'Heureusement, nous nous étions préparés', explique Patrik Vandewalle, fondateur et CEO de l'entreprise belge d'IT-nearshoring Skelia opérationnelle aussi en Ukraine depuis 2008. Skelia dispose actuellement de quelque 300 collaborateurs en Ukraine et propose des services IT dans 14 pays. 'Ces services ne sont à coup sûr pas menacés', ajoute Vandewalle. 'Nous possédons de solides plans de 'business continuity', et tous nos collaborateurs sont pour l'instant en sécurité', insiste-t-il.

Comme beaucoup d'entreprises IT, Skelia a adopté ces dernières années une approche décentralisée. Tout y tourne par exemple depuis des années déjà dans le nuage, et des connexions par satellite sont aussi prévues. Mais ces derniers mois, l'entreprise a solidement intensifié ses plans de 'business continuity'. 'Nous avons évidemment suivi de très près la situation politique et avons par conséquent pris les mesures préparatoires requises. Heureusement, car cela nous garantit à présent la flexibilité dont nous avons besoin. Et ce, même si le scénario du pire est quand même arrivé plus tôt que ce que tout le monde attendait en Ukraine.'

Important nearshoring pour l'Europe

Avec ses 100.000 informaticiens, l'Ukraine est l'une des têtes de pont en Europe: principalement en nearshoring. 300 personnes travaillent chez Skelia, principalement dans la ville de Lviv. Les bâtiments sont situés à une heure de route de la frontière polonaise. 'Les sirènes se sont évidemment fait entendre cette nuit à Lviv, mais c'était pour annoncer l'état de guerre. Il n'y a assurément pas eu de danger important. Tout est très calme ici', explique Vandewalle. Il y a bien eu une explosion dans un aéroport militaire à une cinquantaine de kilomètres de la ville. 'Nous nous focalisons évidemment dans un premier temps sur la sécurité de notre personnel. Nous savons où chacun se trouve, et chaque collaborateur peut aussi continuer de travailler sur différents sites. Nous disposons d'une cellule de crise qui coordonne le tout.'

'Il y a une grande solidarité'

Skelia prévoit un support humanitaire là où ce sera nécessaire et s'occupera aussi d'accueillir des gens à Lviv, voire en Pologne le cas échéant. 'Nous recevons en outre beaucoup de soutien, tant moral, physique que logistique, de la part de nos clients: c'est vraiment réconfortant. Il y a également une très grande solidarité dans le secteur et entre les citoyens', affirme Vandewalle. 'Tout le monde est prêt à venir en aide aux autres. Certaines personnes veulent même consacrer une partie de leur salaire pour pouvoir aider des tiers. C'est typique de l'Ukraine: pour moi, c'est difficile à imaginer dans d'autres pays', ajoute-t-il. Le CEO signale encore qu'il y a pour l'instant une énorme quantité de fausses nouvelles qui circulent dans le pays, 'même si cela fait des années déjà que les habitants y sont habitués'.

'Heureusement, nous nous étions préparés', explique Patrik Vandewalle, fondateur et CEO de l'entreprise belge d'IT-nearshoring Skelia opérationnelle aussi en Ukraine depuis 2008. Skelia dispose actuellement de quelque 300 collaborateurs en Ukraine et propose des services IT dans 14 pays. 'Ces services ne sont à coup sûr pas menacés', ajoute Vandewalle. 'Nous possédons de solides plans de 'business continuity', et tous nos collaborateurs sont pour l'instant en sécurité', insiste-t-il.Comme beaucoup d'entreprises IT, Skelia a adopté ces dernières années une approche décentralisée. Tout y tourne par exemple depuis des années déjà dans le nuage, et des connexions par satellite sont aussi prévues. Mais ces derniers mois, l'entreprise a solidement intensifié ses plans de 'business continuity'. 'Nous avons évidemment suivi de très près la situation politique et avons par conséquent pris les mesures préparatoires requises. Heureusement, car cela nous garantit à présent la flexibilité dont nous avons besoin. Et ce, même si le scénario du pire est quand même arrivé plus tôt que ce que tout le monde attendait en Ukraine.'Avec ses 100.000 informaticiens, l'Ukraine est l'une des têtes de pont en Europe: principalement en nearshoring. 300 personnes travaillent chez Skelia, principalement dans la ville de Lviv. Les bâtiments sont situés à une heure de route de la frontière polonaise. 'Les sirènes se sont évidemment fait entendre cette nuit à Lviv, mais c'était pour annoncer l'état de guerre. Il n'y a assurément pas eu de danger important. Tout est très calme ici', explique Vandewalle. Il y a bien eu une explosion dans un aéroport militaire à une cinquantaine de kilomètres de la ville. 'Nous nous focalisons évidemment dans un premier temps sur la sécurité de notre personnel. Nous savons où chacun se trouve, et chaque collaborateur peut aussi continuer de travailler sur différents sites. Nous disposons d'une cellule de crise qui coordonne le tout.'Skelia prévoit un support humanitaire là où ce sera nécessaire et s'occupera aussi d'accueillir des gens à Lviv, voire en Pologne le cas échéant. 'Nous recevons en outre beaucoup de soutien, tant moral, physique que logistique, de la part de nos clients: c'est vraiment réconfortant. Il y a également une très grande solidarité dans le secteur et entre les citoyens', affirme Vandewalle. 'Tout le monde est prêt à venir en aide aux autres. Certaines personnes veulent même consacrer une partie de leur salaire pour pouvoir aider des tiers. C'est typique de l'Ukraine: pour moi, c'est difficile à imaginer dans d'autres pays', ajoute-t-il. Le CEO signale encore qu'il y a pour l'instant une énorme quantité de fausses nouvelles qui circulent dans le pays, 'même si cela fait des années déjà que les habitants y sont habitués'.