Pinto (30 ans) est poursuivi pour pas moins de 147 délits, selon une présentation succincte de l'acte d'accusation, qui vise aussi son ex-avocat Anibal Pinto. Le suspect "s'est servi de différents logiciels et instruments numériques pour se procurer un accès anonyme et non-autorisé à des boîtes mail, afin d'en puiser le contenu", a précisé le parquet général par voie de communiqué.

Rui Pinto avait été extradé par la Hongrie en mars, car il aurait tenté de racketter le fonds d'investissement Doyen Sports en exigeant le versement de 500.000 à 1 million d'euros en échange de la non-publication de documents qu'ils avait tirés illégalement d'ordinateurs appartenant au club de football du Sporting Lisbonne et à Doyen.

Selon la Justice portugaise, Pinto s'est également introduit dans les systèmes informatiques de la fédération portugaise de football, du bureau d'avocats PLMJ et du parquet général du Portugal. Les avocats de Rui Pinto présentent leur client comme un "très important lanceur d'alertes européen", qui a permis aux parquets de plusieurs pays, dont la Belgique, d'entamer des enquêtes sur des malversations dans le milieu du football.