Combien d'appareils numériques avez-vous chez vous ? Pendant que vous lisez cet article sur votre smartphone, vos enfants sont peut-être en train de discuter avec leurs copains via WhatsApp et votre partenaire participe peut-être à une conversation en ligne avec le comité de parents de l'école sur son ordinateur portable. Nous sommes pour ainsi dire connectés en permanence. Plus que jamais en cette période d'incertitude, les technologies numériques nous permettent de maintenir un lien social avec tous ceux qui comptent dans notre vie.

Cependant, des personnes mal intentionnées n'hésitent pas à profiter de ce genre de situations. En plus d'un virus humain, nous devons également de plus en plus souvent faire face à des virus informatiques. Qu'il s'agisse de cyberattaques visant à contrecarrer l'organisation d'élections, d'attaques contre des infrastructures militaires, des établissements de soins, des acteurs financiers, des entreprises de production, ou encore de tentatives de phishing sur nos ordinateurs personnels, la cybercriminalité est partout et affecte la société dans son ensemble.

Les cybercriminels utilisent les technologies les plus modernes pour nous attaquer ; nous attendons dès lors de nos autorités qu'elles puissent lutter à armes égales pour nous protéger

Heureusement, contrairement au coronavirus, il existe déjà des vaccins contre ces virus informatiques. Partout dans le monde, et donc aussi dans notre pays et notre capitale, le marché du travail compte de plus en plus de gardiens dans ce domaine, des experts de la cybersécurité : concepteurs de coffres-forts numériques, responsables de la communication et des processus chargés de la prévention et de la gestion des risques, experts en protection de la vie privée ou encore spécialistes de l'intelligence artificielle (IA). Tous ces profils sont de nouveaux profils censés nous protéger contre les braqueurs de banque d'un nouveau genre. La Commission européenne renvoie à cet égard à une étude d'(ISC)², un réseau de professionnels de la cybersécurité, qui révèle que 1,8 million de postes sont actuellement vacants à travers le monde pour ce type de profils.

Afin de garantir la sécurité à court et à long terme et d'apporter une réponse à la menace que représente la cybercriminalité, la Commission européenne et ses États membres ont légiféré et ont également annoncé la création d'un réseau de centres nationaux en cybersécurité et d'un centre européen de coordination ("Centre européen de compétences industrielles, technologiques et de recherche en matière de cybersécurité"). L'objectif est de mettre en place un programme européen commun pour l'industrie et la recherche afin de trouver des solutions. La cybersécurité est également l'une des priorités du plan de relance pour l'Europe.

En posant sa candidature, notre pays montre qu'il a saisi l'importance de ce centre européen en tant que levier potentiel sur le plan stratégique et économique. La Région bruxelloise soutient cette candidature et estime que le quartier européen, qui abrite déjà de nombreuses institutions européennes, serait un lieu d'implantation logique. En outre, tout qui a déjà parcouru l'accord de gouvernement bruxellois a pu constater que la digitalisation en était le fil conducteur. Une solide candidature, donc ?

" Practice what you preach, " est un conseil que l'on pourrait donner à toute personne souhaitant réussir un entretien d'embauche. Sans infrastructures technologiques, toutes ces belles ambitions en matière de digitalisation seront vaines. Les cybercriminels utilisent les technologies les plus modernes pour nous attaquer ; nous attendons dès lors de nos autorités qu'elles puissent lutter à armes égales pour nous protéger. C'est pourquoi les institutions européennes insistent notamment, à juste titre, sur la nécessité de déployer un véritable réseau 5G pour pouvoir être retenu.

Comme chacun le sait, les normes de rayonnement actuelles au sein de la Région bruxelloise sont des dizaines de fois plus strictes que celles prescrites par l'Organisation mondiale de la santé et trop strictes pour permettre le déploiement d'un réseau 5G. La Région bruxelloise souhaite organiser un débat public sur la 5G au cours de la période à venir. Il est à espérer que Bruxelles en profitera pour expliquer à nouveau son objectif de digitalisation, ne serait-ce que pour couper court aux théories du complot autour de la 5G.

Car au milieu de toutes les incertitudes actuelles, il y a heureusement une certitude : le digital est la nouvelle normalité. Espérons à présent que le gouvernement bruxellois trouvera rapidement le bon mot de passe d'une digitalisation réussie.

Combien d'appareils numériques avez-vous chez vous ? Pendant que vous lisez cet article sur votre smartphone, vos enfants sont peut-être en train de discuter avec leurs copains via WhatsApp et votre partenaire participe peut-être à une conversation en ligne avec le comité de parents de l'école sur son ordinateur portable. Nous sommes pour ainsi dire connectés en permanence. Plus que jamais en cette période d'incertitude, les technologies numériques nous permettent de maintenir un lien social avec tous ceux qui comptent dans notre vie. Cependant, des personnes mal intentionnées n'hésitent pas à profiter de ce genre de situations. En plus d'un virus humain, nous devons également de plus en plus souvent faire face à des virus informatiques. Qu'il s'agisse de cyberattaques visant à contrecarrer l'organisation d'élections, d'attaques contre des infrastructures militaires, des établissements de soins, des acteurs financiers, des entreprises de production, ou encore de tentatives de phishing sur nos ordinateurs personnels, la cybercriminalité est partout et affecte la société dans son ensemble.Heureusement, contrairement au coronavirus, il existe déjà des vaccins contre ces virus informatiques. Partout dans le monde, et donc aussi dans notre pays et notre capitale, le marché du travail compte de plus en plus de gardiens dans ce domaine, des experts de la cybersécurité : concepteurs de coffres-forts numériques, responsables de la communication et des processus chargés de la prévention et de la gestion des risques, experts en protection de la vie privée ou encore spécialistes de l'intelligence artificielle (IA). Tous ces profils sont de nouveaux profils censés nous protéger contre les braqueurs de banque d'un nouveau genre. La Commission européenne renvoie à cet égard à une étude d'(ISC)², un réseau de professionnels de la cybersécurité, qui révèle que 1,8 million de postes sont actuellement vacants à travers le monde pour ce type de profils.Afin de garantir la sécurité à court et à long terme et d'apporter une réponse à la menace que représente la cybercriminalité, la Commission européenne et ses États membres ont légiféré et ont également annoncé la création d'un réseau de centres nationaux en cybersécurité et d'un centre européen de coordination ("Centre européen de compétences industrielles, technologiques et de recherche en matière de cybersécurité"). L'objectif est de mettre en place un programme européen commun pour l'industrie et la recherche afin de trouver des solutions. La cybersécurité est également l'une des priorités du plan de relance pour l'Europe.En posant sa candidature, notre pays montre qu'il a saisi l'importance de ce centre européen en tant que levier potentiel sur le plan stratégique et économique. La Région bruxelloise soutient cette candidature et estime que le quartier européen, qui abrite déjà de nombreuses institutions européennes, serait un lieu d'implantation logique. En outre, tout qui a déjà parcouru l'accord de gouvernement bruxellois a pu constater que la digitalisation en était le fil conducteur. Une solide candidature, donc ? " Practice what you preach, " est un conseil que l'on pourrait donner à toute personne souhaitant réussir un entretien d'embauche. Sans infrastructures technologiques, toutes ces belles ambitions en matière de digitalisation seront vaines. Les cybercriminels utilisent les technologies les plus modernes pour nous attaquer ; nous attendons dès lors de nos autorités qu'elles puissent lutter à armes égales pour nous protéger. C'est pourquoi les institutions européennes insistent notamment, à juste titre, sur la nécessité de déployer un véritable réseau 5G pour pouvoir être retenu. Comme chacun le sait, les normes de rayonnement actuelles au sein de la Région bruxelloise sont des dizaines de fois plus strictes que celles prescrites par l'Organisation mondiale de la santé et trop strictes pour permettre le déploiement d'un réseau 5G. La Région bruxelloise souhaite organiser un débat public sur la 5G au cours de la période à venir. Il est à espérer que Bruxelles en profitera pour expliquer à nouveau son objectif de digitalisation, ne serait-ce que pour couper court aux théories du complot autour de la 5G.Car au milieu de toutes les incertitudes actuelles, il y a heureusement une certitude : le digital est la nouvelle normalité. Espérons à présent que le gouvernement bruxellois trouvera rapidement le bon mot de passe d'une digitalisation réussie.