La commissaire européenne à la Concurrence Margrethe Vestager soulève notamment la question des licences de propriété intellectuelle d'Arm, dont l'accès pourrait être restreint pour les concurrents de Nvidia. "Cela aurait des effets de distorsion sur de nombreux marchés où les semi-conducteurs sont utilisés", explique-t-elle dans un communiqué.

L'opération de rachat, estimée à 40 milliards de dollars, avait été annoncée en septembre 2020 par le japonais SoftBank, maison mère d'Arm, qui s'était mise d'accord avec l'américain Nvidia, champion des cartes graphiques. Cette méga-acquisition devait au départ être bouclée d'ici mars 2022, sous réserve de l'approbation de nombreuses autorités réglementaires dans le monde entier, notamment britannique et européenne. Or en août, le gendarme britannique de la concurrence, saisi par le gouvernement d'une demande d'enquête, a déjà fait part de ses "craintes" sur les problèmes de concurrence que pourrait entraîner ce rachat.

Les services proposés par Arm, qui est un concepteur de semi-conducteurs, sont utilisés par des entreprises qui les fabriquent comme Nvidia et ses concurrents. L'opération serait de nature par conséquent à entraver l'innovation dans des secteurs comme les centres de données, les jeux ou les voitures autonomes, ce qui pénaliserait in fine leurs clients, qu'ils soient des entreprises ou des consommateurs.

"Les semi-conducteurs sont partout dans les produits et appareils que nous utilisons au quotidien, ainsi que dans les infrastructures telles que les centres de données", fait valoir mercredi Mme Vestager. "Même si Arm et Nvidia ne sont pas en concurrence directe, la PI (propriété intellectuelle) d'Arm est un élément important dans les produits concurrents de ceux de Nvidia, par exemple dans les centres de données, l'automobile et l'internet des objets", poursuit-elle. Elle juge que l'absorption d'Arm par Nvidia pourrait compliquer l'accès des entreprises européennes aux technologies leur permettant de "fabriquer des produits semi-conducteurs à la pointe du progrès à des prix concurrentiels".

L'exécutif européen précise qu'il dispose à présent de 90 jours ouvrables, soit jusqu'au 15 mars 2022, pour prendre une décision.

La commissaire européenne à la Concurrence Margrethe Vestager soulève notamment la question des licences de propriété intellectuelle d'Arm, dont l'accès pourrait être restreint pour les concurrents de Nvidia. "Cela aurait des effets de distorsion sur de nombreux marchés où les semi-conducteurs sont utilisés", explique-t-elle dans un communiqué.L'opération de rachat, estimée à 40 milliards de dollars, avait été annoncée en septembre 2020 par le japonais SoftBank, maison mère d'Arm, qui s'était mise d'accord avec l'américain Nvidia, champion des cartes graphiques. Cette méga-acquisition devait au départ être bouclée d'ici mars 2022, sous réserve de l'approbation de nombreuses autorités réglementaires dans le monde entier, notamment britannique et européenne. Or en août, le gendarme britannique de la concurrence, saisi par le gouvernement d'une demande d'enquête, a déjà fait part de ses "craintes" sur les problèmes de concurrence que pourrait entraîner ce rachat.Les services proposés par Arm, qui est un concepteur de semi-conducteurs, sont utilisés par des entreprises qui les fabriquent comme Nvidia et ses concurrents. L'opération serait de nature par conséquent à entraver l'innovation dans des secteurs comme les centres de données, les jeux ou les voitures autonomes, ce qui pénaliserait in fine leurs clients, qu'ils soient des entreprises ou des consommateurs."Les semi-conducteurs sont partout dans les produits et appareils que nous utilisons au quotidien, ainsi que dans les infrastructures telles que les centres de données", fait valoir mercredi Mme Vestager. "Même si Arm et Nvidia ne sont pas en concurrence directe, la PI (propriété intellectuelle) d'Arm est un élément important dans les produits concurrents de ceux de Nvidia, par exemple dans les centres de données, l'automobile et l'internet des objets", poursuit-elle. Elle juge que l'absorption d'Arm par Nvidia pourrait compliquer l'accès des entreprises européennes aux technologies leur permettant de "fabriquer des produits semi-conducteurs à la pointe du progrès à des prix concurrentiels".L'exécutif européen précise qu'il dispose à présent de 90 jours ouvrables, soit jusqu'au 15 mars 2022, pour prendre une décision.