Le service 'cloud' de Sony n'est plus tout jeune en termes technologiques. Sony avait racheté le service de jeux dans le nuage GaiKai en 2012 déjà, une période au cours de laquelle Belgacom avait par exemple investi dans des services voués à l'échec tels OnLive. Cette première vogue basée sur la diffusion de jeux n'a en fait jamais vraiment décollé, ne serait-ce que parce qu'à ce moment, personne encore ne disposait d'une bande passante suffisante pour l'exploiter réellement. Mais aujourd'hui, on est (quasiment) en 2020. On rapatrie à satiété des séries télévisées 4k, et les concurrents comme Xbox et Google Stadia misent pleinement sur la diffusion de jeux. Mais où en est donc PlayStation Now à présent?

Le côté technique

Sony a disposé de quelques années pour affiner son logiciel de streaming, mais cela n'enlève rien au fait que la qualité de votre expérience en la matière dépend en grande partie de votre connexion internet. Lorsqu'on sollicite un abonnement d'essai à PS Now ou qu'on se prépare à payer, Sony présente bien vite un test de bande passante. Une fois le test terminé et entièrement enregistré, il est question de choisir un jeu et de passer directement à la diffusion.

Il n'empêche qu'il y a de temps à autre un hic. Mon système, sur wifi, a bien passé le test, mais il ne parvient quand même pas à diffuser en direct Hollow Knight. Un problème de wifi peut-être, car la diffusion d'autres jeux à d'autres moments de la journée se passe, elle, sans anicroche aucune. Voilà qui démontre qu'un câble ethernet pour votre PS4 s'avère réellement nécessaire pour la diffusion, surtout si vous voulez jouer à des jeux 'multiplayer' par exemple.

Ce qui est intéressant, c'est que PS Now offre la possibilité de télécharger certains jeux au lieu de les diffuser directement. Cela revient à dire que vous rapatriez ces jeux dans leur ensemble et y jouez au départ de votre console. Le service devient alors plutôt un abonnement à des jeux comme Nintendo ou EA en proposent, où vous recevez des jeux en échange de votre cotisation de membre. Cela ne marche pas pour tous les jeux, mais cela peut s'avérer pratique pour les gens disposant d'une connexion moins stable ou pour ceux qui partagent internet avec un client Netflix. Il s'agit de tenir compte du fait que la plupart des consoles n'ont pas un espace de stockage infini.

Les jeux

PlayStation Now possède dans sa bibliothèque quelque 800 jeux que vous pouvez diffuser actuellement. C'est beaucoup et surtout nettement plus que ce que vous ne pourrez jamais pousser vous-même jusqu'au bout. C'est aussi sensiblement plus que ce que vous pourrez trouver de manière ordonnée dans l'interface de votre PS4. Il s'agit de rechercher des jeux qui ne sont pas mis en évidence ce mois-là. Car tout comme Netflix par exemple, la bibliothèque se compose tant de jeux connus que de jeux temporaires, question de s'assurer que vous restiez client.

., EB
. © EB

Si on envisage le mois de décembre, on distingue notamment God of War, GTA 5, Uncharted 4, Persona 5 et Shadow of War. Quelques solides blockbusters donc, mais aucune nouveauté, du moins pas au niveau des jeux AAA. Les jeux plus importants ont déjà quelque deux ans d'âge, lorsqu'ils aboutissent dans le service. On ne peut donc pas s'attendre à diffuser directement Death Stranding ou le tout récent Call of Duty. PlayStation Now semble dès lors être surtout un service complémentaire pour les personnes qui veulent encore goûter à des titres classiques plus anciens, ou pour les joueurs qui ne se laissent pas tenter par la mode du moment.

Parmi ces 800 jeux, il y a en pas mal de remplissage. Pour PS Now, Sony a ainsi libéré toute une série de jeux PS2 et PS3. On y trouve certes de véritables perles, à l'instar du premier Red Dead Redemption ou de Shadow of the Colossus, mais aussi des titres de bas étage comme Zombie Vikings, un jeu dont le titre est de loin le meilleur élément. Les anciens jeux ne sont du reste pas non plus actualisés ou adaptés à la nouvelle plate-forme. Par rapport à des jeux plus modernes, la qualité de l'image d'un jeu PS3 accuse donc du retard, et j'ai dû par exemple aussi rechercher quelque peu le bouton 'start', qui n'est plus présent sur le contrôleur PS4. En lieu et place, il convient d'appuyer sur le côté droit du 'tracking pad', ce qui m'a pris quelques minutes de tâtonnements.

PS Now sur PC

En plus de la diffusion vers votre console PS4, PlayStation Now vous permet de faire de même vers votre PC. Cela marche même si vous ne disposez pas d'une PS4. Sony n'est cependant pas la seule dans le cas, puisqu'on peut utiliser aussi Xbox Game Pass en bêta sur PC, et c'est sans oublier Stadia. Ce n'est peut-être pas là non plus le service auquel le joueur sur PC penserait directement.

Quels sont les avantages de PlayStation Now sur PC? Par rapport à Stadia, la bibliothèque est par exemple nettement plus volumineuse et parmi les jeux, il y a aussi des 'exclusivités' pour la plate-forme Playstation, que vous pourrez ainsi et pour la première fois faire tourner sur PC. Quiconque a déjà regardé cinq cent fois la mort de près dans Bloodborne, sans forcément vouloir acquérir une nouvelle console, pourra donc désormais le faire sur PC avec PS Now. Il s'agira cependant de disposer d'un contrôleur PS4 pour piloter le jeu. Bloodborne à la souris et le clavier, c'est alors terminé.

Le prix

L'élément le plus intéressant de la nouvelle 'guerre de la diffusion', c'est une baisse sérieuse du prix des services. Un abonnement annuel sur PS Now coûtait jusqu'il y a peu encore cent euros, contre 59,99 euros aujourd'hui. Cela correspond au prix d'un nouveau titre AAA en magasin. Depuis octobre, les abonnements mensuels au service ont également enregistré une diminution de prix de quelque vingt à dix euros. Ce prix correspond, et ce n'est pas un hasard, à celui d'un Xbox Games Pass (également dix euros par mois).

En fonction de votre budget et du temps consacré, c'est assez raisonnable. Vous contribuez partiellement à l'agrément de toute une série de titres que vous pourrez rapidement expérimenter. Si on considère que les meilleurs jeux plus anciens ou de deuxième main coûtent facilement entre dix et vingt euros, on peut conclure que l'abonnement au service prend toute sa valeur, dès qu'on a à six reprises essayé quelque chose de nouveau.

Conclusion

Pour les joueurs purs et durs, PS Now seul ne suffira pas. Il lui manque assurément les nouveaux blockbusters et, en fonction du setup, aussi la 'latence'. Le service s'avère cependant un bon complément pour les joueurs qui ont manqué certains jeux ou qui veulent jouer à d'anciens jeux, sans devoir recourir à des émulateurs ou dépoussiérer des consoles. L'atout principal est la vaste bibliothèque, qui contient vraiment pas mal de perles, à condition de prendre son temps pour les dénicher.

Le service 'cloud' de Sony n'est plus tout jeune en termes technologiques. Sony avait racheté le service de jeux dans le nuage GaiKai en 2012 déjà, une période au cours de laquelle Belgacom avait par exemple investi dans des services voués à l'échec tels OnLive. Cette première vogue basée sur la diffusion de jeux n'a en fait jamais vraiment décollé, ne serait-ce que parce qu'à ce moment, personne encore ne disposait d'une bande passante suffisante pour l'exploiter réellement. Mais aujourd'hui, on est (quasiment) en 2020. On rapatrie à satiété des séries télévisées 4k, et les concurrents comme Xbox et Google Stadia misent pleinement sur la diffusion de jeux. Mais où en est donc PlayStation Now à présent?Le côté techniqueSony a disposé de quelques années pour affiner son logiciel de streaming, mais cela n'enlève rien au fait que la qualité de votre expérience en la matière dépend en grande partie de votre connexion internet. Lorsqu'on sollicite un abonnement d'essai à PS Now ou qu'on se prépare à payer, Sony présente bien vite un test de bande passante. Une fois le test terminé et entièrement enregistré, il est question de choisir un jeu et de passer directement à la diffusion.Il n'empêche qu'il y a de temps à autre un hic. Mon système, sur wifi, a bien passé le test, mais il ne parvient quand même pas à diffuser en direct Hollow Knight. Un problème de wifi peut-être, car la diffusion d'autres jeux à d'autres moments de la journée se passe, elle, sans anicroche aucune. Voilà qui démontre qu'un câble ethernet pour votre PS4 s'avère réellement nécessaire pour la diffusion, surtout si vous voulez jouer à des jeux 'multiplayer' par exemple. Ce qui est intéressant, c'est que PS Now offre la possibilité de télécharger certains jeux au lieu de les diffuser directement. Cela revient à dire que vous rapatriez ces jeux dans leur ensemble et y jouez au départ de votre console. Le service devient alors plutôt un abonnement à des jeux comme Nintendo ou EA en proposent, où vous recevez des jeux en échange de votre cotisation de membre. Cela ne marche pas pour tous les jeux, mais cela peut s'avérer pratique pour les gens disposant d'une connexion moins stable ou pour ceux qui partagent internet avec un client Netflix. Il s'agit de tenir compte du fait que la plupart des consoles n'ont pas un espace de stockage infini. Les jeuxPlayStation Now possède dans sa bibliothèque quelque 800 jeux que vous pouvez diffuser actuellement. C'est beaucoup et surtout nettement plus que ce que vous ne pourrez jamais pousser vous-même jusqu'au bout. C'est aussi sensiblement plus que ce que vous pourrez trouver de manière ordonnée dans l'interface de votre PS4. Il s'agit de rechercher des jeux qui ne sont pas mis en évidence ce mois-là. Car tout comme Netflix par exemple, la bibliothèque se compose tant de jeux connus que de jeux temporaires, question de s'assurer que vous restiez client. Si on envisage le mois de décembre, on distingue notamment God of War, GTA 5, Uncharted 4, Persona 5 et Shadow of War. Quelques solides blockbusters donc, mais aucune nouveauté, du moins pas au niveau des jeux AAA. Les jeux plus importants ont déjà quelque deux ans d'âge, lorsqu'ils aboutissent dans le service. On ne peut donc pas s'attendre à diffuser directement Death Stranding ou le tout récent Call of Duty. PlayStation Now semble dès lors être surtout un service complémentaire pour les personnes qui veulent encore goûter à des titres classiques plus anciens, ou pour les joueurs qui ne se laissent pas tenter par la mode du moment. Parmi ces 800 jeux, il y a en pas mal de remplissage. Pour PS Now, Sony a ainsi libéré toute une série de jeux PS2 et PS3. On y trouve certes de véritables perles, à l'instar du premier Red Dead Redemption ou de Shadow of the Colossus, mais aussi des titres de bas étage comme Zombie Vikings, un jeu dont le titre est de loin le meilleur élément. Les anciens jeux ne sont du reste pas non plus actualisés ou adaptés à la nouvelle plate-forme. Par rapport à des jeux plus modernes, la qualité de l'image d'un jeu PS3 accuse donc du retard, et j'ai dû par exemple aussi rechercher quelque peu le bouton 'start', qui n'est plus présent sur le contrôleur PS4. En lieu et place, il convient d'appuyer sur le côté droit du 'tracking pad', ce qui m'a pris quelques minutes de tâtonnements.Le prixL'élément le plus intéressant de la nouvelle 'guerre de la diffusion', c'est une baisse sérieuse du prix des services. Un abonnement annuel sur PS Now coûtait jusqu'il y a peu encore cent euros, contre 59,99 euros aujourd'hui. Cela correspond au prix d'un nouveau titre AAA en magasin. Depuis octobre, les abonnements mensuels au service ont également enregistré une diminution de prix de quelque vingt à dix euros. Ce prix correspond, et ce n'est pas un hasard, à celui d'un Xbox Games Pass (également dix euros par mois).En fonction de votre budget et du temps consacré, c'est assez raisonnable. Vous contribuez partiellement à l'agrément de toute une série de titres que vous pourrez rapidement expérimenter. Si on considère que les meilleurs jeux plus anciens ou de deuxième main coûtent facilement entre dix et vingt euros, on peut conclure que l'abonnement au service prend toute sa valeur, dès qu'on a à six reprises essayé quelque chose de nouveau. ConclusionPour les joueurs purs et durs, PS Now seul ne suffira pas. Il lui manque assurément les nouveaux blockbusters et, en fonction du setup, aussi la 'latence'. Le service s'avère cependant un bon complément pour les joueurs qui ont manqué certains jeux ou qui veulent jouer à d'anciens jeux, sans devoir recourir à des émulateurs ou dépoussiérer des consoles. L'atout principal est la vaste bibliothèque, qui contient vraiment pas mal de perles, à condition de prendre son temps pour les dénicher.