l s'agit de 87 postes d'ouvrier et 34 d'employé, sur un total de 534 travailleurs. "C'est un coup dur pour l'usine mais ce n'est pas totalement une surprise", réagit le responsable syndical Serge Seret (BBTK), en soulignant que l'ancienne direction de Philips avait décidé de ne pas confier à l'usine flamande la nouvelle technologie led. "On fabrique ici de l'éclairage conventionnel (...) mais la demande baisse d'année en année."

Le personnel est bien conscient de cette tendance et se montre plutôt résigné, poursuit Serge Seret. Malgré l'annonce des licenciements, les travailleurs ont aussitôt repris le travail.

"Le monde est actuellement engagé dans une transition forte de l'éclairage conventionnel vers un éclairage plus efficient d'un point de vue énergétique, deux secteurs dans lesquels Signify est leader mondial. Mais la part de marché de l'éclairage conventionnel baisse chaque année de 20%", situe pour sa part un porte-parole de l'entreprise.

Signify à Turnhout est leader sur le marché de l'éclairage conventionnel et souffre dès lors de la situation, ce qui l'oblige à s'adapter à l'évolution du marché, poursuit le porte-parole, qui assure que la direction fera de son mieux, comme par le passé, pour accompagner les travailleurs licenciés vers un autre emploi au sein du groupe ou en dehors.

L'entreprise promet en outre de tout faire pour assurer la pérennité du site de Turnhout, ce qui passe par une réduction de ses frais fixes, argumente-t-elle encore.

L'annonce de la direction déclenche la procédure Renault prévue pour les licenciements collectifs. Les syndicats entendent réduire tant que faire se peut le nombre de pertes d'emploi. Ils veulent également de la clarté pour les travailleurs qui resteront, afin qu'ils puissent continuer à travailler dans une certaine sérénité.