C'est sous l'appellation Proximus Accelerators que l'entreprise lance aujourd'hui sur le marché son expertise en transformation numérique. Cette décision se base sur sa connaissance interne (Proximus Enterprise & Proximus SpearIT et sur Telindus rachetée en 2005), mais aussi sur de récents rachats, qui complètent le tableau: Be-Mobile, ClearMedia, Codit, Davinsi Labs, Nbrace et Umbrio.

"Nous avons effectué récemment quelques rachats stratégiques en ICT pour offrir des réponses aux questions sur la sécurité dans le nuage et les API, dans l'intégration des données et dans d'autres domaines encore", explique la CEO ad intérim Sandrine Dufour. "Voilà pourquoi nous annonçons aujourd'hui Proximus Accelerators, un 'one-stop-shop' qui propose tout un éventail de compétences et d'expertises."

Les entreprises mêmes conserveront leurs propres canaux, mais au départ de Proximus, les clients auront un seul interlocuteur. Au niveau des SLA (Service Level Agreements), si le client veut quelque chose qui n'est pas du ressort de l'entreprise, il aura le choix parmi les (plus de 250) partenaires de Proximus. "Nous proposons volontiers une solution bout-à-bout, mais nous continuons d'accorder de l'importance à la co-création. Tel sera aussi le cas dans les environnements pour lesquels nous collaborons avec d'autres", déclare Bart Van den Meersche, Chief Enterprise Market Officer de Proximus.

Trajet de rachats stratégiques

Van den Meersche insiste sur le fait que son entreprise a, au niveau stratégique, recherché des compétences spécifiques. "Aucune des entreprises que nous avons récemment rachetées, n'était à vendre. Nous leur avons explicité nos objectifs et notre stratégie, et elles nous ont rejoints."

Ce trajet de rachats n'est pas encore terminé. "Nous continuons d'explorer le marché. Ce n'est pas que nous effectuons des rachats, parce que nous avons les fonds pour ce faire. S'il y a des acteurs intéressants, nous prenons contact avec eux, tout simplement." Pour Van den Meersche, le nombre de clients qui achètent aujourd'hui des services auprès de plusieurs filiales, oscille entre dix et cinquante pour cent.

Des ressources propres vers un écosystème

En 2016 déjà, Proximus lançait Proximus EnCo, par lequel l'opérateur ouvrait ses ressources aux clients professionnels. Proximus Accelerators en est une solide extension. "Avec EnCo, nous avons ouvert nos ressources au marché par le biais d'API, en témoigne le SMS automatique signalant l'envoi d'une commande. Il s'agit là d'un important catalyseur, mais aujourd'hui, nous allons bien au-delà de l'ouverture de nos ressources."

"Il nous faut aussi être à même de penser avec le client à la façon, dont nous pouvons mixer ces ressources dans une solution bout-à-bout, et c'est ce que nous faisons à présent. Nous devons mêler nos propres ressources avec celles de tiers, car nous n'avons pas tout en interne, afin d'obtenir une solution à proposer au client. EnCo continuera cependant d'exister et deviendra un élément de l'écosystème."

Au Benelux et parfois au-delà

Proximus focalise son initiative Accelerators surtout sur le Benelux, mais Van den Meersche insiste sur le fait que l'entreprise souhaite aider ses clients aussi au-delà: "Nous n'allons pas le proposer par défaut dans toute l'Europe, mais nous suivrons bien nos clients. Codit est aujourd'hui active dans huit pays, notamment parce qu'elle a des clients qui comptent sur ses solutions. Nous n'avons à présent pas de grand projet d'expansion, mais si le client le souhaite, nous le suivrons à l'étranger. Cela passera parfois par nous, parfois par des partenaires internationaux tels Vodafone avec qui nous collaborons depuis assez longtemps déjà."