Dans un message posté sur son blog, Palantir signale qu'elle est un 'Proud Day 1 Member' de Gaia-X depuis novembre de cette année. Gaia-X est le projet 'cloud', par lequel plusieurs acteurs allemands et français unissent leurs forces et leurs technologies pour offrir une réponse au mastodonte américain constitué d'entreprises telles AWS, Azure et Google. Gaia-X se focalisera tout particulièrement sur le respect de la vie privée et la souveraineté des données à l'égard des Etats-Unis notamment.

Américaine et avant tout non-respectueuse de la vie privée

Le fait que Palantir se profile comme membre, est très étonnant. C'est que l'entreprise est spécialisée dans le datamining (extraction de données), principalement pour les services publics américains. Ce faisant, elle interprète des données d'espionnage et trace les immigrants aux Etats-Unis. Des pratiques, où la confidentialité des personnes est accessoire.

Ce qui n'est pas fait pour améliorer sa réputation, c'est que l'entreprise a été créée en son temps (2004) avec le soutien de la CIA. Ces 15 dernières années, la croissance de Palantir est due surtout à la conclusion de contrats publics aux Etats-Unis portant sur une surveillance approfondie.

L'entreprise est dirigée par le CEO Alex Karp. Il la fonda conjointement avec Peter Thiel, qui fut ces dernières années conseiller de Donald Trump. L'entreprise appliquerait une politique à caractère raciste de son personnel, surtout à l'égard des Asiatiques.

Composante ou option?

En résumé, Palantir apparaît comme une entreprise à éviter dans un projet 'cloud' qui insiste précisément sur le respect de la vie privée et sur l'indépendance vis-à-vis de la technologie américaine. Mais en réalité, les choses semblent plus nuancées qu'il n'y paraît. Ici, nous utilisons sciemment 'semblent', car Gaia-X reste actuellement un projet encore en cours de développement.

Il nous faut ainsi apporter la nuance, selon laquelle Palantir, pour autant qu'on puisse le voir, n'est nulle part mentionnée sur Data-infrastructure.eu, le site web de Gaia-X. Sur ce site, on peut par ailleurs lire que le projet est ouvert à tous les acteurs, donc aussi aux américains, 'pour autant qu'ils partagent les mêmes valeurs et ambitions que celles de Gaia-X sur le plan de la souveraineté des données et de leur disponibilité' et satisfont aux règles générales de la plate-forme 'cloud'.

Si on examine en détail le message posté sur le blog de Palantir même, on constate aussi l'absence du fait que cette dernière soit profondément impliquée dans la structure de Gaia-X. On y lit surtout que Palantir offre des solutions d'harmonisation des données, afin de cartographier les flux de données et de régler des choses comme le 'release management'.

Et de signaler le besoin de Gaia-X d'être rapidement fiable, en laissant de côté le fait que l'entreprise a aussi des activités en Europe. 'Notre objectif n'est pas de perturber les entreprises européennes, mais de les accompagner dans leur trajet de transformation numérique.'

Ce descriptif léché, qui prend bien soin de ne pas aborder les pratiques douteuses de Palantir, laisse surtout supposer que cette dernière entend proposer ses services au sein de Gaia-X, ce qui signifie qu'elle est aussi 'membre' de l'organisation.

Mais pour autant qu'on le sache, cela correspond plus ou moins à un développeur ayant une appli dans Google Play ou dans l'App Store. Sa technologie sera proposée en vue de travailler avec Gaia-X, ce qui ne signifie pas d'être impliquée dans sa mise en oeuvre.

Data News a demandé à Gaia-X davantage d'explications à propos du rôle de Palantir. Si nous obtenons ces renseignements, nous compléterons par la suite le présent article.

Dans un message posté sur son blog, Palantir signale qu'elle est un 'Proud Day 1 Member' de Gaia-X depuis novembre de cette année. Gaia-X est le projet 'cloud', par lequel plusieurs acteurs allemands et français unissent leurs forces et leurs technologies pour offrir une réponse au mastodonte américain constitué d'entreprises telles AWS, Azure et Google. Gaia-X se focalisera tout particulièrement sur le respect de la vie privée et la souveraineté des données à l'égard des Etats-Unis notamment.Américaine et avant tout non-respectueuse de la vie privéeLe fait que Palantir se profile comme membre, est très étonnant. C'est que l'entreprise est spécialisée dans le datamining (extraction de données), principalement pour les services publics américains. Ce faisant, elle interprète des données d'espionnage et trace les immigrants aux Etats-Unis. Des pratiques, où la confidentialité des personnes est accessoire.Ce qui n'est pas fait pour améliorer sa réputation, c'est que l'entreprise a été créée en son temps (2004) avec le soutien de la CIA. Ces 15 dernières années, la croissance de Palantir est due surtout à la conclusion de contrats publics aux Etats-Unis portant sur une surveillance approfondie.L'entreprise est dirigée par le CEO Alex Karp. Il la fonda conjointement avec Peter Thiel, qui fut ces dernières années conseiller de Donald Trump. L'entreprise appliquerait une politique à caractère raciste de son personnel, surtout à l'égard des Asiatiques.Composante ou option?En résumé, Palantir apparaît comme une entreprise à éviter dans un projet 'cloud' qui insiste précisément sur le respect de la vie privée et sur l'indépendance vis-à-vis de la technologie américaine. Mais en réalité, les choses semblent plus nuancées qu'il n'y paraît. Ici, nous utilisons sciemment 'semblent', car Gaia-X reste actuellement un projet encore en cours de développement.Il nous faut ainsi apporter la nuance, selon laquelle Palantir, pour autant qu'on puisse le voir, n'est nulle part mentionnée sur Data-infrastructure.eu, le site web de Gaia-X. Sur ce site, on peut par ailleurs lire que le projet est ouvert à tous les acteurs, donc aussi aux américains, 'pour autant qu'ils partagent les mêmes valeurs et ambitions que celles de Gaia-X sur le plan de la souveraineté des données et de leur disponibilité' et satisfont aux règles générales de la plate-forme 'cloud'.Si on examine en détail le message posté sur le blog de Palantir même, on constate aussi l'absence du fait que cette dernière soit profondément impliquée dans la structure de Gaia-X. On y lit surtout que Palantir offre des solutions d'harmonisation des données, afin de cartographier les flux de données et de régler des choses comme le 'release management'.Et de signaler le besoin de Gaia-X d'être rapidement fiable, en laissant de côté le fait que l'entreprise a aussi des activités en Europe. 'Notre objectif n'est pas de perturber les entreprises européennes, mais de les accompagner dans leur trajet de transformation numérique.'Ce descriptif léché, qui prend bien soin de ne pas aborder les pratiques douteuses de Palantir, laisse surtout supposer que cette dernière entend proposer ses services au sein de Gaia-X, ce qui signifie qu'elle est aussi 'membre' de l'organisation.Mais pour autant qu'on le sache, cela correspond plus ou moins à un développeur ayant une appli dans Google Play ou dans l'App Store. Sa technologie sera proposée en vue de travailler avec Gaia-X, ce qui ne signifie pas d'être impliquée dans sa mise en oeuvre.Data News a demandé à Gaia-X davantage d'explications à propos du rôle de Palantir. Si nous obtenons ces renseignements, nous compléterons par la suite le présent article.