Il ne faut pas se bercer d'illusions. Il y a de fortes chances que vous receviez aujourd'hui aussi des courriels. Même s'il s'agit souvent d'un moyen de communication pratique, son traitement s'avère souvent une tâche fastidieuse à laquelle nous consacrons parfois quelques heures chaque semaine.

Chez Atos, l'on déclarait début 2011 que les managers perdaient 5 à 20 heures par semaine à la poste électronique. Pour les mails internes, il convenait donc de la remplacer à terme par de meilleures alternatives, comme les médias sociaux et d'autres outils collaboratifs.

Avec une pointe d'ironie, nous avons envoyé un courriel à Atos ce vendredi sans e-mail pour demander où l'entreprise en était avec son projet de l'époque. "Notre politique de restreindre à un minimum les courriels internes reste d'actualité et fonctionne bien aujourd'hui", déclare José De Vries, Global Public Relations Manager.

"Nous avons diminué les courriels internes de 70 pour cent. L'on ne peut évidemment pas tout supprimer, mais la politique est toujours bien d'application." Et De Vries d'expliquer que le passage est lié à un changement culturel, par lequel les cinq mille managers et les sept cents cadres donnent l'exemple dans le but d'entraîner tous les collaborateurs dans leur sillage.

Mais où vont alors tous les messages internes d'autrefois? "Nous utilisons aujourd'hui une plate-forme collaborative, blueKiwi, pour communiquer entre nous. Cela a réduit également le nombre de coups de fil internes. L'on continue donc de partager et de collaborer, mais d'une autre manière." L'outil est ici combiné à des éléments tels Lync pour la communication, et Sharepoint pour la gestion des documents.

Bannir complètement l'e-mail, même en interne, n'a donc pas entièrement réussi. Mais Atos est quand même parvenue à réduire très significativement son flux de messages.