Quiconque recherche un traducteur, doit souvent passer par un bureau de traduction, qui réceptionne le texte, en effectue la conversion et le renvoie dans la langue voulue. Cela coûte pas mal d'argent, mais le travail est effectué comme il se doit. 'Et pourtant', réagit Jurgen Goens de Lilo. 'Vous ne savez pas qui a fait la traduction. Ce n'est peut-être pas la même personne qui vous a fourni un travail impeccable la dernière fois. Pour le même prix, elle a été remplacée par quelqu'un de moins cher, parce qu'un membre de la direction du bureau a estimé qu'il fallait augmenter la marge bénéficiaire. C'est là une façon complètement opaque de travailler, qui laisse le client dans le brouillard.'

Et donc Goens a fait ce que des entrepreneurs font dans pareille situation. Il a créé une plate-forme et a imaginé une meilleure approche. 'Nous mettons directement en contact les entreprises et les traducteurs et veillons à une communication en temps réel', explique-t-il. 'Le client dépose son texte. Notre système définit ensuite la langue-source, demande la langue d'arrivée et propose une mini-liste de traducteurs possibles. En appliquant l'AI sur la base de données de traducteurs indépendants et de clients, on voit nettement mieux quel traducteur possède l'expertise adéquate du domaine abordé dans le texte soumis. De toute façon, nous choisissons toujours des locuteurs natifs (native speakers) habitant dans le pays de la langue d'arrivée. Si le client veut faire traduire un texte en portugais brésilien, nous nous assurons que ce soit un Brésilien de souche qui effectue le travail. Nous nous chargeons de la facturation, afin que le client reçoive un seul document clair, même s'il est question de vingt traductions différentes par exemple.'

Pour ce service, Lilo facture un montant qui est largement inférieur aux importantes marges des bureaux de traduction. 'Ceux-ci facturent parfois jusqu'à cinquante pour cent, ce qui fait que soit cela devient très onéreux pour le client, soit que le traducteur ne gagne pas grand-chose', précise Marlies De Bonte, en charge de la vente & du marketing. 'En maintenant notre montant à un bas niveau, le traducteur indépendant peut demander plus que d'habitude. Cela lui permet de remettre une traduction d'excellente qualité et de proposer néanmoins un travail meilleur marché que ce que demande ce genre de bureau. Nous prévoyons également quelques services supplémentaires. C'est ainsi que nous stockons tous les textes-sources et traduits, afin qu'en cas de nouvelle version d'un texte, nous puissions facilement comparer et voir quelle partie doit être de nouveau traduite. Cela évite les frais superflus.'

C'est à l'automne dernier que Goens a réalisé avec Lilo une adéquation entre son produit et le marché ('product market fit') et qu'il veut à présent aborder le segment de la traduction directement au niveau mondial. 'En tout, ce marché pèse 49,6 milliards de dollars. Nous sommes convaincus que nous pouvons en conquérir une partie. Nous possédons entre-temps déjà une trentaine de clients sur notre plate-forme, plus pas mal d'autres dans le pipeline. Quelque sept cents traducteurs dans le monde veillent à ce que nous puissions proposer déjà 250 combinaisons de langues.'

'L'objectif est de miser cette année sur la vente et le marketing', explique De Bonte. 'Cela demandera un mixte de stratégies. Nous avons observé que LinkedIn est un très bon canal pour trouver des clients, mais la publicité jouera à coup sûr aussi un rôle. Nous voulons d'abord croître organiquement, avant de miser vraiment sur une extension.'

Goens a développé Lilo sur base d'un investissement propre de 200.000 euros et a aussi reçu un subside à la recherche de VLAJO d'un montant de 125.000 euros. Start It @KBC a en outre pris la jeune pousse sous son aile. 'Dès que nous aurons une vision du coût d'acquisition client, nous voulons recueillir du capital-risque supplémentaire', affirme le CEO. 'En fonction de ce que nous ferons ici ou dans la Silicon Valley - où j'ai déjà quelques contacts préliminaires - ce sera entre un et cinq ou dix millions d'euros.'

Lilo

Siège social: Leuven

Nombre d'associés: 3

A la recherche de capital supplémentaire?: Oui, intérêt pour du capital-risque

Site web: www.lilo.global

Quiconque recherche un traducteur, doit souvent passer par un bureau de traduction, qui réceptionne le texte, en effectue la conversion et le renvoie dans la langue voulue. Cela coûte pas mal d'argent, mais le travail est effectué comme il se doit. 'Et pourtant', réagit Jurgen Goens de Lilo. 'Vous ne savez pas qui a fait la traduction. Ce n'est peut-être pas la même personne qui vous a fourni un travail impeccable la dernière fois. Pour le même prix, elle a été remplacée par quelqu'un de moins cher, parce qu'un membre de la direction du bureau a estimé qu'il fallait augmenter la marge bénéficiaire. C'est là une façon complètement opaque de travailler, qui laisse le client dans le brouillard.'Et donc Goens a fait ce que des entrepreneurs font dans pareille situation. Il a créé une plate-forme et a imaginé une meilleure approche. 'Nous mettons directement en contact les entreprises et les traducteurs et veillons à une communication en temps réel', explique-t-il. 'Le client dépose son texte. Notre système définit ensuite la langue-source, demande la langue d'arrivée et propose une mini-liste de traducteurs possibles. En appliquant l'AI sur la base de données de traducteurs indépendants et de clients, on voit nettement mieux quel traducteur possède l'expertise adéquate du domaine abordé dans le texte soumis. De toute façon, nous choisissons toujours des locuteurs natifs (native speakers) habitant dans le pays de la langue d'arrivée. Si le client veut faire traduire un texte en portugais brésilien, nous nous assurons que ce soit un Brésilien de souche qui effectue le travail. Nous nous chargeons de la facturation, afin que le client reçoive un seul document clair, même s'il est question de vingt traductions différentes par exemple.'Pour ce service, Lilo facture un montant qui est largement inférieur aux importantes marges des bureaux de traduction. 'Ceux-ci facturent parfois jusqu'à cinquante pour cent, ce qui fait que soit cela devient très onéreux pour le client, soit que le traducteur ne gagne pas grand-chose', précise Marlies De Bonte, en charge de la vente & du marketing. 'En maintenant notre montant à un bas niveau, le traducteur indépendant peut demander plus que d'habitude. Cela lui permet de remettre une traduction d'excellente qualité et de proposer néanmoins un travail meilleur marché que ce que demande ce genre de bureau. Nous prévoyons également quelques services supplémentaires. C'est ainsi que nous stockons tous les textes-sources et traduits, afin qu'en cas de nouvelle version d'un texte, nous puissions facilement comparer et voir quelle partie doit être de nouveau traduite. Cela évite les frais superflus.'C'est à l'automne dernier que Goens a réalisé avec Lilo une adéquation entre son produit et le marché ('product market fit') et qu'il veut à présent aborder le segment de la traduction directement au niveau mondial. 'En tout, ce marché pèse 49,6 milliards de dollars. Nous sommes convaincus que nous pouvons en conquérir une partie. Nous possédons entre-temps déjà une trentaine de clients sur notre plate-forme, plus pas mal d'autres dans le pipeline. Quelque sept cents traducteurs dans le monde veillent à ce que nous puissions proposer déjà 250 combinaisons de langues.''L'objectif est de miser cette année sur la vente et le marketing', explique De Bonte. 'Cela demandera un mixte de stratégies. Nous avons observé que LinkedIn est un très bon canal pour trouver des clients, mais la publicité jouera à coup sûr aussi un rôle. Nous voulons d'abord croître organiquement, avant de miser vraiment sur une extension.'Goens a développé Lilo sur base d'un investissement propre de 200.000 euros et a aussi reçu un subside à la recherche de VLAJO d'un montant de 125.000 euros. Start It @KBC a en outre pris la jeune pousse sous son aile. 'Dès que nous aurons une vision du coût d'acquisition client, nous voulons recueillir du capital-risque supplémentaire', affirme le CEO. 'En fonction de ce que nous ferons ici ou dans la Silicon Valley - où j'ai déjà quelques contacts préliminaires - ce sera entre un et cinq ou dix millions d'euros.'