Tout commence dès le paiement en ligne de votre indispensable demande de visa: nous vous conseillons du reste de prendre d'abord contact avec votre banque pour savoir si votre carte de crédit autorise les transactions avec le Nigeria. Ensuite, à l'aéroport de Lagos, le distributeur automatique décrépit - avec des écrans de commande semblant remonter à l'ère pré-DOS - éprouve bien du mal à 'cracher' ne serait-ce qu'un billet en naira (la monnaie locale). Mais pas de panique: 10 mètres plus loin, nous voyons quelqu'un agiter des liasses de billets de 1.000 nairas emballés sous plastique. "You can buy cash from me, my friend". Une sorte de première prise de contact avec un pays bien connu pour ses escroqueries, magouilles et autres corruptions. "Mais malgré cela, on peut faire des choses intéressantes ici", explique Frederik Tibau de Startups.be/Scale-Ups.eu, qui a organisé la mission commerciale, conjointement avec l'entreprise sociale Close the Gap. Au menu du programme bien chargé: visites de l'incubateur technologique MEST, du 'co-working hotspot' CcHub, mais aussi du concentrateur d'intelligence artificielle de... Facebook. "Facebook, Microsoft, Google et bien d'autres misent pleinement sur des initiatives africaines comme Andela et CCHub. Des investisseurs américains et chinois injectent du reste toujours davantage dans les jeunes entreprises les plus intéressantes de ce pays, ce qui stimule d'autant plus l'économie locale", précise Tibau.
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