SAP dit s'attendre, dans le cadre de ce plan de départs volontaires, à la suppression de 4.400 postes à travers le monde, principalement aux Etats-Unis et en Allemagne, a précisé à l'AFP, un porte-parole du groupe, Benjamin Nickel.

Le groupe avait seulement évoqué en conférence de presse mardi des départs "un peu plus élevés" qu'en 2015, lorsque 3.000 personnes avaient quitté SAP. "Nous allons déplacer nos effectifs et nous concentrer sur les secteurs les plus essentiels pour SAP, l'intelligence artificielle (IA), le blockchain, l'Internet des machines (IOT), et l'informatique quantique (...); chaque dollar gagné avec cette restructuration sera réinvesti dans nos comptes et pour créer de nouveaux emplois", a détaillé le patron américain du groupe Bill McDermott.

Ce programme coutera à l'entreprise entre 800 et 950 millions d'euros en 2019, mais devrait permettre d'économiser jusqu'à 850 millions d'euros à partir de 2020.

En 2018, l'éditeur spécialiste des progiciels a enregistré (en normes comptables IFRS) un bénéfice net de 4,09 milliards d'euros (+1% sur un an) et un chiffre d'affaires de 24,71 milliards d'euros, en dessous de la fourchette prévisionnelle.