Durant des années, le site de streaming a été l'objet de critiques dont vous n'avez entendu parler que par ouï-dire: images de viols, de 'revenge porn' et d'abus sur mineur(e)s. Mais ces plaintes ont trouvé un nouvel écho après la publication d'un éditorial mettant le doigt sur cette problématique dans le New York Times. Très rapidement, des partenaires spécialisés en paiement comme Mastercard et Visa se sont retirés du site, l'obligeant à affronter la réalité. Du coup, 9 des 13 millions de vidéos ont été retirées, surtout des extraits sur lesquels les 'uploaders' n'avaient pas été contrôlés.

Depuis lors, le site promet davantage de contrôle sur les vidéos postées et a annoncé sa collaboration avec des 'trusted flaggers', entendez des organisations qui peuvent être rapidement informées que des vidéos doivent être supprimées. Dans notre pays, le site est partenaire de Child Focus et de l'Institut pour l'Egalité des Femmes et des Hommes.

Un an après le début de cette collaboration, Child Focus précise n'avoir dû faire aucune notification. Mais d'ajouter que cela n'a en soi rien d'anormal. "S'il s'agit d'images concernant des enfants clairement mineurs, celles-ci sont déjà arrêtées par des algorithmes et l'IA, ce qui en bloque déjà beaucoup. Souvent, l'intervention se fait par le biais de la police, de telle sorte que les images ne restent jamais bien longtemps, explique Niels Van Paemel, conseiller politique chez Child Focus. Par ailleurs, nous ne pouvons pas faire de signalement avant que la victime ait découvert les images et nous ait contactés."

A l'Institut pour l'Egalité des Femmes et des Hommes, on précise être déjà intervenu, précisant que Pornhub réagit toujours rapidement si l'institut fait état d'images mises en ligne sans autorisation.

Mais Van Paemel précise qu'il faudrait aller plus loin. "Ils continuent à être réactifs. La catégorie 'Teens' [adolescents, NDLR] reste très proéminente et il s'agit de l'un des termes de recherche les plus populaires. Ce que nous voudrions, c'est que de telles plateformes fassent davantage d'efforts pour limiter l'exploitation sexuelle."

Cela étant, Pornhub a déjà pris certaines mesures. C'est ainsi que lorsque l'on recherche explicitement des mineurs sur le site, on voit s'afficher un avertissement très clair que l'on s'intéresse à du matériel photographique criminel avec un renvoi vers stopitnow.be. Des termes associés à l'abus sexuel ne fournissent désormais plus aucun résultat. Ce qui ne signifie évidemment pas que ces images ne circulent plus.

Bref, si Pornhub a pris certaines mesures, les critiques et les (ex-)partenaires n'en sont pas pour autant satisfaits. C'est ainsi que des affaires sont toujours en cours contre l'entreprise pour son attitude laxiste par le passé, tandis que des sociétés de cartes de crédit continuent à fuir le site. Mindgeek, la maison mère du site, a en outre fermé l'été dernier un site apparenté (X-Tube), probablement pour anticiper d'éventuelles poursuites judiciaires.

Durant des années, le site de streaming a été l'objet de critiques dont vous n'avez entendu parler que par ouï-dire: images de viols, de 'revenge porn' et d'abus sur mineur(e)s. Mais ces plaintes ont trouvé un nouvel écho après la publication d'un éditorial mettant le doigt sur cette problématique dans le New York Times. Très rapidement, des partenaires spécialisés en paiement comme Mastercard et Visa se sont retirés du site, l'obligeant à affronter la réalité. Du coup, 9 des 13 millions de vidéos ont été retirées, surtout des extraits sur lesquels les 'uploaders' n'avaient pas été contrôlés. Depuis lors, le site promet davantage de contrôle sur les vidéos postées et a annoncé sa collaboration avec des 'trusted flaggers', entendez des organisations qui peuvent être rapidement informées que des vidéos doivent être supprimées. Dans notre pays, le site est partenaire de Child Focus et de l'Institut pour l'Egalité des Femmes et des Hommes. Un an après le début de cette collaboration, Child Focus précise n'avoir dû faire aucune notification. Mais d'ajouter que cela n'a en soi rien d'anormal. "S'il s'agit d'images concernant des enfants clairement mineurs, celles-ci sont déjà arrêtées par des algorithmes et l'IA, ce qui en bloque déjà beaucoup. Souvent, l'intervention se fait par le biais de la police, de telle sorte que les images ne restent jamais bien longtemps, explique Niels Van Paemel, conseiller politique chez Child Focus. Par ailleurs, nous ne pouvons pas faire de signalement avant que la victime ait découvert les images et nous ait contactés." A l'Institut pour l'Egalité des Femmes et des Hommes, on précise être déjà intervenu, précisant que Pornhub réagit toujours rapidement si l'institut fait état d'images mises en ligne sans autorisation. Mais Van Paemel précise qu'il faudrait aller plus loin. "Ils continuent à être réactifs. La catégorie 'Teens' [adolescents, NDLR] reste très proéminente et il s'agit de l'un des termes de recherche les plus populaires. Ce que nous voudrions, c'est que de telles plateformes fassent davantage d'efforts pour limiter l'exploitation sexuelle." Cela étant, Pornhub a déjà pris certaines mesures. C'est ainsi que lorsque l'on recherche explicitement des mineurs sur le site, on voit s'afficher un avertissement très clair que l'on s'intéresse à du matériel photographique criminel avec un renvoi vers stopitnow.be. Des termes associés à l'abus sexuel ne fournissent désormais plus aucun résultat. Ce qui ne signifie évidemment pas que ces images ne circulent plus. Bref, si Pornhub a pris certaines mesures, les critiques et les (ex-)partenaires n'en sont pas pour autant satisfaits. C'est ainsi que des affaires sont toujours en cours contre l'entreprise pour son attitude laxiste par le passé, tandis que des sociétés de cartes de crédit continuent à fuir le site. Mindgeek, la maison mère du site, a en outre fermé l'été dernier un site apparenté (X-Tube), probablement pour anticiper d'éventuelles poursuites judiciaires.