Red Hat mise pleinement sur le nuage hybride. A présent que les entreprises ont vaincu pas mal de leurs craintes initiales vis-à-vis du nuage public, elles privilégient toujours plus souvent divers services 'cloud', pour ne pas devenir dépendantes d'un seul fournisseur. Cela engendre cependant une importante complexité à laquelle Red Hat réagit à présent. "Nous possédons 1.700 clients dans ce secteur et observons aussi une très ample utilisation du nuage hybride par les développeurs de logiciels", a déclaré Paul Cormier, CEO de Red Hat, lors d'une visioconférence suivie pour vous par Data News. Son entreprise est l'un des principaux fournisseurs de logiciels Linux et spécifiquement de Kubernetes pour les environnements professionnels, un point sur lequel le CEO insiste tant et plus.

Kubernetes et les machines virtuelles

Même si en cette période de pandémie covid-19, moins de nouvelles fonctions sont annoncées que durant un Red Hat Summit 'normal', une grande attention est quand même accordée à la technologie des containers de Kubernetes. Le projet développé initialement par Google est devenu open source depuis quelque temps déjà et représente actuellement l'une des plates-formes les plus populaires de gestion des conteneurs logiciels. Red Hat est l'un des contributeurs les plus précoces au système. Elle a en effet lancé sa plate-forme Kubernetes Openshift en 2015.

En 2020 est sortie OpenShift 4.4. Cette nouvelle version intègre des outils supplémentaires à des fins de statistiques et de monitoring, collectant données et rapports de diverses opérations dans le nuage. Il convient d'y ajouter un Advanced Cluster Management for Kubernetes, destiné à simplifier le déploiement et la gestion des différents groupes d'applications basées Kubernetes, ici encore via plusieurs services dans le nuage. Si on répartit quand même les charges de travail sur tous ces services 'cloud', il convient d'utiliser au minimum Red Hat pour les relier les unes aux autres, tel est le raisonnement qui prévaut.

Une extension intéressante pour OpenShift, c'est en outre l'ajout des machines virtuelles. Les entreprises sont à présent en train d'installer massivement des containers, alors qu'elles utilisaient précédemment des machines virtuelles, selon Joe Fernandes, vp Products au sein de la Cloud Platforms Business Unit de Red Hat. Mais ces machines virtuelles ne vont pas disparaître d'un coup. "Nous voulions donc trouver une façon d'utiliser Kubernetes pour gérer les deux types de charges de travail", ajoute Fernandes. Avec OpenShift, il serait aussi possible de faire migrer au bout d'un certain temps une appli d'une machine virtuelle vers un container. La virtualisation sera déployée dans un premier temps sous forme de 'technology preview'.

Analytique

De plus, Red Hat introduit aussi des nouveautés dans l'infrastructure existante. C'est ainsi que Red Hat Insights, la plate-forme d'analytique pour la sécurité et la gestion des risques, sera désormais disponible par défaut dans chaque abonnement Red Hat Enterprise Linux supporté.

La Red Hat Ansible Automation Platform, qui combine services hébergés et automatisation Ansible en vue de permettre une automatisation à grande échelle, recevra aussi de nouvelles fonctions, dont un catalogue de services d'automatisation tant pour l'infrastructure que pour les applis. Elle devrait sortir au début de l'été. La plate-forme disposerait également d'outils d'analyse supplémentaires et de meilleurs filtres.

Plus tard cette année, on devrait voir encore apparaître sous forme de 'technical preview' OpenShift Pipelines, un projet de pipeline DevOps.

Covid-19

Il n'est pas possible actuellement d'organiser une conférence en ligne sans aborder au moins une fois la crise actuelle du corona. Celle-ci impacte quand même grandement Red Hat, comme le reconnaît Paul Cormier, mais ce n'est pas le moment pour les clients de se faire du souci. "Red Hat est bien positionnée dans cette crise. Nous souffrons quand même moins que certaines autres firmes." Il y voit évidemment une preuve des capacités de l'infrastructure Red Hat.

Sa flexibilité ne peut qu'aider les clients en ces temps difficiles, selon Matt Hicks, executive vice president et director Product and Technologies chez Red Hat. "Il y a des clients qui ne peuvent trouver du matériel et qui se voient donc contraints de migrer vers le nuage", explique Hicks. "C'est d'autant plus facile si vous êtes sur notre plate-forme. Si vous vous trouvez sur une 'open hybrid cloud platform', telle Openshift, il vous est très facile de migrer pour certains services vers des centres de données et vice versa. Il est actuellement essentiel de créer vos systèmes sur une infrastructure flexible, et c'est précisément ce que nous proposons."

En marge, Red Hat a aussi annoncé qu'elle diminuerait dans les prochains mois les tarifs des formations et de la certification. Les personnes en chômage partiel ou complet pourront même suivre une formation gratuite. "De plus, nous avons décidé d'étendre le cycle de vie d'une grande partie de notre portefeuille actuel", précise encore Matt Hicks. "Nous voulons éviter que les entreprises doivent s'occuper maintenant de remplacer des produits à un moment où elles ont probablement des choses plus urgentes à faire."

Red Hat mise pleinement sur le nuage hybride. A présent que les entreprises ont vaincu pas mal de leurs craintes initiales vis-à-vis du nuage public, elles privilégient toujours plus souvent divers services 'cloud', pour ne pas devenir dépendantes d'un seul fournisseur. Cela engendre cependant une importante complexité à laquelle Red Hat réagit à présent. "Nous possédons 1.700 clients dans ce secteur et observons aussi une très ample utilisation du nuage hybride par les développeurs de logiciels", a déclaré Paul Cormier, CEO de Red Hat, lors d'une visioconférence suivie pour vous par Data News. Son entreprise est l'un des principaux fournisseurs de logiciels Linux et spécifiquement de Kubernetes pour les environnements professionnels, un point sur lequel le CEO insiste tant et plus.Kubernetes et les machines virtuellesMême si en cette période de pandémie covid-19, moins de nouvelles fonctions sont annoncées que durant un Red Hat Summit 'normal', une grande attention est quand même accordée à la technologie des containers de Kubernetes. Le projet développé initialement par Google est devenu open source depuis quelque temps déjà et représente actuellement l'une des plates-formes les plus populaires de gestion des conteneurs logiciels. Red Hat est l'un des contributeurs les plus précoces au système. Elle a en effet lancé sa plate-forme Kubernetes Openshift en 2015.En 2020 est sortie OpenShift 4.4. Cette nouvelle version intègre des outils supplémentaires à des fins de statistiques et de monitoring, collectant données et rapports de diverses opérations dans le nuage. Il convient d'y ajouter un Advanced Cluster Management for Kubernetes, destiné à simplifier le déploiement et la gestion des différents groupes d'applications basées Kubernetes, ici encore via plusieurs services dans le nuage. Si on répartit quand même les charges de travail sur tous ces services 'cloud', il convient d'utiliser au minimum Red Hat pour les relier les unes aux autres, tel est le raisonnement qui prévaut.Une extension intéressante pour OpenShift, c'est en outre l'ajout des machines virtuelles. Les entreprises sont à présent en train d'installer massivement des containers, alors qu'elles utilisaient précédemment des machines virtuelles, selon Joe Fernandes, vp Products au sein de la Cloud Platforms Business Unit de Red Hat. Mais ces machines virtuelles ne vont pas disparaître d'un coup. "Nous voulions donc trouver une façon d'utiliser Kubernetes pour gérer les deux types de charges de travail", ajoute Fernandes. Avec OpenShift, il serait aussi possible de faire migrer au bout d'un certain temps une appli d'une machine virtuelle vers un container. La virtualisation sera déployée dans un premier temps sous forme de 'technology preview'.AnalytiqueDe plus, Red Hat introduit aussi des nouveautés dans l'infrastructure existante. C'est ainsi que Red Hat Insights, la plate-forme d'analytique pour la sécurité et la gestion des risques, sera désormais disponible par défaut dans chaque abonnement Red Hat Enterprise Linux supporté.La Red Hat Ansible Automation Platform, qui combine services hébergés et automatisation Ansible en vue de permettre une automatisation à grande échelle, recevra aussi de nouvelles fonctions, dont un catalogue de services d'automatisation tant pour l'infrastructure que pour les applis. Elle devrait sortir au début de l'été. La plate-forme disposerait également d'outils d'analyse supplémentaires et de meilleurs filtres.Plus tard cette année, on devrait voir encore apparaître sous forme de 'technical preview' OpenShift Pipelines, un projet de pipeline DevOps.Covid-19Il n'est pas possible actuellement d'organiser une conférence en ligne sans aborder au moins une fois la crise actuelle du corona. Celle-ci impacte quand même grandement Red Hat, comme le reconnaît Paul Cormier, mais ce n'est pas le moment pour les clients de se faire du souci. "Red Hat est bien positionnée dans cette crise. Nous souffrons quand même moins que certaines autres firmes." Il y voit évidemment une preuve des capacités de l'infrastructure Red Hat.Sa flexibilité ne peut qu'aider les clients en ces temps difficiles, selon Matt Hicks, executive vice president et director Product and Technologies chez Red Hat. "Il y a des clients qui ne peuvent trouver du matériel et qui se voient donc contraints de migrer vers le nuage", explique Hicks. "C'est d'autant plus facile si vous êtes sur notre plate-forme. Si vous vous trouvez sur une 'open hybrid cloud platform', telle Openshift, il vous est très facile de migrer pour certains services vers des centres de données et vice versa. Il est actuellement essentiel de créer vos systèmes sur une infrastructure flexible, et c'est précisément ce que nous proposons."En marge, Red Hat a aussi annoncé qu'elle diminuerait dans les prochains mois les tarifs des formations et de la certification. Les personnes en chômage partiel ou complet pourront même suivre une formation gratuite. "De plus, nous avons décidé d'étendre le cycle de vie d'une grande partie de notre portefeuille actuel", précise encore Matt Hicks. "Nous voulons éviter que les entreprises doivent s'occuper maintenant de remplacer des produits à un moment où elles ont probablement des choses plus urgentes à faire."