L'étude, réalisée par la société d'investissement londonienne MMC, a examiné entre autres le site web et les matériaux de promotion des startups et y a recherché plus précisément des preuves de matériaux et de technologies qui avaient vu le jour grâce à l'apprentissage machine par exemple. Elle n'en a pas trouvé chez quelque 40 pour cent de ces starters.

L'étude a été effectuée en collaboration avec 2.830 entreprises dans treize pays de l'UE, classées comme firmes AI. 1.580 d'entre elles ont pu vraiment démontrer qu'elles utilisaient la technologie AI. L'étude mentionne cependant que ces entreprises ne se sont pas forcément positionnées en tant que startups AI. Dans de nombreux cas, la classification était en effet l'oeuvre de tiers et n'avait pas été contestée par les startups.

En soi, ces résultats sont assez logiques. L'AI (intelligence artificielle) est une étiquette qui est collée sur beaucoup de choses, car c'est une technologie qui a le vent en poupe. Les investissements en capital risque dans l'AI ont augmenté de pas moins de 1.500 pour cent ces cinq dernières années. Ce type de startup récolte donc aussi souvent 10 à 50 pour cent d'argent en plus qu'une jeune entreprise 'ordinaire'. L'argument sous-jacent, c'est qu'il faut beaucoup plus de temps et de main d'oeuvre pour former l'intelligence artificielle à effectuer des travaux.

L'étude a déterminé par ailleurs que l'utilisation de l'intelligence artificielle croît fortement. Une startup sur douze utilise (réellement) la technologie en tant que composante de ses produits ou services, contre une sur cinquante il y a six ans. Les formes d'AI les plus populaires sont les 'chatbots', suivis de logiciels destinés à automatiser les tâches administratives, comme le traitement d'une demande d'assurance ou la détection de fraude.