Au sein de l'entreprise allemande SAP, à l'initiative du software ERP, on déclare qu'on est la première firme européenne à créer un panel externe en matière d'éthique dans l'intelligence artificielle. Il s'agit en l'occurrence d'un comité de cinq experts techniques expérimentés en droit public, éthique et bioéthique. SAP entend y ajouter son expertise en apprentissage machine, design et sécurité. De plus, c'est ce panel qui se penchera sur les 'use cases', où la technologie AI se rapproche des principes des droits de l'homme internationaux par exemple, et où des préjugés inhérents peuvent se glisser dans l'AI. L'entreprise veut dans ce but rechercher des solutions techniques en vue non seulement de réduire les préjugés, mais aussi d'améliorer la pluralité de ses employés.

Tout cela doit démontrer clairement que SAP s'intéresse de près à l'éthique dans l'AI et qu'elle entend en faire plus que le minimum légal, ne serait-ce que parce qu'il n'existe pas encore véritablement de lois en la matière. Précédemment déjà, Google et Microsoft avaient aussi élaboré des projets et émis des promesses dans ce sens.