d'autres mots, Slack semble devenir ainsi un puissant challenger pour l'appli Teams, qui avait vu sa popularité fortement croître durant la pandémie. Teams devient également une composante intégrale de Windows 11, ce qui illustre bien le fait que Microsoft enfonce davantage encore l'accélérateur en matière de collaboration dans le nuage.

'L'intégration à Teams reste possible'

Dans différentes interviews accordées aux Etats-Unis, Salesforce s'est efforcée d'insister sur le fait que l'intégration à Microsoft Teams reste possible. 'Nous n'allons oublier personne - Microsoft et Salesforce, cela va de soi, mais aussi ServiceNow et Workday, et quasiment toute entreprise imaginable', déclare ainsi Stewart Butterfield, Slack Chief Executive. Actuellement déjà, des milliers d'applis externes collaborent avec Slack, par exemple pour partager des documents ou les signer (Google Drive, Docusign, etc.) ou pour établir rapidement des visioconférences (par exemple Jit.si).

Voilà qui promet de devenir un affrontement passionnant, surtout aujourd'hui que Zoom - précisément les communications vidéo que vous avez appris à connaître au début de la pandémie - veut davantage évoluer vers l'outil logiciel par excellence pour le poste de travail.

En décembre de l'année dernière, on apprenait que Salesforce déboursait quelque 27,7 milliards de dollars pour acquérir l'appli collaborative Slack. Les autorités américaines en charge de la concurrence ont approuvé l'accord cette semaine, ce qui clôt définitivement le rachat.Salesforce annonce aussi clairement ce qu'elle envisage de faire avec l'appli surtout populaire parmi les utilisateurs professionnels. Les entreprises recourent à Slack essentiellement en tant qu'outil interne pour permettre aux collègues de communiquer plus facilement entre eux, par exemple via des canaux séparés s'articulant autour d'équipes, de thèmes ou de projets concrets. Salesforce entend à présent poursuivre l'extension de cette fonctionnalité. C'est ainsi que les canaux Slack devraient à terme devenir des hubs susceptibles de remplacer tous les courriels, communications téléphoniques et autres visioconférences. Et pas uniquement les conversations internes, mais tout aussi bien la communication entre par exemple une équipe de vendeurs qui conclut un accord avec une équipe d'acheteurs d'une autre entreprise.Slack brise donc ainsi le carcan interne pour faciliter la collaboration par-delà les limites de l'entreprise. Si on assemble les pièces du puzzle, on aboutit à ce qui ressemble à Teams, qui avait en partie été mise en point par Microsoft précisément pour contrer l'appli Slack gagnant rapidement en popularité. En d'autres mots, Slack semble devenir ainsi un puissant challenger pour l'appli Teams, qui avait vu sa popularité fortement croître durant la pandémie. Teams devient également une composante intégrale de Windows 11, ce qui illustre bien le fait que Microsoft enfonce davantage encore l'accélérateur en matière de collaboration dans le nuage.Dans différentes interviews accordées aux Etats-Unis, Salesforce s'est efforcée d'insister sur le fait que l'intégration à Microsoft Teams reste possible. 'Nous n'allons oublier personne - Microsoft et Salesforce, cela va de soi, mais aussi ServiceNow et Workday, et quasiment toute entreprise imaginable', déclare ainsi Stewart Butterfield, Slack Chief Executive. Actuellement déjà, des milliers d'applis externes collaborent avec Slack, par exemple pour partager des documents ou les signer (Google Drive, Docusign, etc.) ou pour établir rapidement des visioconférences (par exemple Jit.si). Voilà qui promet de devenir un affrontement passionnant, surtout aujourd'hui que Zoom - précisément les communications vidéo que vous avez appris à connaître au début de la pandémie - veut davantage évoluer vers l'outil logiciel par excellence pour le poste de travail.