L'affaire porte sur la vitesse réelle du Galaxy S4, l'ex-produit-phare de Samsung en 2013. Dans des conditions de fonctionnement normales, elle était de 480 MHz, mais des testeurs avaient découvert qu'en faisant tourner un benchmark bien connu, la vitesse pouvait atteindre 532 MHz. C'est comme si le téléphone fonctionnait plus rapidement au banc d'essai que dans la réalité.

Samsung avait utilisé en l'occurrence un fragment de code qui faisait en sorte que le téléphone fonctionne plus rapidement, lorsqu'il détectait le programme benchmark. Ces faits n'ont jamais été démentis par Samsung, mais l'entreprise a toujours maintenu qu'elle n'était pas obligée de signaler ce genre de chose aux consommateurs.

Au terme d'années de procédure se terminant devant la Cour supérieure de Justice américaine, un arrangement vient d'être trouvé entre Samsung et Daniel Norcia, ce consommateur qui avait intenté un procès groupé. En tout, Samsung versera donc 13,4 millions de dollars pour sa pratique.

Cet argent sera bientôt distribué parmi les consommateurs qui avaient acheté un S4 à l'époque. Ce jugement ne s'appliquera probablement qu'aux consommateurs américains. The Register, qui a pu consulter l'arrangement, fait observer que dans la pratique, il sera question de dix dollars par client.

En vertu de l'arrangement conclu, Samsung ne pourra plus passer sous silence ce type de logiciel de bidouillage et ce, jusqu'en 2024. Par ailleurs, l'entreprise insiste sur le fait qu'avec cet accord à l'amiable, elle ne reconnaît pas avoir commis une faute. Mais elle ne dément pas non plus l'existence du logiciel de bidouillage.