L'applis de chat (clavardage) Slack a procédé à des adaptations dans sa manière de localiser les gens. Il en résulte que différents utilisateurs se sont vu bannir de la plate-forme américaine. Ces utilisateurs ont reçu un mail, dans lequel les sanctions économiques appliquées par les Etats-Unis sont citées comme raison de leur exclusion de la plate-forme. Ces sanctions économiques ont déjà été mises en pratique à l'encontre de Cuba, de l'Iran, de la Corée du Nord, de la Syrie et de la Crimée (Ukraine). Des utilisateurs sont donc bannis, parce qu'ils auraient des 'liens' avec l'un de ces pays ou contrées et parce qu'il est interdit aux entreprises américaines de fournir des services aux habitants de ces états ou régions.

Dans ce cas, il semble cependant surtout s'agir d'utilisateurs ayant des racines iraniennes ou de personnes qui ont visité l'Iran ces dernières années, mais qui habitent entre-temps au Canada, aux Etats-Unis ou dans d'autres pays qui ne figurent pas sur la liste des états bannis. Tout semble donc indiquer que la plate-forme bloque à présent quiconque s'est un jour connecté via une adresse IP iranienne.

Le pot aux roses a été, comme assez souvent, découvert sur Twitter, lorsque quelques utilisateurs se sont plaints d'avoir été exclus de Slack.

Slack n'a pas précisé le nombre de personnes visées par la nouvelle mesure, mais insiste sur le fait que le bannissement ne se base que sur l'utilisation de certaines adresses IP, et qu'il n'est pas du tout question de notions telles la nationalité ou l'ethnie, ce qui semble être vrai. L'une des personnes exclues par exemple est un Belge, qui a vu aussi son compte fermé.