L'Europe préfère sanctionner les géants technologiques américains plutôt que de créer des pendants européens. Il serait temps de faire fi de cette formule toute faite. Elle ne s'applique en effet plus depuis longtemps, et une approche énergique s'avère plus que nécessaire pour offrir aux nouvelles promesses technologiques locales une opportunité en vue d'égaler le succès d'Apple ou de Facebook.

Avec la commissaire européenne à la concurrence Margrethe Vestager, l'Union européenne avait acquis la réputation, selon laquelle il n'y avait qu'ici qu'il était possible de juguler l'abus de pouvoir des Google, Amazon, Apple, Facebook et autres Microsoft. Cela n'est plus vrai. Pour la première fois depuis des années, ce top cinq pourrait davantage sur son propre marché américain qu'en Europe se voir infliger de lourdes amendes, des limitations strictes, voire une scission imposée.

Il était quelque part logique que l'Europe prenne les devants. Pour les 'big tech', l'Europe s'apparente surtout à une colonie. L'Europe a été trop longtemps un marché lucratif et un paradis fiscal, où les règles étaient fixées à la mesure des 'big tech'. Et même dans ce cas, les géants technologiques éprouvaient du mal à respecter les accords. Facebook a enfreint l'importante condition de devoir conserver à part les données des utilisateurs de WhatsApp après son rachat en 2014. Elle se vit pour cela infliger une amende de 110 millions d'euros, rien de plus qu'un rappel à l'ordre, quoi. On peut dès lors comprendre que des firmes importantes telles la britannique Deepmind mettent de l'eau dans leur vin et se laissent racheter. Deepmind fait partie du top mondial en intelligence artificielle. Et c'est Google qui en récoltera dorénavant les fruits. Une approche plus rigoureuse ne nous rapportera pas un concurrent européen pour Google ou Facebook, mais des règles strictes contre l'abus de pouvoir peuvent offrir aux promesses technologiques européennes une belle opportunité dans des nouvelles niches.

L'Europe préfère sanctionner les géants technologiques américains plutôt que de créer des pendants européens. Il serait temps de faire fi de cette formule toute faite. Elle ne s'applique en effet plus depuis longtemps, et une approche énergique s'avère plus que nécessaire pour offrir aux nouvelles promesses technologiques locales une opportunité en vue d'égaler le succès d'Apple ou de Facebook.Avec la commissaire européenne à la concurrence Margrethe Vestager, l'Union européenne avait acquis la réputation, selon laquelle il n'y avait qu'ici qu'il était possible de juguler l'abus de pouvoir des Google, Amazon, Apple, Facebook et autres Microsoft. Cela n'est plus vrai. Pour la première fois depuis des années, ce top cinq pourrait davantage sur son propre marché américain qu'en Europe se voir infliger de lourdes amendes, des limitations strictes, voire une scission imposée.Il était quelque part logique que l'Europe prenne les devants. Pour les 'big tech', l'Europe s'apparente surtout à une colonie. L'Europe a été trop longtemps un marché lucratif et un paradis fiscal, où les règles étaient fixées à la mesure des 'big tech'. Et même dans ce cas, les géants technologiques éprouvaient du mal à respecter les accords. Facebook a enfreint l'importante condition de devoir conserver à part les données des utilisateurs de WhatsApp après son rachat en 2014. Elle se vit pour cela infliger une amende de 110 millions d'euros, rien de plus qu'un rappel à l'ordre, quoi. On peut dès lors comprendre que des firmes importantes telles la britannique Deepmind mettent de l'eau dans leur vin et se laissent racheter. Deepmind fait partie du top mondial en intelligence artificielle. Et c'est Google qui en récoltera dorénavant les fruits. Une approche plus rigoureuse ne nous rapportera pas un concurrent européen pour Google ou Facebook, mais des règles strictes contre l'abus de pouvoir peuvent offrir aux promesses technologiques européennes une belle opportunité dans des nouvelles niches.